‹ Exposé des titres de M. Adolphe Richard candidat à la Chaire de pathologie chirurgicale vacante à la Faculté par le passage de M. Broca à la chaire de clinique chirurgicaleChapitre 7 sur 10 · Essai sur la nature de la cataracte capsulaire · texte numérisé non relu

Essai sur la nature de la cataracte capsulaire

en commun avec M. Robin.

(Gazette hebdomadaire, 1855.)

Ma thèse sur les espèces de cataractes ne pouvait etre qu une discussion. C’était au moment où, dans l’esprit des praticiens,

les formes les plus vulgaires de la cataracte étaient absolument défigurées 5 on croyait dures des cataractes ou le tissu est ramolli, on appelait capsulo-lenticulaires des opacités où la cristalloïde ne prenait aucune part. Ce fut ce dernier point qui m’occupa presque exclusivement, et les années qui ont suivi ont prouvé que je m’étais attaqué à la question capitale de la cataracte. Prenant pour épigraphe les paroles de Malgaigne : « Examinez une » capsule cristalline chez tel cataracté que vous voudrez, lavez-la » avec précaution : vous la trouverez toujours aussi transparente » que Dieu l’a faite », j’arrivai à nier résolument toute opacité siégeant vraiment dans le tissu même de la capsule. — Comme atténuation de ce qu’une pareille opinion avait d’absolu, j’eus l’honneur de publier le résultat des-observations micrographiques de M. Ch. Robin sur plusieurs cataractes capsulaires que j’avais opérées. Depuis lors, la solution a paru plutôt reculer, — et en Allemagne, on nie que la capsule même soit jamais opaque.

ïh. Cinérison d’une fistule uréthro-pénienne h l'aide «lu procédé de II. Nélaton.

(Gazette des hôpitaux, 1854.)

Les fistules situées dans la portion libre de l’urèthre, entre les oui ses et e gland, offrent pour leur guérison des difficultés presque insurmontables et ont motivé, de la part de quelques chmurgiens,certains expédients opératoires très-risqués, dont la

fee^n T iw Pr ° POrti ° n aVeC leS “énients de l’af- Lamethode préconisée par M. Nélaton est simple et inno-

cente : comme elle n’avait jamais été décrite avec clarté, j’ai cru rendre service, en la faisant connaître dans ses détails, à l’occasion d’un malade que j’opérai. — On peut désigner cette méthode par le nom de dédoublement sous-cutané , et, ce qu’elle offre de plus important, c’est son application à d’autres régions où la fistule est plus grave et moins accessible. Aussi la méthode du dédoublement a-t-elle constitué un des sérieux progrès de l’autoplastie contemporaine.

15. Description des procédés autoplastiques employés par II. Mélaton pour la restauration de l’épispadias. Application de ces procédés à un cas d’exstrophie de la vessie.

(Gazette hebdomadaire, 1854.)

L’autoplastie par superposition de plusieurs plans cruentés a trouvé son application la plus brillante dans les opérations d’épispadias, dont M. Nélaton me pria de faire connaître les détails et les résultats. Dans sa seconde opération, il eut l’idée de retenir, de couvrir et de brider, pour ainsi dire, le canal nouveau par un lambeau scrotal formant une sorte d’anneau par lequel il fait passer la verge. Ainsi d’abord il avait posé les principes suivants : adosser de larges surfaces, doubler les lambeaux pour empêcher la cicatrisation à l’air libre de leurs faces sanglantes; interposer des téguments entre ce lambeau et la plaie d où celui-ci est détaché. Puis le chirurgien va plus loin : il introduit un élément nouveau d’autoplastie, larges ponts mobiles qu on déplace sans les forcer, les tirailler, les plier, les tordre ; vastes

sutures vivantes qui ne peuvent se rompre et font de la greffe anaplastique une chose obligée.

Tous ces moyens de réunion ainsi accumulés me donnaient l’espoir de pouvoir guérir une exstrophie de vessie comme M Nélaton avait guéri des épispadias. L’exstrophie de vessie n’est que l’épispadias porté à sa dernière limite, et la surface vésicale devait être couverte par le lambeau scrotal, comme la gouttière épispadiaque. — L’insuccès qui termina au huitième jour cette tentative me parut dépendre du grand affaiblissement du malade : les lambeaux étaient agglutinés. Je conserve l’opinion que, si une pareille infirmité peut jamais être guérie ou palliée par la chirurgie, c’est à l’aide de l’opération de M. Nélaton et de la mienne qu’on y sera conduit.

16. De l’opération de la fistule à l’anus par l’extirpation «lu trajet.

(Bulletin général de thérapeutique, 1 854.)

Cette note ne cherche pas à préconiser l’extirpation du trajet comme méthode générale pour l’opération de la fistule à l’anus, mais au contraire à préciser les cas, qui sont les plus simples, où 1 excision de toute la fistule est préférable à l’incision. C’est une pratique qu’on retrouve, du reste, aux diverses époques de la chirurgie. Son avantage principal est d’exempter le malade de l’usage de la mèche et de pouvoir l’abandonner à des pansements simples qu’il peut pratiquer lui-même.

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