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NOS constatations sur la biologie de la plaie de guerre que nous avons commencées dès 1915 n’ont pas été indifférentes à l’extension rapide de la technique du parage de la plaie de guerre. J’avais à cette époque montré à Carrel que l’acte chirurgical primait l’acte antiseptique. Le Gaudier, à Montdidier, orienté vers les mêmes idées, fut pour nous le collaborateur chirurgical actif et convaincu. Nous avons pu en étroite union faire œuvre utile et le couronnement de notre œuvre fut l’honneur que nous fit le P' Delbet quand il nous demanda, sans ne connaître que nos Travaux, de l’aider dans la mise au point de la Biologie de la plaie de guerre. Les recherches internationales qui suivirent démontrèrent que nous étions dans le droit chemin et nous avons été heureux de voir le médecin inspecteur général Mignon écrire dans Le service de santé pendant la guerre i9ii~ 49i8 (Masson, 1927, t. IV, p. 547) en parlant de notre livre sur la Biologie de la plaie de guerre : « C’est un des plus beaux monuments scientifiques élevé pendant la guerre à l’association chirurgico-bactériologique. L’élégance du style, la luminosité de la pensée, la profondeur des idées attachent à la lecture de l’ouvrage et montrent ce que des recherches ordonnées ont pu offrir d’attrait à des esprits en quête de vérité scientifique. »