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MALADIES DU FOIE

1. - ÉTUDES SUR LES ICTÈRES Classification pathogenique et clinique des ictères de l’adulte (761.

Après avoir fixé les bases d’une classification nouvelle des ictères de l'adulte

dans les urines constituait un signe de présomption particuliérement précieux pour le diagnostic.

Depuis nos recherches premières, certains auteurs ont pu contester la valeur de la spirochéturie dans la spirochétose ictéro-hémorragique. L’étude suivie

de faits cliniques allant depuis l’épidémie de Lorient jusqu’aux faits isolés de la Somme : leur évolution clinique est des plus variables allant depuis Tictère infectieux, jusqu’à l’embarras gastrique ou la fièvre de nature indéterminée sans ictère. Ces malades présentent une spirochéturie constante, mais si ce spirochète se rapproche morphologiquement du spirochète ictéro-hémorragique, il se distingue en ce qu’il n’est pas pathogène pour le cobaye; le sérum des malades ne contient ni immunisines, ni agglutinines, contre le spirochète japonais. Provisoirement, nous avons proposé de classer ce parasite sous le nom de spirochœte Pettüi du nom de l’auteur qui le mit en évidence dans l’épidémie de Lorient.

Avant de classer ces faits, il fallait être certain que ces spirochètes des urines n’étaient pas des éléments de souillure venant du méat ou du gland. Nous avons cherché des spirochètes dans le méat et les urines des sujets sains et atteints de maladies non spirochétosiques.

Quand on recueille chez l’homme des urines de milieu de miction après avoir lavé le méat, on n’observe jamais de spirochétose de souillure. Chez la femme, il faut des urines recueillies par cathétérisme. Ces conclusions ont été confirmées ultérieurement par Noguchi.

est négatif. Mais ce n’est pas tout,il se peut que la fixation du complément sur l’antigène foie se produise par le seul fait de l’insuffisance hépatique. Nous avons yu deux fois une réaction de Wassermann négative au cours d’une cirrhose devenir positive sous l'efTet de l’insuffisance hépatique terminale.

Reste l’argument thérapeutique. Les résultats obtenus avec le traitement cyanuré devait faire penser à l’intervention possible de la syphilis dans le déterminisme de la cirrhose.

Nous ne nions pas l’existence de cirrhose syphilitique, mais nous nous inscrivons contre la valeur de l’argument thérapeutique pour prouver la nature syphilitique sinon de la cirrhose, du moins de l’ascite et à l’appui de cette manière de voir nous apportons plusieurs arguments :

1* Les médicaments antisyphüitiques ne sont pas interchangeables. — Dans les cirrhoses, le cyanure de mercure est le seul médicament actif, l’iodure de potassium est bien moins efficace, les sels de bismuth parfois efficaces, parfois inefficaces,

premier est que : chez les alcooliques nerveux ou gastriques, ou latents, )roportion gardée, la tuberculose est bien moins fréquente que chez les jues atteints des différentes formes de dégénérescence hépatique, deuxième est que ; le terrain hépatique en insuffisance hépatique, comme

observe des signes de dystonie gastrique et de stase colique. La vésicule est douloureuse^ parfois émergente. Le tubage ramène une bile très épaisse et fortement colorée. Il existe en même temps des petits signes d’insuffisance hépatique sur lesquels nous insistons.

Ces phénomènes évoluent d’une façon paroxystique. A certains moments peuvent apparaître une migraine biliaire. Ces migraines ne sont pas toujours rapidement et constamment influencées par le traitement de la stagnation.

Comme complications, nous signalons les cholécystites, la lithiase biliaire et les coliques hépatiques sans lithiase constituée. Nous terminons cette étude par les indications thérapeutiques : tubage, médication, régime.

Un cas de gros foie polykystique (391).

Exposé d’une observation de gros foie polykystique, avec éosinophilie à 4,7 p. 100 et réaction de Casoni positive, pris pour un kyste hydatique. Ce cas fut opéré et le diagnostic fut évident au simple examen. Ce gros foie polykystique ne s’accompagnait d’aucun signe de lésion rénale, ni albuminurie, ni azotémie et l’exploration fonctionnelle du foie montra des fonctions biliaire et chromagogue normales, une atteinte de la fonction glycopexique et plus marquée de la fonction azotée. Les prélèvements biopsiques ont confirmé nettement la nature adénomateuse kystique de cette lésion qui se forme aux dépens des canalicules biliaires.

Au point de vue clinique nous en déduisons qu’il ne faut pas pour le diagnostic s’appuyer sur les signes rénaux associés, ces signes peuvent manquer, la maladie polykystique peut atteindre seulement le foie, de même l’éosinophilie et la réaction

signe différentiel qui nous paraît le plus fidèle est dans le cas de maladie polykystique la constatation de plusieurs kystes accessibles à la pulpation, tandis que dans le kyste hydatique, il n’existe le plus souvent qu’un seul kyste.

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