PHYSIOLOGIE VASCULAIRE
Action de; diverses substances sur les vaisseaux d’un membre isolé. — Soc. de Biol., 3 nov. 1923, t. LXXXIX, p, 890.
Physiologie des vaisseaux libérés de leurs connexions centrales, nerveuses et cardiaques. — J. de Phys, el Palhol. générale, avril 1924.
Dans ces travaux nous avons montré que les agents physiques comme le chaud, le froid, les agents chimiques pouvaient agir sur les vaisseaux isolés de deux fagons différentes.
Les uns agissent sur l’élément musculaire, lui-même — chloral, alcool, ésérine, e»u chloroformée — les autres agissent sur la cellule nerveuse ou les terminaiions nerveuses intra-artérielles. Ce sont : l’adrénaline, l’extrait hypophysaire, le sulfate de vératrine, le nitrite de soude.
Il est intéressant de noter que l’action in vitro sur les vaisseaux se manifeste toujours dans le sens d’une vaso-constriction malgré que plusieurs des substances ainsi étudiées aient in vivo une action vaso-dilatatrice.
Ainsi est démontré ce fait de pharmacodynamie générale : une substance hypertensive peut agir soit par action sur les éléments nerveux du muscle artériel, soit par action sur la cellule musculaire.
L’snesthésie des vaso-moteurs. — En collab. avec M. Dublineau. S. de Biol., 22 nov. 1930.
Nous avons vu avec M. Dublineau que les réflexes vaso-moteurs n’étaient que peu touchés par les anesthésiques à dose chirurgicale — si bien que chez l’animal anesthésié par l’éther, le chloroforme, le somifène,le chloralose, le chlorure d’éthyle, sa sensibilité vaso-motrice n’était que peu modifiée. Cependant quand on excite le sciatique, l’animal au lieu de réagir par la seule hypertension — réagissait d’abord par une poussée hypertensive suivie d’hypotension. Quand on dépasse la phase chirurgicale de l’anesthésie, alors la poussée hypertensive s’atténue progressivement, la poussée hypotensive s’allonge. Dans la phase prémortelle, elle disparaît à peu près complètement. Ce fait apporte ainsi une contribution à l’étude du choc chirurgical et montre l’importance d’une anesthésie locale supplémentaire chez les sujets soumis à l’anesthésie générale quand on sectionne un gros tronc nerveux (Crile, Cunéo),