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MALADIES INFECTIEUSES DES PAYS CHAUDS

Le traitement des formes pernicieuses de paludisme par ies injections intraveineuses de duinine. — En collab. avec M. Griffin. Bull, et Mém. de la Soc. méd. des hôpitaux de Paris, séance du 22 déc. 1916.

Le traitement du paludisme par les injections intraveineuses de quinine n’était pas nouveau, puisqu’il avait été préconisé par Baccelli en 1890. Pourtant, il n’était pas encore entré dans la pratique.

Sur les conseils de M. Carnot, nous avons pratiqué, dans certains cas de paludisme pernicieux, des injections intraveineuses de quinine.

La nature de l’agent infectant, plasmodium cwax ou jalciparum, ne nous a pas semblé avoir d’importance. Nous avons eu les mêmes résultats avec l’agent de la tierce dite bénigne et avec celui de la fièvre tropicale.

Au point de vue clinique, nous avons employé cette méthode dans les formes suivantes :

Typhose paludéenne...

Formes hyperthermiqu

Nous avons eu deux insuccès, l’un et l’autre chez des malades diarrhéiques et profondément cachectiques.

Les dix autres malades ont survécu et guéri de leurs accidents pernicieux, les médecins qui nous avaient appelé et avaient déjà une bonne connaissance C’est en désespoir de cause qu’ils nous demandaient de faire des injections intra-

transitoire, des troubles cardiaques, de l’hypotension artérielle, de l’asthénie dépen- ■ dant peut-être d’un trouble des capsules surrénales. L’hémoculture en milieux aérobie et anaérobie fut toujours négative.

Au début de la maladie, l’état général est d’apparence grave (aspect typhique, hyperthermie, signes méningés) ; rapidement il s’améliore, la période pyrétique ne dure que six à onze jours. Tous nos malades ont guéri sans aucune complication viscérale sans aucune séquelle nerveuse. Une rechute légère, sans gravité, peut se montrer au bout de quelques jours ; nous l’avons constatée dans trois cas. Le pronostic paraît être bénin ; il convient de remarquer toutefois que chez notre premier malade les troubles cardiaques d’origine bulbaire ou myocarditique étaient sérieux et auraient pu se terminer par une syncope mortelle.

Le diagnostic de cette affection a été difficile chez nos deux premiers malades, mais, chez les deux derniers sujets, nous avons pu le faire avec exactitude, grâce à la connaissance des cas précédents.

Deux de nos malades furent envoyés à l’hôpital avec le diagnostic de méningite cérébro-spinale. En effet, le mode de début de la maladie rappelle celui de la méningite cérébro-spinale. Seule la ponction lombaire permit, par l’analyse, du liquide céphalo-rachidien, de constater l’absence du méningocoque et de tout autre microbe visible dans nos cas. La ponction lombaire, les antécédents personnels, l’évolution clinique feront éliminer les méningites tuberculeuses et syphilitiques. Les étais méningés indéterminés, signalés par M.Widal, ne s’accompa-

Si Ton prend en considération les symptômes du début, tels que la céphalée, les troubles digestifs, la fièvre, l’asthénie, on peut songer à une fièvre typhoïde, à une infection paratyphique, â une intoxication alimentaire, mais l’ensemencement du sang et les réactions humorales permettent d’éliminer ces diagnostics.

Nous avions songé, chez nos premiers malades, à la possibilité d’une intoxication par les champignons avec ictère secondaire ; aucun d’entre eux n’avait ingéré de champignons, et, d’ailleurs, la symptomatologie de cette intoxication est différente.

A la période d’ètat, quand coexistent les symptômes méningés et l’ictère, le diagnostic s’impose, et, comme nous le disions, nous avons pu le faire avec certitude dans nos deux derniers cas.

Il nous faut maintenant envisager la place nosographique de l’affection que nous avons observée chez ces quatre sujets.

Il ne s’agit certes pas de la méningite cérébro-spinale à méningocoques.

Existe-t-il un rapport entre nos cas et les cas de maladie de Heine-Medin ? Nous ne le pensons pas. Chez aucun de nos sujets, nous n’avons observé de symtômes traduisant une réaction nette du névraxe, aucune paralysie ni médullaire, ni bulbo-ponto-pédonculaire. De plus, dans aucune des épidémies de maladie

de Heine-Medin, l’ictère n’a été signalé, à notre connaissance, alors que chez ,nos sujets il est au premier plan.

Nos cas ont peut-être des rapports avec les faits intéressants de méningite bénigne signalés au même moment par MM. Laubry et Foy, Laubry et Parvu, Rist et Rolland.

Il nous semble que les cas que nous avons observés appartiennent à une maladie infectieuse spéciale dont l’agent n’est pas connu. Cette infection qui paraît être une septicémie peut léser le cœur, les reins, les capsules surrénales, mais elle paraît déterminer avec élection des troubles du foie et des méninges, troubles en apparence graves, qui, cependant, guérissent complètement.

Au point de vue étiologique, nous n’avons trouvé aucun fait important à mentionner. Nos quatre malades avaient leur domicile dans leXIIR et le XIV® arrondissements de Paris ou la banlieue avoisinante, mais leurs habitations étaient éloignées les unes des autres.

La maladie, ou du moins la forme clinique spéciale que nous avons observée chez eux avec une unité symptomatique remarquable, nous paraît mériter d’être isolée et d’avoir une place en nosographie.

Postérieurement à cette publication, divers auteurs, MM. Laubry et Parvu, MM. Widal, Lemierre, Cotoni et Kindberg, MM. Noël Fiessinger et Sourdel, M. Sourdel, M. de Massary, MM. Clarac et Bricout en ont donné un certain nombre d’observations qui ont contribué à individualiser ce syndrome.

d’aortite chronique chez les tabétiques, chez les paralytiques généraux tabétiques, chez les paralytiques généraux non tabétique

Dans diverses publications, nous avons étudié le curieux syndrome décrit pour la première fois par Variot en 1898, puis étudié par Gastou et Emery en 1906.

ment de son sang, qui est resté stérile ; puis pratiqué, avec résultat négatif, l’inoculation de 10 cm* de sang dans le péritoine de deux cobayes.

D’autre part, nous avons réalisé, le 2 mars, l’ablation du nodule érythémateux apparu l’avant-veille au bras, afin d’en faire l’examen histologique et bactériologique.

Les altérations histologiques consistent essentiellement en des lésions inflammatoires aiguës, de type banal, sans aucune formation nodulaire, sans cellules épithélioïdes ni géantes.

fragilité globulaire. — En collab. avec M, Rénon. B. el M. de la Soc. méd.

des hôpitaux, séance du 26 juillet 1912.

Sous l’influence vraisemblable d’une intoxication professionnelle (Benzol), une malade présenta tous les signes d’une anémie pernicieuse avec hypoglobulie (jusqu’à 1480000 globules rouges) et leucopénie, accompagnée d’une grosse réaction mégalo et normoblastique, hémolysines dans le sérum et hyporésistance globulaire (H> = 64).

Puis, sous l’influence du repos et d’une médication particulièrement active, son état se modifie. La malade, d’hypoglobulique devient hyperglobulique, d’anémique devient congestive, et pourtant la résistance globulaire reste très diminuée, si bien que l’on assiste à ce paradoxe hématoclinique : hyperglobulie avec hyporésistance globulaire.

Dans ce syndrome, l’hyporésistance globulaire semble être le phénomène initial, la polyglobulie en être la conséquence, et on peut se demander si, de mime qu’il existe des anémies par fragiliié globulaire, il n’exisle pas des polyglohulies par fragiliié globulaire.

GASTROLOGIE

L’ulcère gastrique; hépatite et néphrite latentes. — En collab. avec MM.Le Noir et Jacquelin. Soc. méd. des hôp., séance du 12 nov. 1920.

Étude de la glycémie dans l’nlcète et le cancer gastriaues.— En collab. avec

MM, Le Noir et de Fosse y (ATF' Congrès français de méd.de Strasbourg). Étnde de la glycémie dans l’nlcère et le cancer gastriques. — En collab. avec

MM. Le Noir et de Fossey. Ann. des mal. de l’app. digestif, déc. 1921.

Jusqu’à nos recherches, on considérait que l’ulcère de l’estomac était une affection locale.

Au contraire, nous avons constaté toute une série de manifestations hépatiques et rénales secondaires à cet ulcère, et qui ne semblaient pas avoir attiré jusqu’à ce moment, l’attention.

Leur grand caractère c’est d’être frustes, et de ne se révéler, dans la majorité des cas, que par des signes humoraux.

Ils indiquent une perturbation dans le fonctionnement hépato-rénal et expliquent l’apparition subite de certaines complications brutales. Ils donnent la clé de quelques morts postopératoires. Voici, très résumés, les résultats de ces recherches :

Fonctionnement hépatique.

1° Il y a retard de la coagulation tantôt peu marqué, tantôt intense, dans 72 % des cas.

2“ L’hémoclasie digestive, que décèle la leucopénie survenant après l’ingestion de 200 grammes de lait, est positive dans 73 % des cas.

3° L’urobilinurie est supérieure à la normale dans 50 % des cas.

4° La glycosurie alimentaire est positive dans la moitié des cas.

5“ La glycémie à jeun est exagérée dans 50 % des cas. L’hyperglycémie provoquée dépasse la normale dans 60 % des cas,

6° Il y a parfois augmentation de l’azote résiduel.

Fonctionnement rénal.

Chez 43 % de nos malades, nous avons trouvé une azotémie supérieure à la normale. Tantôt elle oscille entre 50 centigrammes et 1 gramme (20 % des cas), tantôt elle dépasse 1 gramme (23 % des cas).

Ces laits de physio-pathologie expliquent l’apparition de certains symptômes dont l’exagération constitue de véritables formes cliniques, ou de complications parfois justiciables de médications différentes de celles qu’on serait tenté d’appliquer.

Ces complications sont les suivantes :

a) Les vomissements incoercibles:

Nous avons montré que les vomissements incoercibles, survenant chez un ulcéreux qui n’a pas de sténose matérielle du pylore, étaient le plus souvent sous la dépendance d’une insuffisance hépato-rénale particulièrement accentuée.

C’est la misère, écrivais-je au début de cet article. J’ai jeté ce cri d’alarme pour montrer qu’un savant officiel n’ayant que son traitement d’universitaire pour vivre, était dans une situation matérielle lamentable, qui s’opposait à son utilité sociale.

Conserver de tels traitements était se résoudre à ne plus avoir de scientifiques purs dans quelques années, car les laboratoires étaient et seraient de plus en plus désertés.

Cet article repris par la Presse politique en France et même à l’étranger contribua à créer un mouvement important d’opinion qui n’a pas été étranger à l’application de certaines mesures fort incomplètes d’ailleurs.

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