TUBERCULOSE
Étude sur l'alimentation des chiens tuberculeux. — En collab.
VARIA
Modifications de toxicité du plasma muéeulaire. — C. fi. s.
de la Soc. de Biol., 19 mars 1910, t. LXVIII, p. 498.
Modifications de toxicité des éèüfs. — C, fi, S. i le mm de Biol.,
9 avril 1910; t: LXVIII p. 586,
Dans ces deux communications, nous avons démontré ce fait logique, mais dont ia preuve n’avait pas encore été fournie, que la toxicité des albumines animales alimentaires se modifiait rapidement, et cela même en dehors de tout processus iiifefctieüx. Lës aliments frais sont peu toxiques. Les aliments non frais ie sont bien plus : les récherches ont été effectuées en éliminant toute contamination bactérienne. L’asepsie était réalisée à l’àide dé llüofüré de
ferments aniniéS sans modifier de façon notable l’activité des ferments chimiques. Elle était contrôlée par les ensemencements,’ aérobie et anaérobie.
C’ést, si l’on veut, la démonstration biologique d’un phénomène bien connu des histologistes, 1 ’autolybé aseptique des tiSsüS.
Cette augmentation de toxicité est très nette pour le jus de viande; il en est de même pour les œufs et particulièrement pour .
Voici, â Cet égard, le tableau d’üne de nos expériences sur le lapin inbculé par la voie intraveineuse :
Dans les deux cas, l’asphyxie était lente à se produire et nous la poussions jusqu’à ses limites extrêmes. Dès que l'animal allait ne plus respirer, nous le rappelions à la vie; l'asphyxie proprement dite cessait dès les premières inspirations et nous pouvions à ce moment étudier les troubles consécutifs.
Ces symptômes sont surtout d'ordre moteur. Mais à côté existent des troubles de la Lhermogénèse et de l’état général, enfin la mort
morbus snvôrihn par oppèsition à la môrbus dorniill dès àhblefis
Le syndrome d’hypothrepsie esl caractérisé par un amaigrissement à prédominance thbraeitjUë Supéricufe, avec êvasemeht du thorax inférieur) et ballonnement abdominal; une anémie assez accentuée qui peut s’accompagner de myélémie; des troubles digestifs, en particulier de la diarrhée et de l’hépatomégalie. A ces
Par contre si albumines, graisses et hydrates de carbone étaient déficients, la quantité de cellulose et de liquide étaient très exagérées et ee régime qui aurait convenu aux obèses, constipés et pléthoriques, provoquait chez les soldats soumis à un rude travail, diarrhée, anémie et amaigrissement.
La défense de t organisme chez le nourrisson. — En collab.
Dans les infections humaines à pneumocoque, à bacille d’Eberth, à streptocoque, à perlringens et à pneumobacille, nous avons constaté la présence de ces agents pathogènes dans les acini, les ildts de Langerhans ou les canalicules excréteurs.
Expérimentalement il est très aisé de reproduire ces pancréatites hématogènes qui ne diffèrent en rien par leurs lésions des pancréaliles supposées ascendantes. En créantsimplementchezles animaux une infection sanguine, éphémère ou durable , et en les sacrifiant à des époques plus ou moins éloignées de l'inoculation intraveineuse, nous avons observé très fréquemment la localisation, dans le tissu pancréatique, des germes inoculés et l’existence de lésions aci-
culation intraveineuse. Par contre, nous n’avons pu l'ohserver avec d’autres bactéries (staphylocoque doré (1 cas), pneumobacille (2 cas) bacille de Koch (2 cas). La différence des résultats peut s’expliquer, croyons-nous, par l’action du suc pancréatique, variable ayec l’espèce microbienne.
Cette élimination des microbes par les canaux pancréatiques ne parait pas être sous la dépendance de lésions glandulaires ; nous l’avons observée aussi nettement avec des particules inertes injectées dans la eiroulation générale ou locale (enore de Chine), Il semble qu’il s'agisse là d’une propriété commune à tous les organes glam
Les résultats précédents établissent la réalité et l’importanee de l’infection descendante du pancréas. Ils montrent en outre que la systématisation canaliculaire des lésions n’est pas plus pour le pancréas que pour les autres glandes sous la dépendance de l'infoc* tion ascendante.
HYGIÈNE ET ÉPIDÉMIOLOGIE
Analyse bactériologique des huîtres vendues à Marseille.
En collab. avec M. André Gigon. Acad., de Méd., 97 juin 1816. — Idem. Revue d'Hyg. et de police sanitaire, T. XXXVIII, n-1, p. 691, juillet 1916 (Prix Clarens).
Défenses physiologique et culinaire contre les infections d’origine ostréaire : les condiments antiseptiques. — Idem, ibidem, b juin 1919, p, 568,
Action des condiments antiseptiques sur le pouvoir infectant des huîtres. — Idem., Soc. de Riul., Séance du ?9 mars 1919.
Les faits cliniques et épidémiologiques observés à Marseille, faisant suspecter l’origine ostréaire d’un certèin nombre de fièvres typhoïdes, de paratyphoïdes et d’infections intestinales, nolts avons étudié la bactériologie des huîtres vendues, soit sur le port, soit clans, la yjUe,
Nous avons ensuite précisé, par l’enquête topographique, leur mode (Je contamination. Enfin, nous avons cherché à mettre en évidence, à l'aide des documents municipaux, le retentissement que çette consommation pouvait avoir sur ia santé publique.
Ce genre de recherches a été souvent effectué. En France, en particulier, MM. Chantemesse, Mosny, Netter et ses collaborateurs ont à diverses reprises attiré l’attention sur la nocivité des huîtres dans certaines régions.
A notre connaissance, aucun travail n’a été fait sur les huîtres vendues à Marseille. Nous avons essayé de combler cette lacune d’autant plus regrettable que Marseille est une des villes de France
Il suffit d’ailleurs, pour se convaincrede cette richesse en bactéries, de faire un examen direct de ce liquide entre lame et lamelle après centrifugation ; on voit dans le dépôt boueux qui est au fond du tube, au milieu des leucocytes et des algues, un très grand nombre de bactéries.
B. — Analyse qualilative et colimétrie. Nous avons recherché :