TABLEAU II
Ainsi, même en éliminant les quatre expériences, où nous avions un nombre trop considérable de colibacilles pour que la numération en fût possible, nous avons une moyenne de 159 250 colibacilles au litre.
IV. — Les bacilles typhiques et parutyphiques ont été recherchée par la méthode suivante : ensemencement sur bottes d’Endo, isolement des colonies incolores et ensemencement sur divers milieux.
Nous avons pu trouver, après de longs essais, dans une « Marenne », le para A; dans une « Portugaise », le para B 1 ; enfin, dans une autre « Portugaise », le bacüle d’Ebertli.
Ces bacilles ont été identifiés par le rouge neutre, la gélose lactosée, la gélose glucosée, l’acétate de plomb et le gélo-gluco-plomb.
I.'agglutination varie entre l/l 100 et 1/2 000 avec les sérums expérimentaux de l’Institut Pasteur.
Ainsi, est bactériologiquement démontrée l'origine ostrèaire des fièvres typhoïde et paratyphoïdes.
La découverte deces bacilles dans l'eau est, on le sait, très délicate, : presque impossible; la méth ode d’Endo, utilisée pour révéler les mêmes bacilles dans les matières fécales, nous a, à cet égard, rendu les plus grands services. Aussi le fait d’avoir pu les déceler implique-. Ml, à n’en pas douter,une contamination massive des huîtres. lÿijB
Différents auteurs ont déjà signalé le bacille d’Eberth dans les huîtres. Klein, Boyce et Ramaroni semblent les avoir décelés, mais leurs recherches étaient faites de 1894 à 1897, c’est-à-dire à une époque où ni l’agglutination (Widal, 1896), ni l’existence des paratyphiques ( Achard et Bensaude, 1896) n’étaient connues ou devenues classiques. Aussi pouvait-il s’agir tout aussi bien de bacilles paratyphiques que du bacille d’Eberth, ou même d’un de ces nombreux bacilles intermédiaires dont nous avons indiqué la fréquence dans le liquide de l’huître et que nous avons également retrouvés dans les matières fécales.
lités, dont les plus importantes sont Endoume, le Vallon d’Oriol, le Prophète et le quartier du Roucas blanc. C'est exactement dans cette région, d’Endoume à la plage, que sont situés les parcs à huîtres ; et alors que dans certains points du territoire français on pratique la stabulation en eau propre pour aseptiser les huîtres, le long de la Corniche , on pratique la stabulation en eau sale.
Nous avons vu, et tout le monde peut le voir, des égouts déboucher à 15 mètres de certains parcs d’huîtres.
Malgré que la contamination des huîtres placées dans de telles conditions tombât sous le bon sens, nous avons tenu à pratiquer l’analyse de l’eau de mer à 5 ou 6 mètres de cet égout, et en retrait de lui, à 12 mètres environ du parc.
Le prélèvement fut effectué, un jour de mistral faible, mais suffisant pour battre la mer et empêcher la stagnation des eaux d’égout. Cette eau de mer contenait 22.325 bactéries par cent, cube et 20.000 colibacilles par litre, elle était donc remarquablement riche en coli êt relativement pauvre en autres germes. C’esl même là une confir-
dont on arrose les huîtres et le vin blanc qu'on boit en les consommant, d'une part, le suc gastrique d'autre part, diminuent leur pouvoir infectant dans des proportions considérables.
A. — Le jus de citron détruit un certain nombre de microbes du liquide
B. — Le jus de citron (ou acide citrique) détruit en particulier les microbes du groupe Eberth-paratyphique-Morgan-dysentérique-coli*. ' }
C. — Cette destruction des microbes du groupe coli-Eberth est particulièrement marquée quand on expérimente sur des huîtres contaminées artificiellement par les bacilles Eberth-paratyphique.
Le tableau suivant résume nos résultats, il montre le pourcentage de microbes du groupe coli-dysentérique-Morgan-paratyphique- Eberth détruits par la citrification. Nous avons mesuré l’acidité du
Le vin blanc, a un pouvoir antiseptique puissant sur les bactéries pathogènes îles huîtres, de 50 à 98 pour 100, selon les vins.
Nous soulignons l’importance pratique de ce fait. MM. Sabrazès et Mercandier pour les cultures du bacille d’Eberth, et le professeur Roger pour les bactéries des eaux de cave inondée, avaient déjà
Par contre, si les huîtres ne contiennent que quelques bacilles pathogènes, il y a bien des chances pour que peu de consommateurs soient atteints. C’est pourquoi, à notre avis, il y a relativement moins d'infections typhiques d’origine ostréaire que la contamination fécale surabondante des huîtres ne semblerait le comporter.
La conclusion pratique de ce travail s’impose : il y a avantage, quand on consomme des huîtres, à les arroser largement avec du jus de citron, condiment antiseptique idéal, à le laisser quelques minutes en contact et à boire du vin blanc. C’est, mais soulignions-nous, en attendant la réglementation des parcs de consommation et de stabulation et l’interdiction de les établir à l’embouchure des égouts, réglementation qui constitue l’idéal vers lequel on doit tendre, la seule manière de diminuer notablement le nombre des fièvres typhoïdes d'origine ostréaire.
Étude clinique et bactériologique des entérites cholériformes observées au cap Hellès (Péninsule de Gallipoli).
— Paris médical, octobre 1916
, C'est l’exposé des mesures prises pour éviter l’apparition du choléra et de nos recherches faites au cours de la petite endémo- : épidémie d’entérites cholériformes observées pendant l’expédition des Dardanelles. Elles avaient, plus à l’époque où on les a faites, qu’à celles de leur publication, un réel intérêt, car elles ont montré que le vibrion cholérique n’était pas en cause.
Nos observations peuvent être divisées en deux classes : ™
Entérites cholériformes mortelles;
Entérites cholériformes non mortelles.
Entérites cholériformes mortelles. — Parfois la mort survient dès l’entrée du malade; témoin les observations I à III qui rappellent tout à fait le choléra foudroyant, tel qu’il est observé dans les Indes.
Les accidents peuvent être moins suraigus et présenter, comme dans certains cas de choléra, une ébauche d’amélioration (Obs. IV à VII).
! exemple :
malgré l’injection de sérum adrénaliné, d’huile camphrée et de digitaline, va en progressant. Les extrémités sont froides, le pouls imperceptible, les
minute). Puis le coma s’établit et le malade meurt à trois heures le 9.
Ainsi chez ce malade l’évolution morbide a présenté deux phases; dans la première, qui va de vingt heures le 7 à neuf heures le 8, les phénomènes cholériformes ont dominé le tableau clinique; dans la deuxième, qui dura un peu moins de vingt heures, ils ontdiminué, et ce sont les symptômes seconds qui emportèrent le malade*,Ces symptômes, qu’il serait téméraire de grouper sous le nom de période réactionnelle par comparaison avec ce qui existe dans le choléra, sont parfois moins nets.
Entérites cholériformes non mortelles. — Beaucoup plus fréquem-
et n’aboutit pas à la mort. Ainsi en est-il dans les autres observations qui peuvent se répartir en deux groupes :
a. Les entérites cholériformes cliniquement primitives (obs. Vil à XII);
b. Les entérites cholériformes cliniquement secondaires (obs. XIII à XVIII).
Cette division est purement clinique; elle ne répond pas, comme nous le verrons plus loin, à une division bactériologique.
raisons d’ordre militaire, les autr médical, par mauvaise volonté
surtout les officiers du corps scepticisme ; on peut évaluer
•ï" Les tuberculeux sont contagieux dès le début de leur infection ».
Endémo-épidémiologie de la méningite cérébro-spinale à
méningocoques dans une armée. Sa gravité en 1918. — En
collab. avec M. Nobécou B t. B. et M. de la Soc. médicale. Séance dn
26 juillet 1918.
Dans ce travail nous avons montré que :
1“ Au moins dans une armée la méningite cérébro-spinale avait disparu pendant le second semestre de 1917, puis avait, reparu au début del918.
2“ Il n’y avait pas eu en 1918 de foyer épidémique véritable, mais qu’il y avait eu de nombreux cas isolés en différents points de l’armée et quelques cas dans les mêmes unités.