BACTÉRIOLOGIE
Spirochètes et spirilles de :
Conditions de leur pré-
Spirochète a ayant les spires du spirochète B et la motilité du spirochète A, d’une longueur de 4 à 12 y..
■ •.Spirochète p offrant les deux sortes de motilité; identique à certains,spirochètes de la cavité buccale et des organes génitaux, similaire de ceux décrits par Muhlens dans quelques cas de colite ulcé-
Spirochète y, le plus net et qui ressemble (1e façon absolue au spirochète dentium ; se trouve également dans les organes génitaux; similaire, nous semble-t-il, du spirochète microgyrata que Lœwenthal a décrit dans certains cancers ulcérés.
Sur aucun spirochète nous n’avons pu déceler les détails de structure décrits par Muhlens, ni le filament chromatique ou le réseau de chromatine que Swenlengerbel et Guillermond ont noté sur le spirochète giganteum.
Nous' n’avons pas trouvé, la membrane d’enveloppe décrite chez le spirochète plicatile ni celle qu’on soupçonne chez certains spirochètes pathogènes. Il n’y avait pas, nous semble-t-il, de flagelle. Leur vitalité est faible. Si on laisse les matières fécales quelques’ heures à la température du laboratoire, on voit les mouvements devenir convulsifs, comme agoniques, puis plus lents et finalement disparaître. De même le nombre des spirilles diminue, ou leur visibilité est rendue difficile par leur immobilité. Dans un cas de dysenterie observé par MM. Tanon et Pélissier et dont les selles avaient été conservées à la température du laboratoire, dans une boîte de Pétri, tous les spirochètes étaient morts en trois jours. A cè moment il se formait de véritables agglomérats de spirilles semblant.se resserrer, s'aggl utiner et s’enchevêtrer en un buisson qu’envahissaient rapidement de nombreuses bactéries.
Les faibles doses de calomel affectent rapidement la vitalité des spirochètes.
Les spirochètes sont nettement plus abondants dans les parties muqueuses des matières fécales. Ce fait est intéressant, car il indiquerait la tendance des spirochètes à proliférer dans la muqueuse intestinale plus que dans les matières fécales.
Très fréquents en été, les spirochètes, notamment le spirochète A le plus intéressant, paraissent plus rares en hiver.
Ces spirochètes ne semblent pas spécifiques, car ils se peuvent rencontrer dans la muqueuse buccale et ou peut les identifier avec les spirochètes trouvés sur les organes génitaux.
Contrairement aux spirochètes buccaux, ils ne sont pas constants à l’état normal et ne se présentent que dans une certaine proportion chez des malades atteints dfinfections diverses. Ils sont plus fréquents chez les enfants que chez les adultes; plus fréquents chez
Dans la scarlatine avec troubles intestinaux, la proportion serait de 26 pour 100.
Chez deux malades, âgés de 17 et de 15 ans, dont la scarlatine avait débuté par des phénomènes assez graves d'entérite — et dont les fèces très chargées de pigments biliaires étaient acides, — on pouvait déceler dans les parties muqueuses et filantes un nombre considérable de spirochètes A qui disparurent sitôt que l’entérite
Quel rôle convient-il d’accorder aux spirochètes dans la détermination de certaines entérites de nos climats ou des pays chauds?
Il est difficile de n’êtré pas quelque peu impressionné par les faits où on les rencontre en nombre tellement considérable, et d’accepter qu’ils ne prennent aucune part au processus morbide.
Leur constatation-dans les parties muqueuses, filantes ou glaireuses, laisserait supposer qu’ils peuvent jouer un rôle dans certains processus putrides ou sphacéliques intestinaux, comme dans les processus buccaux du même genre. Sans conclure à l’existence dl'éntérites ou de'dysenteries à spirochètes, nous sommes enclins à admettre que leur présence n’est point indifférente.
En l’absence de culture possible (malgré des essais récents) nous nous sommes adressés à l’expérimentation. Après irritation préa-
labié du tube digestif par du sulfate de soude ou du sulfate de magnésie en solution hypertonique, par de l’huile de ricin, ou après neutralisation du suc gastrique, nous avons fait ingérer à des lapins et à des cobayes, ou leur avons injecté dans le rectum des fèces riches en spirochètes.
* Les résultats furent en réalité négatifs.
Par injection dans le tissu cellulaire nous n’avons obtenu que des
Par injection dans le péritoine, '2 fois sur 4 nous avons retrouvé du spirochète A dans le liquide péritonéal et dans le foie; Le résultat fut négatif par application de matières fécales sur la muqueuse génitale irritée préalablement, d’un jeune chien mâle, de 2 cobayes mâles, d’un cobaye femelle.
Bactériologie des complications pulmonaires de la grippe.
— Encollab. avec M. Barbier. Paris médical , n" 40, i6 nov. 1918. Contribution à l’étude bactériologique des infections aérobies dans les complications bronchiques ou pulmonaires de la grippe. Importance des associations micro-, biennes. — En collab. avec M." André Barbier. Annales de Médecine ,’ n° 1, 1920.
Les différents faits que nous avons observés sur 80 malades peuvent se résumer de la manière suivante :
1“ Dans l’expectoration des malades atteints de complications.
différentes. Tantôt il y a un seul microbe, 40 % d es cas. Tantôt et plus souvent il y a polymicrobisme, 60 % des cas.. Ce polymicrobismé peut exister d’emblée, ou peut apparaître secondairement. Les. microbes le plus fréquemment rencontrés sont : le Pfeiffer, 50 7„, le, pneumocoque, 50 7« et le catarrhalis, 40 7„ dont le rôle nous paraît,; dans cette épidémie, avoir été assez méconnu, puis le staphylô-i coque doré, 14 %, le streptocoque, 24 7 0 et l’entérocoque, 10 7„• Les associations les plus fréquentes sont :
Pfeiffer-catarrhalis, 24 ", 0 ;
Pfeiffer-pneumocoques, 21 °/ 0 ;
Pfeiffer-pneumocoques-catàrrhalis.
2° Le pronostic dépend en grande partie de la variété microbienne. Les infections polymicrobiennes sont plus graves que les infections monomicrobiennes. Les infections à streptocoques sont toujours mortelles. L’association : catarrhalis-Pfeifîer, comporte également un.pronostic sévère. La présence du pneumocoque ne semble pas aggraver ce pronostic.