‹ Exposé des titres et des travaux scientifiques de M. L. RanvierChapitre 10 sur 19 · SANG · texte numérisé non relu

SANG

Globules rouges. — Les gobules rouges du sang sont limités par une membrane. Cette membrane se laisse trarerserpar des corpus-' cules et se referme exactement après leur avoir donné passage. Au moyen de l’alcool au tiers, réactif dissociateur introduit par l’auteur dans la technique histologique, on détermine souvent l’issu des noyaux contenus dans les globules rouges de la grenouille. Ces globules se transforment alors en vésicules dont la membrane limitante est très nettement dessinée. Cette membrane se colore vivement sons l’influence du rouge d’aniline, et, lorsque le noyau du globule l’a traversée, on ne peut y observer aucune perlede substance, comme.trace de son passage (6) (69).

Les noyaux des globules rouges des batraciens contiennent un ou deux nucléoles ; on constate ce détail de structure, qui a une signification morphologique importante, en faisant agir sur les globules l’alcool au tiers d’une manière méthodique et progressive (69).

Chez le protée (P. anguinm), on peut observer des globules rouges à ' deux noyaux (69).

Mode de formatibn de la fibrine dans la coagulation du sang. — On avait bien reconnu que les caillots sanguins, formés en dehors de l’organisme ou dans l’organisme lui-même, contiennent des fibrilles ; mais o n n’avait observé ni le rapport de ces fibrilles entre elles, ni leur mode de

formation. L’auteur sachant, avec tous les physiologistes, que la fibrine résiste au lavage et, ayant reconnu qu’elle se colore très vivement sous l’influence du rouge d’aniline (sulfate ou acétate de rosaniline), a eu l’idée d’étendre une goutte de sang sous une lamelle de verre, d’attendre la coa-

gulation, d’enlever la lamelle, de laver à l’eau distillée pour chasser tous les éléments cellulaires du sang, et de colorer le réticulum fibrineux avec le rouge d’aniline (71) (6). Il a pu constater ainsi que les fibrilles partent en rayonnant de granulations anguleuses et forment des sortes de rosaces. Il s’agit là d’une disposition qui n’est pas très différente de celle de certaines cristallisations. Ayant acquis ces notions, il a repris l’examen des préparations de sang frais telles qu’on les fait d’habitude ; il a pu reconnaître sans difficulté que la granulation qui sert de centre à chaque rosace de fibrine est une des granulations élémentaires qui se trouvent en si grande abondance dans le sérum du sang entre les globules rouges et les globules blancs.

Ce sont ces éléments, connus bien avant lui, décrits et figurés par l’auteur dans son traité technique, qui, dans ces derniers temps, ont été désignés sous le nom d’hématoblastes par M. Hayem, et de plaquettes par M. Bizzozero.

Développejnent des vaisseaux sanguins et des globules rouges du sang. — A l’époque où l’on croyait que les cellules du tissu conjonctif étaient creuses et constituaient, en s’anastomosant les unes avec les autres, un vaste système canaliculé destiné à la circulation du plasma, M. Kôlliker, ayant examiné l’expansion membra- . neuse de la queue des têtards, avait cru reconnaître que les vaisseaux sanguins'donnent naissance à des expansions fines canaliculées se continuant ' avec les prolongements également canaliculés des cellules connectives.

M. Golubevf, plus tard", admit que les expansions fines des capillaires découvertes par M. Kfilliker, pointes d’accroissement, ne se continuent pas avec les cellules connectives, qu’elles sont formées par du protoplasma, qu’elles sont 'pleitles d’abord et se creusent' ensuite pour livrer passage aux globules sanguins. Plus récemment, M. Rouget est arrivé aux mêmes conclusions, et il a désigné les pointes d’accroissement de M. Golubew sous le nom de cordons angioplastiques.

Des recherches de M. Golubew et de M. Rouget il résultait que le développement des vaisseaux sanguins, après leur première formation, se faisait par expansion des vaisseaux déjà existants.

51. Ranvier (52) a montré que les phénomènes observés par MM. Golubew et Rouget sont relatifs non pas au développement proprement dit des vais-

arrivé à ces réseaux ni artérioles ni veinules. D’autres taches laiteuses con-

r. La cellule

tiennent un réseau capillaire dont les branches ,n( liculées et ne contiennent pas de globules rougfô di Un réseau capillaire indépendant des taches la dépens d’une seule cellule, cellule vasoformative d( vasoformative émet des expansions protoplasmiques q

unes avec les autres et édifient

laire (52) (6).

Les cellules vasoformatives, même tout à fait simples encore, peuvent contenir au sein de leur protoplasma, à côté de leur noyau, des globules rouges du sang, et ces globules semblent s’y former par une simple différenciation, comme les grains d’amidon dans .idagrandépiploondukpm. IcS CelluleS végétales.

Dans les ceUules vasoformatives et dans les réseaux capillaires indépendants des taches laiteuses, l’auteur n’a jamais vu de cellules lymphatiques à côté des globules rouges. Ces globules entrent dans la circulation générale lorsque les artérioles et les veinules, par suite de leur expansion, expansion qui se fait par le mécanisme indiqué par M. Golubew dans la queue des têtards, arrivent à se ■ mettre en rapport avec les branches des réseaux capillaires de nouvelle

formation.

Les faits que MM. Kôlliker, Golubew et Rouget ont observés relativement à la formation du système vasculaire constituent des phénomènes d’accroissement. Le développement proprement dit des capillaires, dans le grand épiploon du lapin, est nettement discontinu, comme du reste dans l’aire vasculaire des oiseaux, où l’on connaissait depuis longtemps les îlots sanguins de Pander.

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