MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX
J'ai, près de mon maître regretté, le professeur Brissaud, étudié divers points de pathologie nerveuse dont j’ai donné dans mon précédent Exposé l’analyse (V. Exposé de 1910, p. 106-109). Sous le nom d'hémicraniose nous avons, mon maître et moi, isolé un curieux syndrome anatomo-clinique caractérisé par l’association à une hyperostose cranio-faciale unilatérale de symptômes intra-craniens liés à l’existence d'une tumeur cérébrale. L’un des faits que nous avons suivi était tout à fait caractéristique et il semblait que la dure-mère, après avoir contribué à riiypertropliie osseuse,avait ultérieurement proliféré par sa face interne pour amener la formation du volumineux sarcome angiolitliique constaté. Les faits publics depuis par Parhon et Goldstein, Parhon et Nadjede, W. Spiller sont venus de divers côtés confirmer notre description. D’autres études ont été consacrées par moi à l’mconiinence d'urine des hystériques, aux névrites hémiplégiques par intoxicaiwn oxijearbonée, à un cas curieux d’abcès du cerveau, surtout à un fait très particulier de sarcome généralisé de la pie-mère bulbo-prnlubéranliellc et spinale simulant la méningite tuberculeuse; la pie-mère sarcomateuse formait à la moelle un manchon continu et complet, surtout épais au niveau des renflements cervical et lombaire. Le point de départ du sarcome semblait être le nerf auditif. Indépendamment de sa rareté, cette observation se distinguait par quelques particularités diagnostiques que j’ai mises en
L'hémiplégie pleurétique a été étudiée par moi à propos d’un cas d’hémiplégie organique légère et eurable que j’ai observée avec M. Tournay à la suite d’une thoracentèse et j’ai pu, à cette occasion, discuter la pathogénie des hémiplégies consécutives aux affections pleurales et le rôle joué par la soustraction du liquide. De même, trois cas de tremblimenl mercurielm'onl permis de reviser avec M. Lagane l’histoire de ce tremblement toxique et de dépister à son origine une lésion organique légère sur laquelle se greffe, selon nous, une psychonévrose dont nous avons mis en relief les caractères
je signale ici l'étude que j’ai publiée avec M. Faure-Beaulieu sur les œdèmes
Enfin, dans ces derniers temps, j’ai écrit, seul ou en collaboration avec M. Lian, une importante partie du Manuel des mahdieidu système nerveux deMM. Debove, Achard et Castaigne. En exposant l'anatomie et la physiologie générale du système nerveux, la séméiologie générale, l'anatr^mie et la physiologie médicale du cerveau, les grands syndromes cérébraux {coma, hémiplégie, etc.), je me suis efforcé de ne pas perdre de vue le caractère didactique et pratique de cet ouvrage et d’y être clair et complet, sans
Myasthénie bulbo-spinale et lymphe-sarcome du médiastin.
La patiiogénic du syndrome d'Erb-Goldllam est encore fort obscure et ses
de coïncidence d’une lésion médiastinale avec le syndrome myasthénique nous a paru, à M. Baudouin et à moi, digne d'étre rapporté. Il n’y avait'quc
médiastin une grosse masse néoplasique présentant les caractères d’un lynipbo-sarcome. D’autres faits analogues ont été publiés, et sont de haut
d'Erb-Go*idflam. P ^ ' > Y
L’apraxie a été récemment considérée comme relevant de lésions de corps calleux. Une observation, que j’ai suivie avec M. Lagane, plaide peu en faveur de celle hypothèse, car il s’agissait d’un malade qui ne présenta cliniquement qu’un syndrome vague d’hémorragie méningée sans'signes d’apoplexie, sans signes de localisation, sans apraxie; pebdant les dix-sept jours qui séparèrent la première ponction de la mort, rien ne vint traduire les hémorragies produites, pourtant étendues et multiples, comme le montra l’autopsie; il y avait une discordance remarquable entre la symptomato-
THÉRAPEtlTIOUE
Exposé d'ensemble.
Sans insister sur les quelques travaux que j’ai publiés sur des sujets très divers, comme les mélanodermies arsenicales, les ankylosés vertébrales blennorragiques, la forme anémique du cancer du cæcum, et, sans m’arrêler aux constatations récentes qui m’ont amené h parler de l’intérét pronostique de l’azotémie, je voudrais consacrer la fm de cet exposé aux travaux d’ordre thérapeutique que j’ai poursuivis ces dernières années.
L’étude des maladies du foie m’a amené à m’occuper souvent de leur ti ailement. J’ai, dans une série de publications, rappelé, seul ou avec mon maître, M. Gilbert, comment devait être dirigé le irailement des affections biliaires, l’importance du régime, des cures hydro-minérales, de certains agents médicamenteux, et notamment des opothérapies. J’ai dit les effets curieux mais variables du massage direct du foie. Dans des publications récentes, je suis revenu sur le traitement des ictères et surtout le traitement de l'ictère catarrhal, ainsi que le traitement de la colique vésiculaire dont les indications sont à bien des égards différentes de celles du traitement de la colique liépalique classique; dans ces diverses publications, comme dans une autre consacrée au traitement de la syphilis he'iatique, je me suis efforcé de faire œuvre clinique en fixant les indications thérapeutiques selon les types observés et en montrant, m’appuyant sur des exemples personnels, combien la conduite à tenir doit varier suivant
ment à opposer à ses diverses formes et notamment l'action des opofhérapies dans le diabète. Elle varie selon qu’il s’agit de telle ou telle variété
tique.
Le traitement de la tuberculose a été de ma part l’objet de nombreuses publications d’ordre didactique et pratique, dans lesquelles j’ai montré les