‹ Exposé des titres et des travaux scientifiquesChapitre 27 sur 50 · I. - PIED BOT · texte numérisé non relu

I. - PIED BOT

90. — Traitement du pied bot par la méthode de Phelps; présentation de moulages et de malades à l’appui des bons résultats fournis par cette opération.

91. — Kirmisson et Charpentier : L’obliquité du col de l’astragale dans le pied bot varus équin congénital; son mode de mensuration.

{Revue d'orthopédie, juin 4895.)

92. — Anatomie pathologique et traitement du pied bot varus équin congénital.

— Se¬

ga. - Double pied bot varus équin congénital guéri par

l’incision de Phelps et la large arthrotomie médio-tar-

iSocUlé de chimrsie, novembre 18%.)

.)’ai pu, pendant mon séjour aux Enfants-Assistés, faire de nombreuses dissections de pied bot congénital, qui m’ont permis d’étudier les déformations osseuses du tarse dans cette affection. Parmi celles-ci, la plus constante et la plus importante au point de vue pratique, c’est l’obliquité exagérée de la tète et du col de l’astragale par rapport au corps de l’os.

Elle se rapproche de ce qu’on observe normalement chez le nouveau-né et chez les primates tels que l’orang et le chimpanzé.

Au point de vue thérapeutique, je suis partisan du traitement en deux temps préconisé par Adams, c’est-à-dire que je commence à m’occuper du varus; quand le varus est réduit, je passe ensuite au traitement de l’équinisme. Le traitement doit être entrepris de très bonne heure, quinze jours ou trois semaines après la naissance; le massage et l’application d’appareils très simples en gutta-percha en font la base. Si le massage est insuffisant, il faut alors recourir à la ténotomie sous-cutanée du tendon d’Achille.

Dans le pied bot invétéré, je conseille l’incision de Phelps sur le bord interne du pied et la large arthrotomie médiotarsienne. J’ai été le premier, en France, à pratiquer cette opération. Ma première opération a été faite à l’Ilôtel-Dieu, le 10 février 1889. Depuis lors, elle m’a toujours fourni des résultats satislaisants. Dans le mémoire que j’ai présenté en 1896 au Congrès français de chirurgie, j’ai donné le manuel opératoire exact de cette opération et fait connaître les résultats qu'elle m’a fournis dans 71 cas. Ce n’est qu’exceptionnellement que les résections osseuses sont nécessaires ; encore doivent-elles être aussi limitées que possible.

primitive, associé à des ankylosés congénitales des doigts et des orteils chez quatre membres d’une même lamille.

{Revue d’orthopédie, septembre 1898.)

Il s’agit ici d’un fait curieux, mais tout à fait distinct des cas de pied bot congénital ordinaires. Tout d’abord, il s’en différencie par le sens même de la déformation. Le pied bot congénital est, on le sait, le plus souvent un pied bot varus équin ; ici, il s’agit d’un varus pur. En outre, comme le montrent les radiographies faites dans mon laboratoire, tous les os du tarse sont fusionnés en une masse unique. Ces pieds bots, symétriquement développés sur chacun des deux pieds, coïncident avec des ankylosés congénitales des doigts. Enfin ce qui achève de donner à ce fait un intérêt tout particulier, c’est l’influence de l’hérédité qui se manifeste ici de la manière la plus évidente. La mère est parfaitement bien conformée ; le père présente, au contraire, la malformation dont nous venons d’énumérer les éléments : c’est-à-dire qu’il a un double pied bot varus congénital avec ankylosés congénitales des doigts. De ce mariage sont issus six enfants ; trois d’entre eux sont bien conformés; les trois autres présentent une difformité identique à celle du père et, ce qu’il y a de remarquable, c’est que la difformité se reproduit dans la famille avec une régularité parfaite. Il naît toujours un enfant atteint de pied bot et un bien conformé, un enfant atteint de pied bot et un autre normalement conformé, et cela avec une alternance parfaitement régulière.

Au point de vue thérapeutique, chez les deux enfants les plus âgés, j’ai obtenu la réduction en pratiquant une résection partielle de l’astragale. Le troisième enfant atteint de double pied est encore très jeune; mais il est certain que, chez lui, la difformité exigera le même mode de traitement.

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