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Traitement des luxations congénitales de la hanche

(Société de chirurgie, avril 1896.)

110. — Résultats des cpérations sanglantes dans le t ment de la luxaticn ccngénitale de la hanche. Traite mécanique de la luxation congénitale de la hanche.

l. — Traitement de la luxation congénitale de la hanche par la méthode non sanglante.

Sur ce même sujet, j’ai inspiré la thèse de mon élève, le D' Sainton : De l'anatomie de l'articulation de la hanche che{ l'enfant (Thèse de doctorat, Paris, 1893).

Grâce à la complaisance de mon collègue, M. Bar, accoucheur des hôpitaux, j’ai pu, avec M. Sainton, étudier deux cas de luxation congénitale chez des fœtus mort-nés. Dans mon laboratoire des Enfants-Assistés, j’ai étudié en outre plusieurs cas de luxation congénitale de la hanche chez des enfants plus âgés. Les figures reproduisant ces pièces ont été insérées par moi dans mon Traité des maladies chirurgicales d'origine congénitale.

Ces études anatomo-pathologiques, aussi bien que l’observation clinique des malades, m’ont conduit à envisager la

luxation congénitale de la hanche comme une malformation primitive de l’articulation. Il s’agit là bien plutôt d’une dystrophie primitive de l’articulation, comme l’appelait, en 1842, von Ammon, dans son beau Traité des maladies chirurgicales congénitales, que d’une luxation vraie. Les choses restent ainsi pendant un temps fort long. C’est ce qui explique que la maladie n’est presque jamais reconnue au moment même de la naissance, tant est minime la déformation à ce moment. C’est seulement quand l’enfant commence à marcher (et il marche presque toujours fort tard) qu’on remarque quelque chose d’anormal du côté dé la hanche. La difformité s’aggrave avec les progrès de l’âge; la statistique que j’ai établie dans mon mémoire au Congrès de Rome, en 1894, le démontre d’une façon évidente. Si, en effet, l’on observe les malades dans les trois premières années qui suivent la naissance, on trouve le plus habituellement des raccourcissements qui varient entre 1 et 2 centimètres ; plus tard, entre trois et cinq ans par exemple, on note assez souvent des . raccourcissements de 3 centimètres et 3 centimètres et demi. Au-dessus de cet âge, la valeur du raccourcissement , augmente, et l’on arrive à rencontrer fréquemment des malades chez lesquels ce raccourcissement va jusqu’à 5, 7 et 8 centimètres. La conséquence de ces faits, c’est qu’il faut s’appliquer à reconnaître de très bonne heure, à dépister pour ainsi dire la lésion, chez les très jeunes enfants, alors qu’elle n’est marquée que par des signes extrêmement légers, dans l’espoir d’arriver à fixer par un traitement convenable la tête fémorale à cet âge très tendre, et à s’opposer aux progrès de la lésion.

L’extension continue jointe à une position marquée d’abduction est la méthode qui me semble, en pareil cas, mériter la préférence. J’ai, pour son application, fait construire une gouttière articulée spéciale que j’ai présentée à la Société de chirurgie’.

112. — Gouttière de Bonnet articulée pour le traitement des luxations congénitales de la hanche.

(Société de chirurgie, juillet iSæ.)

Plus tard, le traitement est continué par le port méthodique d’appareils embrassant la cuisse et le bassin.

C’est seulement dans les cas où l’on n’aura pas réussi par ce moyen à enrayer l’affection chez les jeunes enfants, que l’on songera ultérieurement à la reposition sanglante ou non sanglante sous le chloroforme, suivant les circonstances particulières dans lesquelles on se trouvera placé.

J’ai été l’un des premiers à introduire en France et à pratiquer la réduction par la méthode sanglante de Hoffa. Plus tard, j’ai abandonné le procédé primitif de Hoffa, comme, du reste, son auteur lui-même, pour me rallier au procédé de Lorenz, qui comporte une incision plus antérieure sans désinsertion des muscles pelvi-trochantériens.

A propos de la méthode non sanglante de réduction, je me suis élevé contre la prétention exagérée de Lorenz, qui pensait obtenir dans tous les cas des réductions véritables. En réalité, la réduction vraie est l’exception; ce que l’on obtient le plus souvent par ce procédé, ce sont des transpositions de la tête fémorale d’arrière en avant, transpositions qui peuvent être très avantageuses au point de vue fonctionnel.

Enfin, pour les cas dans lesquels les malades sont trop âgés et le déplacement trop considérable pour qu’on puisse espérer la réduction, soit par la méthode sanglante, soit par la méthode non sanglante, j’ai conseillé et employé, le premier, l’ostéotomie sous-trochantérienne oblique, qui m’a donné de très bons résultats. Ce procédé a été adopté depuis lors par plusieurs chirurgiens, au nombre desquels je citerai M. Hoffa lui-même. 11 permet de corriger la déformation, dans les cas où il y a flexion de la euisse avec adduction considérable et de rendre ainsi au membre sa direction nor-

O. — INCURVATION RACHITIQUE DU COL DU FÉMUR ou COXA VARA.

113. — L’aMaissement du col du Jémür sous l'iniluence du rachitisme.

114. — Analyse d’un travail de Zehnder sur le même sujet (Ueber Schenkelhalsverbiegung).

115. — Nouveaux iaits pour servir à l’étude de l’incurvation rachitique du col fémoral (coxa vara) d’origine congénitale.

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