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Traitement de la coxalgie

En ce qui concerne la coxalgie, j’ai conseillé d’appliquer, à son traitement les principes, qui nous guident dans le traitement des luxations congénitales de la hanche, c’est-à-dire l’immobilisation du membre'dans une position moyenne d’abduction, de façon à favoriser l’emboîtement exact de la tête dans la cavité cotyloïde,' et à's’opposer à la production des luxations. Chaquejour,-en effet, je le répète dans mon enseignement, l’adduction dans la coxalgie, c’est là la source de tous les maux. C’est elle qui détermine peu à peu l’usure réciproque de la tête et de.la partie postérieure et supérieure de la cavité cotykù'de; de là, à un moment donné, la complication de luxation'. Alors’même que la luxation ne se produit pas, quand le membre est ankylosé dans une position marquée d’adduction, le' malade, debout,' est obligé, pour ramener les deux membres inférieurs au parallélisme, d’élever le côté du bassin répondant à la hanche malade; de là, un raccourcis-

sement souvent considérable. Au contraire, en mettant en pratique le principe que j’ai formulé, c’est-à-dire en plaçant le membre dans une position moyenne d’abduction, on évite ces graves inconvénients.

Quant à la coxalgie ancienne, les résultats de ma pratique à cet égard ont été publiés dans deux travaux de mon élève, le D' Sainton, intitulés :

127. — De l'ostéotomie sous-troohantérienne dans les ankylosés vicieuses de la hanche, suite de coxalgie.

{Revue d’orthopédiet 189â, p. 454.)

Et :

128. — De la correction des attitudes vicieuses de la coxalgie par le redressement forcé sous le chloroforme.

L’expérience m’a démontré que le redressement forcé, en déterminant le broiement de masses tuberculeuses contenues dans l’articulation, peut provoquer des inoculations secondaires, et, en particulier, des méningites tuberculeuses; je me montre très sobre de l’emploi de ces moyens. Dans les cas légers, je lui préfère l’extension continue qui, dans bien des cas, suffit à procurer le redressement. Dans les cas plus sérieux, j’ai recours au redressement, en un seul temps, sous le chloroforme; mais je l’exécute lentement, avec douceur, en imprimant à l’articulation des mouvements de plus en plus étendus de circumduction, jusqu’à ce que j’arrive au redressement complet. Si les muscles rétractés et les brides cicatricielles opposent un obstacle trop considérable au redressement, j’emploie la ténotomie à ciel ouvert, qui porte le plus souvent sur les muscles fascia lata, couturier, et droit antérieur de la cuisse. Enfin, quand il s’agit d’une ankylosé osseuse ou d’une ankylosé fibreuse extrêmement serrée, nous

avons une précieuse ressource dans l’ostéotomie sous-trochantérienne qui m’a toujours fourni les meilleurs résultats et n’a jamais, entre mes mains, provoqué d’accident.

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