De l’urée dans le cancer
Entrepris pour vérifier les assertions de M. Rommelaëre (de Bruxelles) sur l’abaissement du chiffre de l’urée dans le cancer, ce mémoire conclut qu’en effet, dans un très grand nombre de cas, les malades atteints d’affections cancéreuses excrètent un chiffre d’urée remarquablement faible ; mais ce fait se rencontre dans d’autres affections étrangères au cancer, comme la tuberculose, et même dans certains cas de tumeurs bénignes. 11 ne saurait donc avoir la valeur diagnostique que lui accorde M. Rommelaëre. Il ne peut même fournir aucune donnée positive sur la nature des maladies cancéreuses; car il paraît en rapport avec l’affaiblissement de la nutrition dans le cancer, bien plutôt qu’avec l’essence même de la maladie.
lé. — De la nature microbienne du cancer.
(Revue générale, Bulletin médical, 2 avril I8S8.)
Dans cette revue, j’établis qu’aucun des micro-organismes reneontrés jusqu’ici dans le cancer ne peut être considéré comme l’agent pathogène de la maladie.
15. — Étude critique sur quelques points de l'histoire des néoplasmes.
Cette étude a pour objet d’établir que tous les néoplasmes appartiennent à une seule et grande famille qu’on peut appeler la famille néoplasique. De là, la parenté qui existe entre toutes les néoplasies, quelle que soit d’ailleurs leur constitution histologique; delà, la pluralité des néoplasmes chez un même sujet; de là, la coïncidence, sur un même malade, de néoplasmes bénins et de néoplasmes malins; de là, la transformation des néoplasmes bénins en néoplasmes malins, etc.