Nouveau cas d’hystéro-traumatisme
Il s’agit d’un jeune homme qui, à la suite d’une chute, avait présenté tout d’abord des symptômes paraplégiques faisant croire à l’existence d’un mal de Pott. Plus tard, des accidents convulsifs et des troubles de la sensibilité vinrent révéler la véritable nature du mal. Le diagnostic d’hystéro-traumatisme fut confirmé par le professeur Charcot, auquel je présentai ce malade, et qui fit une leçon clinique à son sujet.
17. — Article n Phlegmon » dans le a Dictionnaire encyclopédique » de Dechambre.
Dans cet article, j’étudie successivement le phlegmon simple ou circonscrit, et le phlegmon diffus. A propos de cette
dernière affection, je m’efforce d’établir les différences essentielles de nature qui existent entre elles et le phlegmon simple ou circonscrit.
« On a pour habitude, dis-je, d’opposer, sous le rapport de l'étendue des lésions, le phlegmon diffus au phlegmon circonscrit, et on le définit ; l’inflammation aiguë, non circonscrite, du tissu cellulaire. Cette définition, donnée par tous nos auteurs classiques, et à laquelle se rattache encore M. Le Dentu dans son article du Dictionnaire de Jaccoud, ne nous semble pas suffisante. Nous pensons, en effet, et nous nous efforcerons d’en fournir la preuve en traitant de la nature et des causes de l’affection, qu’il existe entre le phlegmon circonscrit et le phlegmon diffus plus qu’une question de dimensions et d’étendue. Les deux affections présentent, selon nous, une différence essentielle fondée sur leur nature. En effet, le phlegmon circonscrit est l’inflammation pure et simple du tissu cellulaire. Que cette inflammation soit ou non liée à la présence de microbes, c’est là une question qui se rattache à la pathogénie de l’inflammation en général, mais celte inflammation n’a aucun caractère particulier. Au contraire, le phlegmon diffus nous semble une inflammation spécifique, une maladie éminemment septique du tissu cellulaire, à rapprocher des autres maladies septiques, telles que la gangrène foudroyante des membres, l’érysipèle, l’ostéite phlegmoneuse diffuse, etc. Parlant de cette notion, nous définirons le phlegmon diffus ; une inflammation septique du tissu cellulaire avec tendance à la diffusion et à la mortification des tissus. »
A l’appui de celte manière de voir, on peut encore invoquer ce fait que le phlegrhon diffus a singulièrement diminué de fréquence et de gravité depuis la généralisation de la méthode antiseptique.
18. — Article « Périostite difiuse )i du « Dictionnaire encyclopédique » de Dechambre.
Le titre de cet article m’a été imposé par la nomenclature primitivement adoptée par Dechambre, le fondateur du dictionnaire. Mais je dois reconnaître qu’il est absolument impropre, la maladie consistant non seulement dans une périostite, mais dans une inflammation de tous les éléments qui participent à la constitution de l’os; c’est, en-un mot, une véritable ostéomyélite. Je m’en suis expliqué, du reste, au commencement de l’article lui-même.
« Le terme de périostite dijfuse, disais-je, qui nous est imposé par un plan tracé antérieurement, ne saurait convenir à désigner une affection dans laquelle non seulement le périoste, mais tous les éléments constituants de l’os sont atteints simultanément. Déjà, à l’article Ostéite (tome XVIII, p. 392 et 432), notre collaborateur et ami, Heydenreich, a signalé le fait, et, tout en informant te lecteur qu’il devait se reporter à l’article Périoste pour la description de cette affection, il propose de la désigner sous le nom à'ostéite aiguë spontanée. Prenant en considération ce fait que tous les éléments de l’os sont intéressés, on pourrait, au point de vue anatomo-pathologique, lui imposer le nom de panostéite. Envisageant, au contraire, au point de vue clinique, l’ûge des malades qui sont atteints et le caractère infectieux de la maladie, on devra lui donner le nom à'ostéite de développement ou celui à'ostéomyélite infectieuse qui tend à être de plus en plus employé aujourd’hui. »
Ces réserves faites sur la véritable désignation qui convient à la maladie, je décris successivement les diverses formes d’ostéomyélite aiguë, puis l’ostéomyélite chronique ou prolongée, dont les effets peuvent se làire sentir de longues années après le début de l’affection.