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TRAITÉS ET OUVRAGES DE VULGARISATION

Traité élémentaire des maladies des voies urinaires.

Préface du professeur Ooyon.

Octave Doin, éditeur, Paris, iSOO.

L’enseignement du professeur Güyon qui depuis 1887 avait acquis une place prépondérante dans l’élude des maladies des voies urinaires, par sa force même et la valeur du sens clinique qui émanait de lui pour ainsi dire, s’était peu é peu répandu hors de l’amphithéatre et des salles de l'hôpital NecUer par les leçons du maître, publiées dans la presse médicale, par les thèses et les travaux de ses élèves et, à une époque récente, par un volume de clinique dont le succès fut éclatant.

Mais il n’était pas facile pour l’étudiant ni pour le praticien de retrouver au milieu de ces descriptions, l’histoire complète d’une maladie étudiée période par période dans tous ses éléments ; en un mot un traité didactique n’existait pas. Avec l’appui de mon maître j’entrepris de publier non pas un exposé complet des maladies des voies urinaires, mais un résumé de son enseignement sous la forme d’un traité élémentaire. Ma pratique, bien courte à ce moment, m’avait déjà révélé quelques particularités qui m’étaient personnelles, mais j’ai évité de les faire connaître en tenant à présenter l’ensemble de l’enseignement de M. Guyon en raccourci, mais dans son intégralité. .le m’y suis cru préparé, non seulement par une année d’internat passée à Neclter, mais aussi parce que, depuis lors, pendant près de dix ans, j’ai pu suivre les

leçons cliniques et les Iravaiix du laboratoire du professeur (layon où il voulait bien m’accueillir et me retenir.

Le plan de l’ouvrage est des plus simples : je me suis surtout attaché au côté pratique et c’est le diagnostic et le traitement qui occupent la plus large place ; mais je n’ai pas voulu me limiter étroitement à ces deux points de la pathologie, car c’eût été faire œuvre stérile et dénuée d'intérêt et n’offrir au lecteur qu’une sorte de formulaire ou d’aide-mémoire. Si j’ai donné ii l’étiologie et ù l’anatomie pathologique quelques développements, c’est qu’ils m’ont semblé indispensables à l'intelligence des symptômes et du traitement : en agissant ainsi je suis certain de ne- pas m’être écarté dn but clinique quej’avais en vue. Par contre toutes les discussions théoriques, toutes les questions de doctrine ont été volontairement et de parti pris passées sous silence.

Quant aux différents modes de traitement, il m’eût été impossible d’exposer dans un cadre aussi restreint, toutes les méthodes proposées pour chaque affection, parfois même de les énumérer. Aussi ai-je dû me limiter à un ou à deux procédés usuels, mais en leur consacrant quelques détails. C’est ainsi que les urétrotomies, les tailles, la lithotritie sont l’objet de descriptions assez étendues, je l’espère, pour servir de guide et permettre de mener àbien ces opérations. Parmi les diverses méthodes, celles qui sont employées à 1 hôpital NecUor m’ont toujours donné les meilleurs résultats : voilà pourquoi ce sont elles que je propose comme modèle.

Guide de thérapeutique générale et spéciale, par les D" Auvabd, Bboco, Chxput, Desnos, Dei.peuch, Lobet-Dabbon, Feoband, Tbüusseau,

Paris, Doin, 1893 — 2* édition, 189(i — 3“ édition, lilOl.

L’importance progressivement croissan le des spécialités conduisait à présenter au public médical, surtout au praticien, un résumé des maladies qui se rencontrent souvent au lit du malade. Chargé dans cette collaboration de la pathologiegénito-urinairej’ai rencontré desdifficultés plus grandes que je n’aurais cru pour condenser sous une forme extrêmement restreinte les connaissances générales de cette pathologie, en évitant de ne présenter au lecteur que l’illusion du savoir. Aussi ai-je dû décrire d’abord les méthodes générales les plus usuelles aussi

succinctement que possible, mais ne pasmelimiteràcesdonnées,et une fois .ces points primordiaux bien établis, entrer dans quelques détails sur les méthodes accessoires. En effet ce livre, sorte d’aide-mémoire du médecin traitant, doit s’adapter à la plupart des circonstances de la pratique ; car c’est précisément dans les cas délicats, exceptionnels, que le praticien est embarrassé ; ce n’aurait pas été aller au but que de n’envisager que les cas classiques bien connus de tous.

La pratique des maladies urinaires comprend une thérapeutique médicale et des manœuvres chirurgicales. De la combinaison de l'une et des autres dépend le succès. J’ai dû exposer sommairement les opérations d’urgence, comprenant dans ma description une technique correcte et signalant aussi les erreurs et les fautes les plus communes, dont il faut être prévenu pour ne pas y tomber. Une lecture rapide rappelle en quelques instants la technique que doit connaître un médecin instruit, et elle donne au débutant des indications suffisantes pour intervenir d’urgence.

Traduction française de l’Atlas de cysto-photographie, de Max Nitzb, Wiesbaden, 1894.

Les travaux sur la cystoscopie étaient encore peu connus en 1894, mais un atlas de cysto-photographie constituait une nouveauté telle qu’elle apprenait même à la plupart des médecins que la photographie intra-vésicale était réalisable. Une explication détaillée des lésions vésicales photographiées, et représentées dans cet atlas était nécessaire car la cystoscopie, comme toutes les méthodes basées sur l’observation à l’aide d’un instrument d’optique, donne des images qui ont besoin d’être interprétées.

Traité élémentaire des Maladies des voies urinaires,

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