édition, Paris, Doin
Les progrès réalisés par l’étude des voies urinaires, les modifications et additions nécessaires ont été tels en cinq années qu'une refonte complète de mon traité devenait nécessaire. Mais le plan de l’ouvrage est resté le même et c’est encore le diagnostic et le traitement qui
bbcupent la plus lafge place. Tout eu festaut Adèle adepte de l’Ecole de Necket*, j’at du eniptuuter aux publications panies dans d’auti-es milieux^ en Erauce et a l’élraugei' et y falce tlgui-et aussi quelques-uns de mes tfavaux personnels^
Les modlflcatioiis portent surtout sur la bactériologie, sur le traiteittent des rétrécissements de l’urètre; où j’ai fait ressortir les dangers et les avantages des diverses électrolyses, ou la résection partielle de la prostate que j’ai été l’un des premiers a pratiquer; euAu et surtout sur les maladies des reins dont l’etude était a peine ébauchée au moment de ma première édition.
Traité des maladies des voies urinaires; en collaboration avec le D'MmMf, Paris; Doiü, 1909,
Dès que j’ai commencé k préparer une troisième édition de mon traité élémentaire, je me suis rapidement aperçu que le progrès de la science rendait irréalisable la condensation de la pathologie urinaire soüs un petit volume. Pour faire muvre utile et présenter un livre où l’étudiant et le praticien trouvent résumées des notions à peu près complètes sur les différents points de cette pathologie, il était nécessaire de leur accorder des développements plus importants.
Les acquisitions de la bactériologie, de la radiographie, sans parler de la technique opératoire et des opérations nouvelles, notamment sUr la prostate et les reins, m’obligeaient k entrer dans des détails que mes précédents traités ne pouvaient contenir. L'addition de Bgures, de planches, de schémas s’imposait. Mon collègue et ami, le D' Minet, qui était déjà mon collaborateur depuis dix ans à l'apparition de ce livre, a bien voulu m’apporter son précieux concours.
Pour faire comprendre l’esprit dans lequel ce livre a été conçu je ne puis mieux faire que de reproduire une partie de la préface de ce livre :
Au début de la période antiseptique, la chirurgie générale a fait des progrès rapides et est arrivée en une quinzaine d’années ù un état si voisin de la perfection que peu de modifications lui ont été apportées depuis lors, tandis que la chirurgie Urinaire, timide à ses débuts, a pris ensuite un développement tellement rapide que plusieurs db ses conquêtes paraissent être définitives, si ce terme devait être jamais accueilli dans le langage scientifique; A quelques années d’intervalle, il semble
que celte pathologie ne soit plus la même, tant se sont profondément modifiées les méthodes d'étude, de diagnostio et de traitement.
La rapidité de cette évolution n'est qu’apparente, car elle était pré-: parée depuis longtemps, mais tout d'ahord d’une mqnière vagqe et incertaine. Eile l'a été au contraire à l’aide d'une méthode sûre et prér cise depuis près d’un demi-siècle. Beaucoup de savants ont appnrté leur contrihulion a ces progrès, mais un nom les domine ; il est superflu de le proclamer, car il est è présent h l’esprit de tous, c’est celui dq professeur Guyon.
L'œuvre qu’il a accomplie est immense et son action, incessante pendant quarante années, evercera longtemps encore une influence décisive sur l'orientation des études de pathologie urinaire. Qu’il s’agisse, soit de ses découvertes personnelles — et elles sont nombreuses = soit de méthodes opératoires antérieures à lui qu’il a modipées, trans-. formées et faites siennes en les rendant inoffensives et efficaces, partout on retrouve son grand sens clinique et son talent d'observation. Enfin, avec une sollicitude qui ne s’est jamais démentie, il a au grouper autour de lui une pléiade d’élèves et de oollahorateurs à qui il n'a cessé de prodiguer conseils et exemples, à qui il a montré le chemin et dont il a rendu les travaux plus féconds en les désignant au monde savant. Beaucoup d'entre eux, devenus pialtres à leur tour, s'honorent en l'imitant et l’Ecole de Necker, grâce â lui connue dans le monde entier, continue son œuvre dans une pensée de reoonnaissance filiale.
Si la méthode créée par Quyon a produit les réaullata que l'on sait, elle doit plus que jamais être retenue, suivie et développée nu Binnaent où une ère nouvelle s'est ouverte pour la pathologie urinaire, Le domaine qui lui appartient, le champ d’études qui lui échoit s'agran-' dissent de jour en jour, cqr elle accentue sa tendance à ne pas rester limitée â la chirurgie pure; les sciences chimiques et biologiques, la bactériologie, lui fournissent un puissant appui. Mieux encore, la médecine elle-même contracte avec elle une union de plus en plus intime. Elle a commencé par demander à la chirurgie de lui apporter son concours, qui a été puissant et a contribué à guérir des affections réputées incurables ; â son tour la chirurgie lui emprunte aujourd'hui dans bien des cas ses ressources thérapeutiques, ainsi qne ses méthodes, Aussi la pathologie urinaire exigeât-elle des cnnnaissanoes approfon^ dies, variées, longuement mûries et coordonnées, et portant à peu près sur toutes les branches des sciences médicales.
A ce titre, mais à ce titre seulement, cette spécialité, comme toutes
les autres d’ailleurs, a droit de cité dans le domaine scienldique. Si elle se confine dans une étude restreinte et limitée, si elle se désintéresse des questions générales et élevées, elle risque de demeurer stérile. Le spécialiste spécialisé, si l’on veut bien nous permettre cette expression, celui qui croit mieux faire en se consacrant tout entier à l'étude d’un appareil unique de l’économie et même de tel ou tel organe de celui-là, se détournera facilement du but scientifique et les fruits de sa pratique seront moins bons.
Au contraire, un savant imbu de ces principes qui, après avoir acquis des connaissances étendues, concentre ses efforts sur un point spécial de la pathologie, y apporte une contribution féconde et rend peut-être plus de services à l’humanité que celui qui continue à disperser ses travaux. Aujourd’hui les découvertes se précipitent dans toutes les parties de la science, et se multiplient tellement qu’elles rendent impossible une connaissance parfaite de leur ensemble. Ainsi, un chirurgien érudit et instruit appliquera à merveille les règles de telle ou telle technique opératoire, mais saisira-t-il les indications de l’intervention avec opportunité et précision, saura-t-il en diriger les suites, aussi bien que celui pour qui cette observation est familière? Il est permis d’en douter.
Ces doctrines, nous ne craignons pas de le dire, ont été et sont encore celles de l’Ecole de Necker dont le rayonnement s'est étendu sur les nations voisines. De toutes parts, des travaux importants, des découvertes de premier ordre, capitales même pour le développement de la pathologie urinaire, se sont produites et souvent imposées. Nous les acceptons d’où qu’elles viennent ; elles sont nombreuses ; leur diversité d’origine indique combien il serait puéril aujourd’hui de vouloir établir si une nation est dans son ensemble supérieure à une autre dans telle ou telle partie de la science. Mais partout il faut reconnaître, rechercher et honorer les hommes supérieurs, réunir leurs travaux et leurs études, et les discuter ; il en résulte une vaste collaboration qui profite au bien de chacun.
C’est dans cet esprit que te livre que nous présentons au public médical a été conçu. Nous nous sommes efforcés de mettre en valeur, d'abord les enseignements reçus de nos maîtres, ceux de nos contemporains et enfin les connaissances que notre expérience nous a permis d’acquérir. Pour cela il fallait prendre dans les innombrables travaux qui se publient chaque jour, non pas tout ce qui s’est publié, mais en faire une sélection, tâche délicate entre toutes. Nous n’avons jamais
perdu de vue que là résidait un écueil et nous avons tâché de ne pas y tomber, en évitant de surcharger notre texte de citations, d’indications dont le trop grand nombre produit une sorte de scintillement aux yeux et à l’esprit qu’il détourne des faits fondamentaux. Aussi les noms de beaucoup d’auteurs n’ont pas été mentionnés : nous n’avons retenu que ceux dont l’importance semblait définitivement confirmée. Si des travaux paraissent avoir été laissés dans l’oubli, nous nous en excusons, mais la clarté du livre se serait ternie, croyons-nous au milieu de détails trop multipliés.
Notre but a été de composer un ouvrage qui permette à l’élève d’y trouver les éléments nécessaires à son instruction, au praticien un guide toujours prêt, au spécialiste un moyen de préciser ses souvenirs. Pour cela il était nécessaire de consacrer aux différents chapitres une étendue assez considérable, de résumer et de mettre en lumière les découvertes les plus récentes. Nous pensons avoir proportionné chaque chapitre à l’importance qu’il a actuellement dans le domaine de la pathologie ; les nouveaux moyens d’investigation : l’urétroscopie, la cystoscopie, la bactériologie, la chimie biologique, l’anatomie pathologique y ont été l’objet de nos études, mais c’est au traitement, si prodigieusement transformé depuis quelques années, que nous nous sommes surtout attachés.
Troubles de l'appareil urinaire dépendant du système nerveux.
La Pratique neurologique, pp. 943-965 (Masson et C", éditeur, 1908).
Sous le titre de « Pratique neurologique », le professeur Pierre Marie a groupé des monographies des troubles nerveux de chacun des appareils de l’économie. L’appareil urinaire est un de ceux qui sont le plus souvent influencés par les lésions dn système nerveux, d’où une pathologie spéciale que j’ai été chargé d’exposer.
Les névralgies rénales idiopathiques ont diminué de fréquence depuis que les progrès du diagnostic permettent de reconnaître une lésion inconnue autrefois, et que la technique opératoire supprime des lésions rénales, seule cause de la douleur. La classe des névralgies idiopathiques mérite toutefois d’être conservée quoique très réduite.
La question est différente pour les cystalgies car on doit éliminer
les lésions des parois vésioales. Des causes iiitra et surtout eïtrà vésicales donnent lieu à des douleurs d'upo axtrême violence de même que des lésions du système nerveux; ces névralgies symptomatiques sont fréquentes et curables car le traitement de la cause Dooasionnelle les fait disparaître en même temps. Les idiopathiques sont d'autant plus tenaces que la cause en échappe. Guyon et Hartmann ont démontré que ce sont les contractures du corps et non du col, comme on le dit généralement, qui occasionnent la douleur.
Les rétentions d’urine sont très fréquentes; on les rencontre aussi bien dans les lésions les plus graves que dans certaines commotions légères ou dans l’hystérie. Elles échappent facilem eut au diagnostic car elles se produisent sans provoquer de douleur ni aucun symptôme, comme dans le tabes. Elles présentent une particulière gravité due à ce qu’elles s’infectent facilement.
Dans l’incontinence on doit distinguer des phénomènes distincts qui sont ; la miction involontaire, la mictjon inconsciente, l’incontinence vraie, l’incontinence par regorgement, li faut y joindre l'incontinence nocturne infantile, dite è tort essentielle car elle reconnaît presque toujours une cause, souvent difficile à discerner.
Les troubles de la sécrétion urinaire, polyurie, anurie, oligurie se prêtent mal à une description d’ensemble dans les maladies du système nerveux et leur état ne conduit pas il des règles generales. Quant aux névropathes urinaires, ils sont légion et s’ils no sont pas menacés dans leur existence par une lésion qui n’existe pas, on ne doit pas moins les considérer comme des malades et les soumettre il un traitement dont la suggestion constitue le plus souvent la base.
collaboration de MM. ,
B (Paul), A
(André)
é (Paul),
(Victor), Gastaiosb (J.), Ohbvassu (Maurici „ GouiiTXDB (Denis), Delost (Paul), Descomps (Pierre), Deskos (Ernest), |)nuBi.i,E, Eetebisoiiofi.' (Paul), Esoat (Jean), Esioii (Eugène), Peiuipu (Miclial), Poiiuuii (Emile), qABcusu (Ernest), aacTHiEii (Cliarles), G|«»puvi[,i.e (Enuls), Guvon (Félix), HAnïMANH (Henri), IIbitz-Boyee (Maurice), Hogge, luBEnr (Léon), Janet (Jules), Jeanbbac (Emile), Eabat, Le Dantec, Lugueu (Félix), Macubube (Albert), Mabion (Georges), Michon (Edouard), Minet (Henri), Nicaise (Victor), NoouÈs
Lés aftqutsillolls de la seieHoe Ufologiqiie dont en parcourant le présent exposé, ont été continus e sur ce point tant en France qu’à l’étranger sont réunir dans une même publication l’ensemble df à cette science, les dimensions ordinaires d’un pas, et d’autre part une telle étude exigeait un gra borateurs. C’est pourquoi nous avons formé le | Pousson et moi d’édifier, une Encyclopédie, dont renfermerait l’ensemble des connaissances acqub tion, en même temps que chaque auteur aurait ajouter ses critiques et ses idées personnelles.
Pour conduire à bonne fin un semblable projet laborateurs constituait un point d’importance p devions exiger des qualités de premier ordre, l générales étendues, il fallait que chacun d’eux joi, tent d’une étude approfondie de l’Urologie, et branche de la Science nous devons réserver à chi tiens qui lui étaient le plus familières.
En demandant la réunion de tant de qualités i exigences n’étaient pas exagérées. Nous n’avions la pléiade des élèves des professeurs Guyon et Alba à collaborer avec nous nous n’avons pour ainsi d refus et le concours des compétences les plus qua fait défaut. Le plus grand nombre de ceux qui ont à notre œuvre appartiennent à l’Ecole de Necker quarante ans, se sont formées tant de générationi tion du professeur Guyon. L’empreinte de son d’observation et de son admirable esprit cliniau
acharnée des guerres, celle publication est assurée d’arriver à son terme car tous les éléments des trois derniers volumes sont réunis. Chaque auteur redouble d’efforts et en sent lu nécessité : si autrefois nous avions déjà à cœur de présenter au public médical la somme des travaux français, qui est considérable, à les mettre en lumière et à faire valoir les fruits que nos Ecoles d’ürologie ont produits, c’est aujour-. d’hui un devoir sacré de faire plus que jamais resplendir la science française.