Exposé des titres et des travaux scientifiques
L’inoculation a été faite soit dans le sang, soit dans le péritoine ou le tissu cellulaire sous-cutané. Une vingtaine de poules ont été ainsi traitées. La plupart sont mortes dès la deuxième ou troisième inoculation et n’ont pu être utilisées pour nos recherches. Leur autopsie, comme celle des poules qui ont survécu plus longtemps, a toujours été négative au point de vue de l’infection tuberculeuse.
devait-on point chercher, dans une gamme de virulence variée, la cause qui faisait avec le même microbe, là une lésion viscérale,
lésion surtout phériphérique, locale (tuberculose de la peau, des os, des articulations...), à marche généralement lente, avec tendance à la guérison? Les auteurs se partagèrent en deux camps :
Denis, admettaient une sorte de dualité du bacille tuberculeux; pour ces auteurs, la tuberculose viscérale était le fait de bacilles de Koch très virulents ; la scrofule et les tuberculoses locales étaient au contraire engendrées par des bacilles atténués.
protesté contre ce nouveau dualisme et fait remarquer que les différences d’allure de la tuberculose et de la scrofule étaient
De Renzi, Leloir, Straus se rangèrent à ces conclusions. Ce dernier auteur fit remarquer que Koch, déjà, avait pratiqué des cultures avec des produits provenant de diverses tuberculoses locales, notamment avec des fragments de lupus, et qu’il n’avait pas observé de différence entre les effets de l’inoculation de ces cultures et celle de cultures tuberculeuses d’autre origine.
En présence de ces divergences d’opinions, et sur le conseil de notre maître, M. Grancher, nous avons entrepris des recherches
Nous avons étudié, au point de vue de la culture et de leur réaction sur le cobaye, quatre variétés de bacilles tuberculeux provenant :
Les lésions constatées à l’autopsie étaient du même ordre, quelle que fût l’origine de la tuberculose ayant servi à l’inoculation. Les cobayes qui moururent les premiers présentaient surtout des lésions du foie, de la rate et du grand épiploon, avec
était généralement indemne. Ceux qui succombèrent les derniers avaient, en outre, des lésions précédentes plus avancées, des tubercules assez nombreux dans le poumon.
De cet exposé de nos expériences, nous avons conclu que, quelle que soit l’origine de la tuberculose humaine : tuberculose à marche aiguë ou tuberculose à évolution lente, tuberculose viscérale ou tuberculose chirurgicale, les cultures qui en dérivent revêtent très vite les mêmes caractères morphologiques, quand on les cultive dans des conditions identiques, et montrent la même virulence vis-à-vis du cobaye.
On pourrait nous objecter que le passage des bacilles tuberculeux à travers l’organisme des cobayes a exalté la virulence de ceux qui étaient atténués. Mais ce passage a été pratiqué aussi bien pour les variétés qui provenaient d’une tuberculose aiguë que pour celles qui étaient issues d’une tuberculose chronique, et cependant la virulence s’est trouvée la même, après ce passage, dans tous les cas. Si la virulence était renforcée pour la dernière
culture, elle devait l’être également pour la première ; le point de départ étant différent, le point d’arrivée eût dû l’être aussi ; l’expérimentation nous a démontré le contraire.
On peut dire que l’étude des poisons du bacille tuberculeux
lerlinois, c'est d’avoir es substances tirées du té bien plus étudiée au
uleux qu'au point de vue de ses réactions cliniques et surtout matomiques chez l’animal sain. En montrant que les corps de bailles tuberculeux tués par la chaleur sont capables de produire a suppuration, li. Koch avait pourtant indiqué une des voies les )lus fécondes à suivre. C’est cette voie que nous avons choisie.
Avant d’entreprendre la série de recherches dont nous venons de parler, il nous a semblé intéressant d’étudier les produits de la distillation des cultures en bouillon, du bacille tuberculeux humain. On sait en effet que pour préparer la tuberculine, Koch réduisait au 1/10, par l’ébullition, le bouillon glycériné où s’était développé le bacille de la tuberculose. En procédant ainsi, les 9/10 du bouillon s’évaporent et échappent à l’étude. Nous les avons recueillis et en avons recherché la toxicité chez l’animal
ir n’en citer qu’un exemple, noi tye qui avait reçu les produits di ;rès vite, après deux injections su >es, tandis que le cobaye qui ava
L’action irritalive et nécrosante des substances qui distillent à la fin de l’opération est également plus grande. Avec elles, nous avons observé la production de plaques de nécrose, de véritables chancres tuberculeux , au point où avait été pratiquée l’injection.
Chez l’animal tuberculeux, ces produits de la distillation élèvent la température, à l’instar de la tuberculine, ils précipitent la mort
îs produits de la
CASÉIFICATION DES LÉSIONS
Restait à déterminer par quelle substance le bacille tuberculeux vivant ou mort provoquait la caséification. Nous avons démontré
Après les beaux travaux de Grancher, de Thaon et de toute l’école anatomo-pathologique française, après la découverte de l’inoculabilité de la tuberculose par Villemin, et celle du bacille par R. Koch, l’unité de la phtisie sembla définitivement établie ; le fait que le bacille de Koch se trouvait tout aussi bien dans l’infil-
pouvait les reproduire quand on l’inoculait aux animaux, reléguait définitivement au rang des erreurs la conception ancienne de Reinhard t.
môme de la bactériologie, le dualisme défendu autrefois par
Il n’était plus question, sans doute, de rejeter du cadre de la tuberculose la pneumonie caséeuse ; mais les poussées pneumoniques périluberculeuses, la pneumonie banale, n’étaient plus le