BACILLE TUBERCULEUX HUMAIN
n'est pas la sclérose intense, diffuse, provoquée par l’injection de l’extrait chloroformé.
11 n’est pas juste non plus de prétendre que la sclérose tuberculeuse soit le résultat de la lente évolution du processus tuberculeux. Cliniquement, toute phtisie fibreuse est généralement lente, elle épargne longtemps la vie, au moins dans la majorité des cas. 11 n’en va pas toujours ainsi, au point de vue anatomique.
La transformation fibreuse de la lésion tuberculeuse peut s’opérer avec une grande rapidité, témoin le fait suivant emprunté au service de M. Rendu.
Dn homme succombe, après cinq semaines de maladie, h une broncho-pneumonie tuberculeuse. Les coupes histologiques du
tissu conjonctif néoformé très étendus. Les cellules géantes étaient nombreuses.
Dans les points envahis par le tissu fibreux, il y avait similitude d’aspect avec les lésions expérimentales obtenues chez nos lapins, après un mois d’injections.
Ce sont lit deux exemples probants de la rapidité avec laquelle peut s’effectuer la sclérose d’origine tuberculeuse.
L’évolution fibreuse du tubercule a été envisagée jusqu’ici
développe la lésion. Selon sa constitution humorale et ses réactions cellulaires, l’organisme ferait de la sclérose ou de la caséification. C’était laisser la part trop petite à l’agent causal de la tuberculose.
On sait, en effet, que les éléments élaborés par tout être vivant varient avec le milieu où il évolue, les conditions et l’époque de cette évolution. Il n’en saurait exister différemment pour le bacille tuberculeux. C’est dans cet ordre d’idées, sans doute, bien plus que dans l’origine du microbe, qu’il faut chercher la cause de l’évolution anatomique des lésions tuberculeuses. En amenant
leuse à toutes ses périodes d’évolution anatomi pneumonie interstitielle, la phtisie fibreuse, é l’extrait chloroformé du même bacille. Des re exposons ici, et d’autres en cours d’étude, ma ne nous appartient pas de nous étendre plus 1<
prédominants. Les bacilles de Lœffler et de Nicolaier isent, le premier la diphtérie, le second le tétanos. Mais les paralysants et tétanisants sécrétés respectivement par ces deux microbes, en reproduisant les symptômes fondamentaux de la maladie, se sont assignés le premier rôle, sinon le rôle spécifique, dans la production de la maladie diphtérique ou tétanique. Et c'est aussi à l’aide de ces poisons injectés aux animaux qu’on a
tion toujours vraie de Laënnec, d’après laquelle la ca est le caractère dominant de la maladie, on peut dire qu,
cavernes de tout un lobe pulmonaire. Il est dans la grande majorité des cas, chez l’homme, le poison spécifique de la tuberculose , celui contre lequel doivent aller tous nos efforts. Par lui, le bacille
accomplit son œuvre la plus redoutable, par lui, les éléments ana¬
tomiques nécrosés, dégénérés, faillissent à leur tâche qui est d’éliminer, de digérer tout corps étranger vivant ou mort. Peut-
être l’avenir nous apprendra à tirer d’un si grand mal le plus grand bien. Sans parler d’autres considérations, les lois de la pathologie générale nous autorisent à fonder cette espérance.
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