B. - NÉVRALGIES REBELLES DU NERF MAXILLAIRE SUPÉRIEUR ÉLONGATION
{Revue de Chù’urgie,lS8^.)
Je publiai cette observation parce que la névralgie datait de douze années déjà et qu’elle amenait des crises paroxystiques très fréquentes. Tous les rameaux non ganglionnaires du nerf maxillaire supérieur étaient atteints, excepté le nerf alvéolo-dentaire postérieur. Les rameaux venant du ganglion de Meckel nous ont semblé sains.
L’élongation fut faite dans la fosse sphéno-maxillaire. Le malade, deux ans après, n’avait pas été repris de douleurs.
Sur un autre malade, qui était atteint de névralgie du nerf maxillaire supé-
rieur depuis vingt-deux ans, l’élongation de ce nerl a paru donner une guérison définitive.
J’ai observé vingt-cinq névralgies dd maxillaire supérieur pendant ma pratique médicale ; vingt-trois étaient du côté droit; deux seulement, du côté gauche.
c. - PARALYSIE SPINALE ANTÉRIEURE AIGUË DE L’ADULTE, PARALYSIE DES MEMBRES SUPÉRIEURS PAR L’ATROPHIE DES CELLULES DES COR¬ NES ANTÉRIEURES DE LA MOELLE, ATROPHIE LIMITÉE AU RENFLE¬ MENT BRACHIAL
[France miiHcale, 1874. En collaboration avec M. Desnos.)
Il est accepté aujourd’hui que presque tous les cas de paralysie atrophique de l’enfance généralisée sont dus à des lésions des cornes antérieures de la moelle. Ultérieurement les travaux de Duchenne, ceux de Charcot ont démontré que cette même paralysie atrophique pouvait se produire chez l’adulte et être liée aux mêmes lésions. Mais ces sortes de paralysies sont plus rares chez l’adulte que chez l’enfant. C’est ce qui nous a engagé à publier cette observation, qui a présenté cette particularité intéressante que la paralysie atrophique, au lieu d’être généralisée, était limitée aux membres supérieurs, c’est-à-dire aux muscles, dont l’innervation a sa source dans le renflement brachial de la moelle. Nous avons établi par la discussion qu’il s’agissait bien ici d’une altération des cornes antérieures de l’axe spinal et non d’une pachyméningite cervicale.