‹ Exposé des titres et des travaux scientifiquesChapitre 3 sur 7 · IV. - PUBLICATIONS ET TRAVAUX · texte numérisé non relu

IV. - PUBLICATIONS ET TRAVAUX

1. — De l'influence des maladies constitutionnelles sur la marche des Usions traumatiques. (Thèse présentée au concours pour l’agrégation, section de chirurgie. — Paris, Masson, 1875.)

Dans cette thèse sont recueillis et analysés la plupart des documents parus jusqu’alors sur cette importante question qui a pris, sous Tinfluence des travaux de M. Verneuil et de ses élèves, un tel développement. Les rapports du traumatisme avec le rhumatisme, la goutte, le cancer, la scrofule, Therpétisme, la syphilis, le paludisme, l’alcoolisme, le diabète, l’albuminurie, la leucocythémie, le scorbut, y sont étudiés et décrits. La conclusion principale qui se dégage de ce travail, conclusion conforme de tous points aux idées de M. Verneuil. est que la réaction des maladies constitutionnelles sur les lésions traumatiques, sans être absolument constante, se traduit en général soit enimprimant à la marche de la lésion traumatique un cachet spécial qui rappelle les manifestations spontanées de la maladie dont est atteint le blessé, soit en arrêtant le travail réparateur d’une manière plus ou moins complète, si le malade qui est sous l’influence d’une maladie constitutionnelle est arrivé à un état de cachexie véritable.

2. —Sur l’action que le traumattsme exerce sur les états pathologiques antérieurs.

(Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. IX, p. 36t; 2 mai 1883.)

Observations cliniques suivies de réflexions touchant l’influence que le traumatisme, et particulièrement le traumatisme opératoire, exerce sur l’évolution de certaines diathèses, telles que la diathèse tuberculeuse et la diathèse cancéreuse; — T’aclion qu’il exerce sur la marche de certaines lésions affectant des viscères importants, tels que le foie et les reins; — l’aggravation de la glycosurie et des troubles qu’elle entraîne dans le diabète.

3. — Ubseroaüom tiomelles imr servir à l’étude de l'in/luence réciproque du rhuiiiatmiu! et des lésions traumatiques. {France médicale, p. 7i9 ; 1876.)

i. — Rapport sur un traçait de M. te D'Iteijnier, intitulé : De la valeur pronostique du réflexe rotulkn dans le diabète au point de vue chirurgical. (Bulletins et mémoires de la Sociétéde chirurgie, N. S., t. XIII, p. «i; juillet 1887.)

8. — Traumatisme et grossesse. {Bulletins et m hnoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XIV, p. 97; 1" février 1888.)

C’est l'observation d’une jeune femme enceinte de sept mois, atteinte d’un ostéo-sarcome du fémur à marche rapide, qui nécessita l’amputation sous-trochantérienne. Quoique les suites de l’opération eussent évolué sans fièvre et sans complication d’aucune espèce, l’opérée accoucha d’un enfant vivant, 18 jours après l'amputation dont la guérison était déjà complète. L’enfant vécut deux mois, puis mourut d’athrepsie; la mère succomba un an après à une généralisation de la tumeur. Ce fait s’ajoute à d’autres qui prouvent qu’il n’est pas nécessaire que l’acte opératoire se complique de fièvre ou d’un état septique, pour qu’il interrompe le cours de la grossesse.

6. — De la transmissibilité du tétanos traummique de l’homme à l'homme.

{Communication à l’Académie de médecine, séance du 19 juin 1888; —

Rapport de M. Verneuit. — France médicale, p. 866, 21 juin 1888.)

Le point de départ de ce travail est une double observation dans laquelle la transmission du tétanos d’un malade de mon service à un blessé du service de .M. le D' Charles Nélaton a pu être suivie et mise hors de doute. En examinant et anaylsant avec soin, à ce propos, les différents cas de tétanos traumatique que j’ai eu l’occasion d’observer, je suis arrivé à reconnaître qu’ils accusaient tous la nature infectieuse de celle complication des plaies, et qu'ils pouvaient même être invoqués à l’appui des idées émises par M. Verneuil sur l’origine équine de sa transmission.

Cette communication a été l’objet d’un important rapport, dans lequel JL Verneuil a développé sa doctrine en l’appuyant sur les faits

multipliés qui lui ont été communiqués à cette occasion, et sur l’examen approfondi de ceux qui avaient été antérieurement publiés. On se souvient do la discussion qu’a soulevée, dans le sein de l’Académie, la . lecture de ce rapport. ■ ■ .1 :

7. Trailemmt du tétanos traumatique. {Bulletins et mémoires de la Société ^

de chirurgie, N. S., t. VIII, p. GI4 ; 4 octobre 1882.)

Communication de deux cas de tétanos traumatique grave, l’un suivi de mort, l’autre de guérison obtenue par la désarticulation immédiate du coude (il s’agissait d’une plaie par un coup de feu à la main). L’opération fut suivie de la suppression des attaques généralisées et des spasmes discontinus, mais la contracture du tronc et le trismus persis- ) tèrent encore plusieurs semaines. , . i

8. — Cm de tétanos traumatique grave guéri à la suite de l’amputation.

[Bulletin de VAcadémie de médecine, 29 novembre 1892.) ,)

9. — Rapport sur plusieurs mémoires concernant le traitement du tétanos. ■

[Ibid., 2.8 mai 1893.)

« L’amputation, pratiquée dans les tissus sains, met le blessé dans les meilleures conditions pour la guérison du tétanos traumatique ; dans i le cas où elle peut-être exécutée sans causer de mutilation trop étendue, ' on doit y recourir aussitôt que possible après le début des accidents. "3 Quand, par le fait d’une lésion traumatique, la vitalité et le bon fonc- 1 bonnement d’un membre se.trouvent gravement compromis et que la question d’amputation se pose, l’apparition du tétanos traumatique doit faire pencher la balance du côté de celle-ci. t

Telles sont les conclusions auxquelles m’ont amené les observations de tétanos traumatique tirées de ma propre pratique ; elles sont au î nombre do quinze : treize malades, traités par des moyens locaux * divers, soumis à la médication par le chloral à haute dose, ont succombé ; ; deux ont survécu, les seuls chez lesquels j’ai eu recours à l’amputation; celle-ci avait été faite au moment où l’insuccès des autres moyens d action, entre autres des injections de sérum antitoxique, et l’aggra- *

valion constante des accidents, ne laissaient plus guère de doute sur l’issue fatale de la maladie.

Parmi les moyens qui ont été préconisés dans ces derniers temps contre le tétanos traumatique, il faut surtout compter la méthode des injections antitétaniques par le procédé de Tizroni-Catani ; mon étude n’eût pas été complète si je n’eusse cherché à approfondir ses résultats ; or, l’examen attentif de tous les cas publiés jusqu’à ce jour et de ceux où les injections de sérum antitétanique ont été appliquées dans ma pratitique, m’a conduit à reconnaître que la valeur curative de ces injections à l’égard du tétanos déclaré est des plus contestables, que son efficacité prophylactique n’est même pas certaine chez l’homme; c’est ce qui parait résulter de documents fort intéressants recueillis par M. le D' Rouch, médecin de la marine, pendant la campagne du Dahomey, documents que je dois à l’obligeance de M. le D'Treille, médecin inspecteur du corps de santé des colonies.

Plusieurs observations communiquées àl’Académie de médecine par MM. les D'® Cerné, de Rouen, Darolles, de Provins, et Follet, de Lille, et sur lesquelles j’ai été chargé de présenter un rapport, viennent à l’appui de cette manière de voir et prouvent l’efficacité que possède le traitement local énergique pour la cure du tétanos.

Désinfecter par tous les moyens possibles, ou mieux encore détruire, extirper le foyer traumatique, est la première des conditions à remplir pour éviter l’absorption ultérieure et l’accumulation de nouvelles doses de poison tétanique. Malgré les objections qui ont été adressées à cette manière de voir, notamment par MM. Verneuil et Chauvel, dans l’importante discussion qui a suivi à deux reprises dilférentes mes communications à l’Académie sur ce sujet, je suis encore convaincu que c’est en obéissant à cette indication que l’on a pour le moment présent le plus de chances d’obtenir quelques succès dans le traitement du tétanos traumatique.

tO. — Sur ta pourriture d'hôpital. [Rerue des sciences médicuks, t. VI, fasc. 2, p. 613; 187S.)

11. — Gangrène du pied pur embolie. (France médicale, xxix» année, 1. I, p. 793; 10 juin'1882.)

12. — De l'observation du réflexe palpébral dans l’anesthésie chloroformique.

Note de M. P. Berger présentée par M. Gosselin. (Comptes rendus de

l'Académie des sciences, t. XCIII, p. 971 ; séance du 5 décembre 1881.)

J’insiste dans ce travail sur l’importance de l’exploration de la sensibilité cornéenne au cours de-l’anesthésie chloroformique. Le réflexe palpébral (clignement) dû à l’attouchement de la cornée est l’un des derniers réflexes qui disparaissent ; lorsqu’il fait défaut, on peut être sûr que, dans l’immense majorité des cas, l’anesthésie et la résolution musculaires sont complètes et on peut suspendre momentanément l’inhalation du chloroforme. Le retour de ce réflexe est le premier signe qui indique le commencement du réveil. La constatation de ce caractère permet donc de s’assurer que le patient est arrivé à la période de tolérance anesthésique ou qu’il est sur le point d’en sortir.

13. — Sur les altérations du chloroforme. (Bulletins et mémoires de la Société

de chirurgie, N. S., t. Vil, p. 902; 21 décembre 1881.)

J’ai cru devoir signaler les conditions défectueuses dans lesquelles le chloroforme est conservé dans les services de chirurgie des hôpitaux, conditions telles que le chloroforme, suffisant pour obtenir une anesthésie sans danger, lorsqu’il vient d’ètre livré par la pharmacie centrale, est souvent dans un élat d’altéralion prononcée qui se traduit par une odeur spéciale et par des troubles physiologiques plus ou moins graves dont sont atteints les malades, lorsqu'on l’administre pour une opération. J’insiste sur la nécessité de ne délivrer le chloroforme rectifié pour l’anesthésie chirurgicale, que dans des flacons de très petites dimensions en verre opaque, bien bouchés, et employés tels qu’ils sont déposés dans les services, sans qu’on cherche jamais à les remplir à nouveau sans les avoir vidés complètement et lavés, lorsque le chloroforme qu’ils contiennent commence à s’épuiser.

14. — Anesthésie par le bromure d'éthyle. (Bulletins et mmoires de la Société

de chirurgie, N. S., t. VI, p. 231 ; 7 avril 1880.)

15. — Anesthésie parle bromure d’éthyle (Bulletins et mémoires de lu Société de

chirurgie, N. S., t. VI, p. 320; 19 mai 1880.)

Relations d’expériences et d’observations cliniques très peu favorables à l’emploi chirurgical de cette substance comme anesthésique général. La période de tolérance est très courte et souvent elle est précédée d’une agitation violente.

16. — Intoxication mortelle produite par l'injection d'une solution de cocaïne dans la tunique raginale pour lacure d'une hydrocèle. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVII, 1891, 16 décembre, p. ’ISl.)

A mesure que l’emploi des solutions de cocaïne pour produire l’anesthésie locale se vulgarise et se répand, les accidents d’intoxication de plus en plus nombreux attirent l’attention sur les dangers de cette pratique. Dans deux articles récents parus dans la Médecine moderne, M. le professeur Germain Sée a cité deux statistiques relatant, l’une 96 cas d’intoxication, dont 10 furent mortelles, l’autre 170 cas d'intoxication avec II cas de mort. Ces accidents sont-ils dus à quelque erreur dans le mode d’administration de l’anesthésique et dans la dose employée? Tiennent-ils à des conditions inhérentes à Tétat pathologique du malade lui-môme, à l’atîection pour laquelle l’anesthésie est requise, à la région où elle est appliquée? Peut-on les éviter d’une manière certaine? Existe-t-il pour la cocaïne une dose maniable, une dose qui produise l’anesthésie locale avec une entière sécurité ?

Ces diverses questions se sont posées devant la Société de chirurgie dans une importante discussion qui s’est élevée à l’occasion d’un cas malheureux que j’ai voulu porter à sa connaissance. L’injection d’une petite quantité d’une solution de cocaïne à 2 0/0 dans la tunique vaginale. pratiquée par un de mes internes préalablement à Tinjection iodée, avait suffi pour déterminer des accidents qui firent leur apparition au bout d’une demi-heure et qui entraînèrent la mort en quelques minutes au milieu de phénomènes violents d’excitation d’abord, puis de collapsus paralytique ; et pourtant la solution de cocaïne injectée dans la vaginale avait été évacuée au bout de moins d’une minute.

Plusieurs nouveaux faits d’intoxication produits par Tinjection interstitielle de cocaïne turent cités dans la discussion qui suivit ma communication ; malgré l’éloquent plaidoyer de .M. Reclus en faveur de celte méthode d’anesthésie locale et la statistique vraiment remarquable

à laquelle il s’ést référé, de seize cents opérations pratiquées avec l’aide • de ce moyen sans accidents, il a paru, je le crois, à la majorité des chirurgiens présents, que l’administration de la cocaïne exigeait une réserve et une prudence beaucoup plus grandes qu’on ne le pensait J jusqu’à présent. On est tombé d'accord que le maximum do la dose i qu’on pouvait injecter sans danger était de cinq centigrammes environ; ' > que cette dose ne devait être employée qu’à un état de grande dilution (en solution au centième), et que dans ces conditions encore l’on ne pouvait être absolument certain d’éviter des accidents et même des J accidents mortels. , i

Ainsi donc, sans rejeter un moyen d’anesthésie qui peut rendre de précieux services, il convient de reconnaître que celui-ci ne présente )j pas l’innocuité qu’on s’accordait à lui attribuer. En attendant que de nouveaux faits et surtout que l’expérimentation aient jeté de nouvelles lumières sur l’action toxique de la cocaïne et sur les conditions dans lesquelles elle s’exerce, la discussion présente aura pour effet d’im- j poser la plus grande prudence dans l’emploi de ce moyen et de détruire la sécurité trompeuse avec laquelle on y recourt encore aujourd’hui.

17. — Situe de la discussion sur les accidents provoqué par les injections de 'i

cocaïne. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. X'VIII, 5 . 1892, 13 janvier, p. «.)

Dans cette note additionnelle, je cite deux statistiques qui m’ont ; été communiquées par M. le professeur Germain Sée et dont l’une renferme 96 cas d’accidents par la cocaïne, dont 10 mortels, l’autre 170 cas dont 11 suivis de mort. J’ajoute à ces faits une nouvelle observation qui m’a été adressée par un médecin de l’armée et qui relate des : accidents graves survenus à la suite d’une injection de cocaïne pratiquée pour l’avulsion d’une dent.

18. — Sur le traitement des lympltadénomes par l’arsenic. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XV; 20 novembre 1889.)

A l’occasion d’une discussion qui s’est élevée sur ce sujet à la Société deoîhirurgie, je rapporte plusieurs observations dans lesquelles

des tumeurs lymphadéniques du cou ou do l’aisselle out pu être améliorées ou même guéries, par l’administration de l’arsenic à hautes

19. — La transfusion du sang. (Revue générale parue dans la Menue des

sciences médicales, iv* année, t. VII, 187S; p. 336.)

20. — La transfusion du sang en Allemagne et en Italie. (France médicale,

21. — Le pansement à l'iodoforme. (Revue générale parue dans la Revue des

sciences médicales, xi* année, t. XXI, 1882, p. 738.)

J’ai cherché à faire connaître une amputation, la plus élevée et la plus étendue que l’on puisse pratiquer sur le membre supérieur ; je me suis attaché à montrer quelle place elle devait occuper dans la thérapeutique chirurgicale et quels services on pouvait en attendre, dans un certain nombre de travaux et de communications dont voici l’indi-

22. — L'amputation du membre supérieur dans la comiguité du tronc (Amputation interscapulo-thoracique). Paris, Masson, 1887, gr. in-8“, 380 pages, avec figures dans le texte et 2 planches. — Ouvrage auquel l’Académie des Sciences a décerné une mention de 1,500 frartcs au concours des prix Monthyon, en 1887.)

Dans cette monographie, la seule qui ait paru jusqu’à présent sur cette opération, j’ai cherché à déterminer rigoureusement les résultats de l’amputation interscapulo-thoracique, de préciser ses indications, et de poser les règles de .son exécution. — Pour y arriver, j’ai recueilli et reproduit toutes les observations dont j’ai trouvé la trace dans la littérature médicale, et j’y ai joint la relation d’un fait personnel dans lequel je pus, par celte opération, débarrasser d’un cnchondrome pesant

33 livres, un sujet qui, au bout de quatre ans, vit encore et mène une existence active.

En étudiant les résultats qu’a donnés cette opération jusqu’à ce jour, je passe en revue les divers accidents (hémorragie, entrée de l’air dans les veines, shock traumatique, etc.) qui ont été observés dans son exécution ou à sa suite, et je crois pouvoir établir que la mortalité relativement assez faible dont elle est suivie ('/,), peut encore être notablement réduite par les perfectionnements apportés à sa technique et les progrès réalisés dans l’art des pansements. Quant aux récidives que l’on observe encore avec une redoutable fréquence lorsqu’elle est pratiquée pour des tumeurs malignes du squelette, elles sont pourtant moins communes que celles qui, dans les affections de cette nature, se produisent lorsqu’on a eu recours à une opération plus ménagée ou partielle, comme la résection ou l’amputation du scapulum.

Je signale, dans le chapitre relatif aux indications, sur quels éléments on doit baser l’intervention chirurgicale et le choix de l’opération, dans les traumatismes de la région scapulaire et dans les tumeurs qui se développent dans le squelette de cette région ; après avoir comparé, au point de vue de sa gravité et dos récidives auxquelles elle donne lieu, l’amputation interscapulo-thoracique aux autres opérations que l’on peut mettre en balance avec elle, j’arrive à conclure ;

Qu’on cas de lésion traumatique de l’épaule, broiements, arrachements, l’indication résulte bien plus dos désordres des parties molles que des lésions du squelette ;

Qu’en cas de tumeurs de l’omoplate, l’amputation interscapulo-thoraciquo doit être pratiquée dans tous les cas où la résection de cet os ne peut être faite ou exposerait à trop de chances de récidive ;

Qu’en cas de tumeurs de l’humérus, l’ablation totale du membre avec l’omoplate doit être pratiquée dans tous les cas où la désarticulation de l’humérus ne peut suffire.

Enfin, le manuel opératoire de l’amputation interscapulo-thoracique a été l’objet de recherches d’amphithéâtre multipliées qui, grâce au concours de M. Farabeuf, m’ont permis de fixer les règles de cette opération avec une grande précision. Ce qui ressort de ces recherches et de l'analyse des opérations pratiquées sur le vivant, c’est que la ligature de l'artère et de la veine sous-clavières, pratiquée après la

résection de la partie moyenne de la clavicule, doit toujours constituer le premier acte de l’opération et, en quelque sorte, comme une opération préliminaire au début de l’amputation.

23. — Ablation du membre supérieur dam laeoMiguüé du tronc (Amputation interscapulo-thoracique). (Bulletins'et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. IX, p. 656 ; t» août 1883.)

Présentation d’un opéré.

24. — De l’amputation du membre supérieur dans la contiguïté du trom; manuel opératoire. (Congrès français de chirurgie ; 2' session, 1886, p. 498.)

Cette communication a trait au manuel opératoire de l’amputation interscapulo-thoracique, tel que nous l’avons établi, M. Farabeuf et moi, par la discussion des faits cliniques publiés et par nos recherches sur le cadavre. Cette communication se trouve dans le volume que j’ai fait paraître sur cette opération.

23. — Rapport sur une observation d’amputation interscapulo-thoracique communiquée par M. le docteur Jeannel. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XIII; 27 juillet 1889.)

26. — Rapport sur une observation de il. le professeur Van Iterson (de Lei/de) ■ intitulée : Ostéo-sarcome de l’humérus ; amputation interscapulo-thoracique ;

guérison. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XIV, p. 481; 13 juin 1887.)

Dans ce fait comme dans celui qu’a rapporté M. le D'Jeannel, l’amputation totale du membre supérieur a été pratiquée en se conformant aux règles que j’ai données pour l’exécution de cette opération.

27. — Bappin-t .sur une observation d’amputation interscapulo-thoracique communiquée par M. K. A. Lewis (de Brooklyn). (Ibid., 5 février 1890, N. S., t. XVI, p. 98.

28. — Sarcome périostique de l’humérus; amputation interscapulo-thoracique.

Rapport sur une observation de M. le D'E. Monod. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVII, 1891, 18 février, p. 120.)

29. — Bésection du coude ; présentation du malade. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XI, p. 630 ; 24 novembre 1880.)

30. — De la désarticulation de la hanche. (Berne des sciences médicales, t. XI, fasc. I; 13 avril 1878.)

31. — Désarticulation de la hanche pour un ostéo-sarcome, guérison. — Présentation du malade. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVII, 1891, 22 avril, p. 310.)

32. Sur larésection du genou. (Bulletins et mémoires delà Société de chirurgie, N. S., t. XVI, 1890, 26 novembre, p. 742, et 17 décembre, p. 808; ibid., t. XVII, 1891, 29 avril, p. 331.)

L’existence jtresque constante de lésions tuberculeuses centrales dans les extrémités articulaires des os, doit faire rejeter l'excision pure et simple de la synoviale (arthrectomie), et elle plaide en faveur de la résection articulaire précoce.

33. — Sur l'opération WladimiroH-Mikulic:. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XV, p. 187; 27 février 1889.)

34. — Sur la résection ost^o-plastigtie du cou de-pied, dite opération de Wladimiro/f-Milmlicz, à l’occasion d’une présentation de malade faite par M. le D'Chaput. (Ibid., p. 338, 24 avril 1889, — et Paris, G. Masson, 1889, avec une figure.)

Ces deux communications , ont trait à une résection peu pratiquée jusqu’à présent et même peu connue en France. La dernière est une moiiograpliiu succincte où l'opération en question est étudiée au point de vuede ses résultats, de ses indicationset de son manuel opératoire ; ce travail est fondé sur l’examen de la plupart des faits publiés à l’étranger

et sur deux opérations nouvelles, l’une personnelle, l’autre due à M. le D' Chaput.

L’opération de Wladimiroff-Mikulicz, qui consiste dans la résection du cou-de-pied, de l’exti-émile intérieure des os de ta jambe et d’une étendue plus ou moins considérable du tarse, en conservant l’avantpied que l’on met bout à bout avec le squelette de la jambe, de manière à transformer l’opéré en un digitigrade, cette opération, malgré le nombre assez notable d'insuccès quelle compte, malgré les cas assez fréquents de récidive de l’affection pour laquelle elle avait été pratiquée, semble destinée à agrandir le cadre des opérations conservatrices que l’on peut pratiquer sur le cou-de-pied. Elle y a sa place marquée à côté de la résection tibio-tarsienne et de l’amputation ostéo-plastique ■ de M. Le Fort.

Pour ce qui est des procédés opératoires, j’ai été amené à mettre en usage et à proposer un mode opératoire nouveau, par lequel on conserve les parties molles du talon, les vaisseaux et nerf tibiaux postérieurs que l’on sacrifiait inutilement dans les procédés primitivement employés. Ce mode opératoire est d’une exécution aussi facile et plus sûre que l’ancien, et son résultat ne présente sur ce dernier aucune infériorité au point de vue de la forme.

35. — Rajiprl sur trois communkatims intitulées : i» Sur un procédé de résection osléoplctstique du pied, par M. le D' Paul Michaux ; — 2” Phlegmon diffus du pied. Résection ostéo-plastique. Guérison par M. le D' Gellé {de Provins); — 3“ Tuberculoses osseuses multiples ; ostéo-arthrites du tarse. Résection de presque tout le tarse. Guérison, par M. le 1)’ Phocas, agrégé de la Faculté de médecine de Lille. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVII, 1891, li janvier, p. 47.)

Le procédé auquel M. Michaux a eu recours pour pratiquer l’opération de Wladimiroff-Mikulicz est une modification du procédé que j’ai proposé et décrit et par lequel on évite d’intéresser le nerf et les vaisseaux tibiaux postérieurs. Pour atteindre ce but, je m’étais servi d’une incision en T, prauquee. sur te côté externe du cou-de-pied, incision àl’aide de laquelle j’avais découvert et extirpé la partie intérieure des os de la jambe et les os de la deuxième rangée du tarse, tout en conservant la totalité des parties molles, tant de la région postérieure

que de la région antérieure du cou-de-pied. Pour diminuer le bourrelet que forment ces parties molles par leur plissement lorsque l’on a mis en rapport les surfaces de section du squelette, en même temps que pour se créer une voie plus large, M. Michaux a pratiqué l’excision d’une partie des téguments qui recouvrent la face externe du cou-depied et en particulier la face externe du calcanéum. La perte de substance des parties molles qu’il a créée de la sorte, lui a permis de pratiquer la résection du squelette du cou-de-pied et de fixer ta surface de section des métatarsiens à celle du tibia et du péroné par une suture osseuse.

Cette manière de procéder est bien préférable à celle à laquelle a eu recours M. Collé ; celui-ci, dans la section des parties molles, a compris les vaisseaux et nerfs de la région postérieure, ainsi que la plupart des chirurgiens qui ont pratiqué la résection de Wladimiroff-Miltulicz l’ont tait jusqu’à ce jour. Si la section de l’artère et du nerf tibial postérieur n’a, le plus souvent, pas entraîné les conséquences fâcheuses qu’on en eût pu attendre au point de vue de la vitalité du membre, elle n’en constitue pas moins une aggravation manifeste et tout à fait inutile des lésions produites par l’opération. J’insiste donc de nouveau pour que, dans la résection ostéo-plastique du cou-de-pied, on adopte la modification conservatrice que j’ai tait subir à l’opération en question ou le procédé de M. Michaux qui repose exactement sur le môme principe.

36. — AmpMalion ostéo-plastique du pied par la méthotle de M. Ijt Fort. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XIV, p. 332: 23 avril 1888.)

Pour fixer le calcanéum au plateau tibial, je me suis servi dans ce cas (comme je l’avais déjà fait, à la suite do la résection tibio-tarsienne) d’une longue cheville en os de veau, parfaitement aseptique, que j’ai retirée au bout de quatre semaines. Elle était déjà le siège d’un travail de résorption, manifesté par l’érosion de toute sa surface.

N. S., t. XIV, p. 639; 18 juillet 1888.) ' ^

Il s’agit encore d’un cas de résection dans lequel le calcanéum fut

cloué au tibia au moyen d’une longue cheville d’os de veau aseptique. Cette cheville fut retirée au bout de deux mois, alors que la consolidation était complète; sa surface était érodée.

38. — Amputation midUt-tarsienru) par la méthode en raquette. (Bulletins, et mémoires de la Sociàé de chirurgie, N. S., t. XV,' 1889, 31 juillet, p. G46.)

Un des inconvénients de l’amputation dite de Chopart est d'exiger l’intégrité du grand lambeau plantaire qui doit recouvrir la surface articulaire des os de la deuxième rangée du tarse. Pour permettre d’étendre cette opération aux cas où les parties molles de la région plantaire antérieure sont intéressées, Denonvilliers avait proposé de pratiquer l’amputation médio-tarsienne en se servant d’une incision en raquette. C’est d’après les notes que j’avais recueillies aux leçons de ce maître, que 'l’ai. formulé les règles suivant lesquelles doit être conduite l’opération modifiée de la sorte. Le malade que j’ai présenté à l’appui de ma communication, montrait le résultat obtenu, résultat qui n’est nullement intérieur à celui de l’amputation à lambeau plantaire.

39. — Double amputation tnédio-tarsienne par deux procédés différents sur le même sujet. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVIII. 1892, 29 juin, p. 483.)

Ayant dû, chez le même malade atteint d’un double mal plantaire perforant, pratiquer deux ans plus tard l’amputation de Chopart, sur le pied du côté opposé, et l’état des parties molles permettant d’avoir recours au procédé classique, c'est ce dernier que j’ai mis à exécution. L’opéré, présenté à la Société de chirurgie, montrait donc sur ses doux pieds les résultats en quelque sorte comparés de l’amputation médiotarsienne par la méthode en raquette et par le lambeau plantaire. Je dois dire que, bien que le moignon fût excellent des deux côtés, le procédé classique avait donné un résultat plus parfait au point de vue de la forme.

La méthode en raquette doit donc être réservée pour les cas où les lésions des parties molles ne permettent pas de recouvrir les surfaces avec un lambeau plantaire suffisant. La marche était d’ailleurs parfaite.

et les moignons ne présentaient aucune tendance au renversement, les articulations ayant conservé toute leur mobilité.

10. — Sur k traitemmt du pied bot congénital chez te enfants. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XIII, p, 701 ; 30 novembre 1887.)

Présentation d’un jeune garçon qui avait subi l’extirpation do l’astragale des deux côtés, pour remédier à un double pied bot congénital ayant résisté à la section des tendons d’Achille et des aponévroses plantaires. Ce cas démontre que, même chez les enfants, on peut être contraint de recourir à une opération chirurgicale (extirpation de l’astragale, tarsectomie postérieure) pour corriger des difformités très prononcées, et que l’on peut attendre d’elle un excellent résultat au point de vue du redressement du pied et au point de vue de ses fonctions.

11. — Double pied bot rarus congénital, traité par l’extirpation de l’astragale et la tarsectomie cunéiforme. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, 10 janvier 1890, N. S., t. XVI, p. 05.)

42. — Mégalopodie ; opération. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVI, 1890, 28 mai, p. 421.)

Dans ce cas de malformation bizarre où l’hypertrophie portait sur l’avant-pied et se compliquait de syndactylie et d’un développement lipomateux du tissu adipeux des faces dorsale et plantaire du pied, une amputation plastique de l’avant-pied me permit de rendre à celui-ci une forme aussi semblable que possible à sa conliguration et à son volume normaux. La présentation de l’opérée et du moulage du membre fait avant l’opération ont permis de constater le résultat obtenu.

ii. — Eetropim considérable de la paupière inférieure. Greffe par transplantation d’un lambeau taillé dans la peau du dos combiné avec la bléplmrorrapliie. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S,, t. VU, p. 678 ; 27 juillet 1881.)

43. — Transplantation d un lambeau cutané pris sur la jambe gauche et laissé adhérent 23 jours à son point d'implantation, sur l’extrémité d’un moignon d’amputation de la jambe droite. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie. N. S., t. VIII, p. 135; 22 février 1882.)

46. — Séparation d’une perte de substance du talon au moyen d’un" lambeau pris sur la jambe opposée et laissé adhérent à son pédicule jusqu'au 24" jour: Lecture et présentation de malade. (Bulletin de l'Académie de médecine, 2* série, t. XV, p. 838; 22 juin 1886. — Voir aussi Gazette hebdomadaire, numéro du 23 juin 1886, p. 428.)

47. — Bapport sur deux observations d’autoplastie par la méthode italienne modifiée, communiquées par M. le D'Poncet (de Lyon). (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XIV, p. 29, 4 janvier 1838, et Paris, Masson, 1888.)

48. — L’autoplastie par la méthode italienne modifiée. (Communication à l’Académie de médecine, septembre 1887, et France médicale, septembre 1887. — Paris, Delahaye et Lecrosnier, 1887.)

49. — Deux nouvelles opérations de blépharoplastie par la méthode italienne modifiée. (Communication à l’Académie de médecine, séance du 13 octobre 1889, et France médicale, n« 123, 1889. - Paris, Lecrosnier et Babé, 1889; avec figures.)

50. — L’autoplastie par la méthode italienne modifiée, indications, technique opératoire et résultats. (Congrès français de chirurgie, 1889. — Avec de nombreux dessins dans le texte.)

Reprise, modifiée et pratiquée avec le plus grand succès, de 1816 à

1834, par Cari Ferdinand Graefe, la méthode autoplastique de Taglia-

coiii était de nouveau tombée dans l’oubli le plus complet, quand, en

IglS, une occasion se présenta pour moi d’y avoir recours. Il s’agissait

îrmettre une blépharoplastie, un lambeau, taillé sur le bras, servit îonstituer la paupière inférieure ; il fut fixé par la suture au visage, en demeurant attaché par son pédicule à son lieu d’origine; le bras avant-bras furent solidement fixés à la tête et à la nuque par un ireil plitré et par des bandelettes de diachylon. Le pédicule du )eau ne fut coupé que le 22* jour, alors que ce dernier avait conté avec son nouveau point d’implantation de solides adhésions. Le Itat fut bon. Grèce à cette opération, la malade, qui fut présentée à ociété de chirurgie, put conserver l’œil gauche, jes paupières du côté droit furent dans la suite l’objet d’une tenœ de réparation effectuée par une autre méthode. Le lambeau, é dans la peau du dos, complètement détaché et dépouillé avec 1 de son tissu cellulaire, s’adapta parfaitement a l’avivement de la 3 droite qu’avait nécessité la suture de la paupière corresponte. 11 reprit et vécut ; mais peu à peu, il s’atrophia, sans avoir ais présenté de gangrène ni d’exfoliation, et il se réduisit au tiers t au plus de ses dimensions premières.

Cette double expérience m vipo me permit de reconnaître que l’aulastie par la méthode italienne, modifiée par Graefe, pouvait rendre plus utiles services, et que ses résultats étaient de beaucoup supéirs à ceux des greffes cutanées proprement dites.

Je m’appliquai dès lors à en multiplier les applications. Depuis seize , plus de soixante opérations ont été pratiquées par moi, à l’aide de le méthode et pour les iiidicanons les plus diverses; leurs résultats été pour la plupart présentés à l’Académie de médecine, à la Société chirurgie, au Congrès français de chirurgie. J’en ai fait l’objet de sieurs mémoires et de communications diverses. Do nombreux traixse sont, depuis lors, produits à l’étranger dans cette voie, d’abord Allemagne, puis en Angleterre; tous ont été postérieurs à la publiion de mes premières observations.

Dans une communication au Congrès de chirurgie, après avoir donné istorique complet de la question, j’ai fait de l’auloplastie par la mé-

Ce.mode d’autoplastie consiste essentiellement dans l’application, sur la région que l’on veut réparer, d'un grand lambeau pédicule, pris sur une région éloignée du corps, partie que l’on maintient au contact de celle sur laquelle le lambeau est transplanté et fixé par la suture, jusqu’à la parfaite adhésion de ce dernier avec la surface qu’il doit recouvrir. Alors seulement on sectionne le pédicule du lambeau qui continue à vivre sur le terrain nouveau où il puise ses moyens d’exis-

La condition essentielle de sa réussite est l’immobilisation prolongée et la fixation en contact de la partie à laquelle on emprunte le lambeau et de celle sur laquelle on a fixé celui-ci, jusqu’à la section du pédicule ; immobilité difficile à réaliser et pénible pour le malade. L’autoplastie par la méthode italienne est donc une méthode de nécessité que l’on emploie surtout dans les cas nombreux auxquels les autres méthodes d’autoplastie ne sont pas applicables, par exemple quand il n’existe pas de peau saine au voisinage de la partie que l’on veut réparer. Mais elle est d un utile recours egalement dans les opérations plastiques de la face où elle présente, sur les autres tentatives analogues, l’avantage de no créer aucune perte nouvelle de substance.

Je ne puis donner ici le détail de ses indications, ni mentionner les règles, que j’ai scrupuleusement établies, de son exécution. Je ne veux pas néanmoins passer sous silence la condition essentielle que celle-ci doit remplir: on doit rechercher l’adhésion en surface du lambeau par toute sa face avivée, bien plus que la réunion exacte de sa circonférence ; il faut, en outre, pour que celui-ci réponde au but qu’il doit remplir, lui conserver la totalité du tissu cellulaire sous-culané qui le double. Des préceptes très minutieux, mais faciles à suivre, régissent d’ailleurs les divers temps de ce genre d’autoplastie qui, si j’enjuge par les résultats qu’il m’a donnés, est appelé à rendre d’utiles services à la chirurgie réparatrice dans des cas auxquels les opérations plastiques ordinaires ne sont pas applicables.

31. — CMUoplmtie par la irntiiode italienne. {Bulletins et mfmoires de la Sociélè de chirurgie, N. S., t. XVI, 1890, 3 oov..p. 679.)

Idem (iW(f.,N. S., l. XYII, 1891,9 débcmbre, p. 733).

Deux cas, montrant les bons effets que l’on peut obtenir de l’application de lambeaux pédiculés, empruntés au bras, pour la restauration de la lèvre inférieure, qu’il s'agisse de combler une perte de substance de celle-ci ou de remédier à son retournement complet (ectopion cicatriciel de la lèvre inférieure), produit par la rétraction d’une cicatrice de brûlure.

Cette opération, figurée par Taliacotius dans les planches de son ouvrage [De curtorumchirurgiaperinsüionem), n’avait été pratiquée à ma connaissance depuis cette époque que par Cari Ferdinand de Graefe,

82. — Mrmtm de taponévrose pahmire traitée par l’incision de la peau et de l’aponévrose dans toute l’étendue de la partie malade et par l’application d'un lambeau pédiculé pris sur le tronc {autoplastie par la méthode italienne modifiée. {Bulletin de l’Académie de Médecine. 1893.)

83. — Traitement de la rétraction de l'aponévrose palmaire par la transplantation d’un lambeau pédiculé emp-unté au tronc {autoplastie par la méthode italienne).

(VII. Congrès de Chirurgie, 1893, Séance du 7 avril, p. 633.)

En raisons des récidives constantes auxquelles exposent les divers modes de traitement de la rétraction de l’aponévrose palmaire, l’excision complète de tous les faisceaux de l’aponévrose atteints par la rétraction inflammatoire est la seule méthode qui offre des chances de succès durable. Mais le caractère diffus des lésions, l’intime adhérence de l’aponévrose à la peau, rendent l’extirpation pure et simple des trousseaux au travers d’une incision longitudinale de la peau (procédé de Kocher) très difficile et môme infidèle, car par ce procédé l’on s’expose à ménager quelques faisceaux fibreux qui peuvent ultérieurementreproduire la rétraction. Pour agir d’une manière plus certaine sur la cause de celle-ci, l’on ne doit pas craindre de sacrifier la peau dans toute l’étendue de la partie malade; on peut de la sorte voir et extirper de la manière la plus complète tous les faisceaux de l’aponévrose palmaire, évitant la lésion des gaines tendineuses, des vaisseaux et des nerfs. La perte de substance est ensuite comblée avec un lambeau pédiculé pris

sur le tronc et laissé adhérent à son lieu d’origine par son pédicule jusqu’à sa parfaite adhésion avec la surface qu’il doit recouvrir (autoplastie par la méthode italienne modifiée). Ce que nous savons des propriétés des lambeaux constitués de la sorte, permet d’affirmer que la peau transplantée avec son tissu cellulaire sous-cutané conserve toute son élaslicité, sa souplesse et sa mobilité sur les partiessous-jacentesoù aucunphénomène de rétraction fibreuse ou cicatricielle n’est à craindre. Un cas de rétraction invétérée de l’aponévrose palmaire, guéri parcette méthode, a été communiqué à l’Académie de médecine.

Ayant eu l’occasion par la suite de recourir un certain nombre de fois à ce procédé autoplastique, j’en ai fait l’objet d’une communication au vil* congrès de chirurgie auquel trois malades traités avec succès, de la sorte, ont été présentés.

54. — Traitement des ulcères de la jambe par l’autoplastie par la méthode

Italienne modifiée; présentation de malades. {Académiede médecine, séance

du 14 octobre 1890.)

En présentantdes maladessur lesquelles des autoplasties successives m'ont permis d’amener à guérison des ulcères circulaires incurables en apparence, et menaçant la vitalité du pied de telle sorte que le membre ne semblait plus justiciable que de l’amputation, j’insiste sur le but que l’on se propose de remplir par ces auloplasties : ce n’est pas seulement d’obtenir une cicatrice résistante, mais de pourvoir le membre de téguments normaux doublés d’un tissu cellulaire qui en permette le glissement; c’est en même temps do faire disparaître la rétraction cicatricielle et ses conséquences, et de libérer les parties profondes en extirpant non seulement l’ulcère, mais les parties sur lesquelles il repose. Ni les greffes de Reverdin, ni celles de Thiersch ne peuvent donner un semblable résultat. Mais pour que l’on puisse obtenir la guérison d’un ulcère par la méthode italienne d’autoplaslie, il faut que le membre sur lequel on prend les lambeaux soit sain ; ce sont des opérations qui ne doivent être entreprises que sur des sujets jeunes et bien portants ; aussi sont-elles peu applicables aux véritables ulcères variqueux.

55. — Transplantation d'un lambeau pédiculé emprunté à la jambe droite sur

l'extrémité d’un moignon conique de la jambe gauche par la ntéthode italienne modifiée. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVI, 1890, 4 juin, p. 436.)

86. - Greffe par la méthode italienne modifiée; large ulcération du creux poplUé consécutive à une brûlure; emprunt d'un lambeau cutané à la cuisse opposée; réunion parfaite. Rapport sur une observation communiquée par M. le D'Guelliot. {Bulletinset mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVII, 1890, 18 février, p. 124.)

87. — Sur un procédé autopktstique destiné à remédier aux cicatrices vicieuses du cou (autoplastte en cravate). {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVI, 1890, 26 février, p. 170.)

Pour l'emédier aux cicatrices vicieuses du cou, principalement aux cicatrices très étendues, consécutives aux brûlures, qui déterminent.;» une flexion permanente de la tête, j’ai mis en usage le procédé suivant ; 1 Une section transversale de la cicatrice, comprenant toute son j épaisseur, la divise dans toute sa largeur ; les bords de cette incision " sont disséqués jusqu’à ce que le cou se trouve de nouveau dans la rectitude et que la tête ait repris toute sa mobilité.

Dans l’écartement des lèvres de cette incision, j’insère alors un très grand lambeau taillé dans la peau du dos et prenant son point d’implantation à la nuque. Ce lambeau, fixé dans la section transversale qui divise le tissu cicairiciel, figure ainsi une sorte de cravate de peau saine et extensible que l’on complète, s’il est nécessaire, par l’adaptation d’un deuxième lambeau, taillé sur la poitrine, dont le pédicule s’implante à la région de la fourchette sternale, et avec lequel on comblé la partie antérieure de la perte de substance créée par l’incision. .

Grâce à l’extensibilité de cette demi-cravate de peau interposée entre les deux moitiés de la cicatrice, la correction de l’attitude vicieuse se maintient en permanence. Il est nécessaire, en disséquant ces lambeaux auxquels je donne jusqu’à 20 centimètres de longueur, de comprendre dans leur constitution la totalité du tissu cellulaire qui les double et même, vers leur pédicule, l’aponévrose superficielle ; grâce à cette précaution, on assure leur mobilité sur les parties sous-jacentes , et surtout l’on risque moins d’intéresser les vaisseaux qui les alimentent.

Ïi8. — Restauration de la cavité vésicale et du canal de l’urètkre par la méthode autoplastique, chez une petite fille atteinte d'exstrophie de la vessie {communication à rAcadémie de médecine, séance du 2 juillet 1889, et France œédicote, 4 juillet 1889, p. 894.)

Exemple d’une reconstitution complète du canal de Turèthre et de la paroi antérieure de la vessie par la méthode de la double superposition de lambeaux ; cette observation n’est néanmoins pas un succès à l’actif du traitement autoplastique de l’exstrophie. Si le résultat plastique a été remarquable, la guérison de l’exstrophie n’a néanmoins pas fait cesser les crises douloureuses dont la vessie était le siège. Dans la cavité vésicale de nouvelle formation, les urines s’altéraient et donnaient lieu à des dépôts phosphatiques qui devenaient le point de départ de la formation de véritables calculs.

39. — Exsirophie de la vessie gué-ie par une opération. {Académie de médecine, séance du 21 avril 1891.)

Dans un cas précédent j’avais eu recours à une série d’opérations autoplastiques, pour recouvrir une exstrophie dé la vessie, au moyen de vastes lambeaux cutanés pris au voisinage, par la méthode de M. Le Fort et de Thiersch.

Chez le deuxième malade que j’ai présenté à l’Académie de médecine, l’insuccès de cette méthode, dû à la gangrène d’un des lambeaux, m’a décidé è recourir au procédé de M. le D' Segond', dans lequel la paroi vésicale, disséquée de haut en bas et rabattue, vient recouvrir l’orifice des uretères et reconstituer la paroi supérieure du canal de. l’urèthre. Pour recouvrir la surface cruentée de ce lambeau vésical, au lieu d’employer, comme M. Segond, le tablier préputial passé au-dessus do la verge et dédoublé, j’ai pris un vaste lambeau sur la région antérieure du scrotum,lambeau qui fut ramené au-dessus delà verge et qui fut fixé, par sa surface saignante, sur la surface saignante du lambeau vésical rabattu sur la gouttière uréthrale. Le résultat fut des plus satisfaisants et, comparant ce cas à celui dans lequel j’avais employé la méthode autoplastique, il me parut que le second de ces procédés avait sur le premier l’avantage d’exposer moins aux incrustations calcaires de la cavité où aboutissent les uretères et aux douleurs qui sont la conséquence de cette complication.

L’opéré a été présenté à l’Académie de médecine.

60. — Sur un nouveau procédé d’oblitération des fistules de la trachée consécutives à la trachéotomie par une autoplastie. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XV : 30 octobre 1889.)

Sur deux malades que j’ai présentés à la Société do chirurgie et qui portaient des fistules trachéales, l’un depuis 19 ans, l’autre depuis 6 ans, j’ai obtenu l’oblitération de ces fistules, larges et adhérentes, par le procédé suivant : La peau qui entourait l’orifice fistuleux a servi à constituer un plan profond de réunion, rétablissant la continuité de la surface interne de la trachée. En avant de ce plan profond de réunion, maintenu par des sutures perdues au catgut, on a effectué un plan de réunion superficiel, par le rapprochement et la suture, sur la ligne médiane, de deux ponts cutanés, taillés de chaque côté de l’orifice fistuleux.

61. — Fètule trachéale fermée par une autoplastie. {Bulletins et mémoires de la

Société de chirurgie, N. S., t. XVI, 1890,12 février, p. 112.)

L’autopsie d’un de mes opérés, qui succomba quelques mois plus tard à la tuberculisation pulmonaire, permit de constater que, quoique la cicatrisation parût complète, il persistait encore un petit trajet fistuleux oblique, faisant communiquer la cavité de la trachée avec l’exté-

62. — Sur le dévehppement, l’accroissement et la structure des os. (Revue générale parue dans la Bevue des sciences médicales, v” année, t. IX, 1876, p. 332.)

63. — Sur l'ostéomyélite. {Bulletins et mémoires de laSociété de chirurgie,H.S., t. V, p. 360 ; 23 avril 1879.)

Cette communication a pour objet d’attirer l’attention sous les formes

cliniques très différentes que peut présenter l’ostéomyélite et notamment sur la périostite phlegmoneuse diffuse sans nécrose, dont elle renferme un exemple.

64. — Présentation de pièces et observations à propos de la discussion sur l'ostéoimjélite. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. V, p. iii; 21 mai 1879.)

Abcès central du tibia consécutif à une ostéomyélite ayant débuté dix ans auparavant.

65. — Sur l'ostéomyélite ; discussion. (Bulletins et mémoires de la Société de

chirurgie, N. S., t. V, p. ioO; 28 mai 1879.)

Communication nouvelle tendant à faire admettre, dans l’ostéomyélite, des types cliniques différents, dont la périostite phlegmoneuse diffuse serait un des plus tranchés.

66. — Sur l'ostéomyélite. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie,

N. S., t. X, p. 866; 3 décembre 1884.)

Dans ce travail, je rapporte plusieurs exemples d’ostéomyélites prolongées ayant déterminé des nécroses, des poussées aiguës et l’expulsion de séquestres un temps souvent fort long après la première invasion do l'ostéomyélite. Dans la même séance, je présente un tibia atteint d’ostéite épiphysaire depuis l’âge de 7 ans, et resté fistuleux pendant 65 ans. Ces faits démontrent l’évolution en quelque sorte indéfinie de l’ostéomyélite et la nature progressive des lésions qu’elle détermine.

67. — Ostéomyélite infectieuse aiguë survenue vingt ans après une première poussée d’ostéomyélite terminée par une guérison en apparence complète. — Désarticulation de la cuisse : mort. {Bulletins de la Société de chirurgie, N. S., t. XIV, p. 77 ; 23 janvier 1888.)

Le tait qui a donné lieu à cette communication est une observation d’ostéomyélite infectieuse aigue survenue chez une femme de 45 ans, 20 ans après une première poussée d’ostéomyélite qui s’était terminée

par une guérison en apparence complète. La désarticulation de la hanche dut être pratiquée d’urgence et la malade succomba le 5' jour après l’opération.

La première poussée d’ostéomyélite dont elle avait été atteinte ' avait été méconnue et prise pour une tumeur blanche du genou.

En recourant avec tout le soin nécessaire aux commémoratifs, dans la plupart des cas de ce genre, on trouve que l’ostéomyélite développée en apparence d’emblée chez l’adulte, a presque toujours été précédée d’une première atteinte survenue dans l’enfance ou dans l’adolescence. Celle-ci peut avoir été complètement méconnue, car l’observation présente démontre qu’il est des ostéomyélites qui ne laissent aucune espèce de trace persistante, de modification anatomique durable, sur les os qui en sont atteints. Sans nier l’existence de l’ostéomyélite infectieuse aiguë survenant d’emblée chez l’adulte, il faut donc reconnaître qu’elle constitue une variété tout à fait exceptionnelle.

68. — Abcès cmlral de la diaphjse du fémur consécutif à um ostéomyélite chronifiue d'emblée, développée chez un adulte à la suite d'un anthrax de la nuque. {Académie de médecine, séance du 5 août 1890).

Dès 1880, M.'Pasteur annonçait à l’Académie de médecine qu'il avait trouvé dans le pus d'une ostéomyélite « un organisme pareil à l’organisme du furoncle... Si j’osais m’exprimer ainsi, ajoutait plus loin M. Pasteur, je dirais que, dans ce ças, tout au moins, l’ostéomyélite a été un furoncle de la moelle; » depuis lors. MM. Verneuil, Lannelongue, Albert (de Vienne) et un grand nombre d’auteurs, tant en France qu’à l’étranger, ont insisté sur la relation qui unit l’ostéomyélite au furoncle et à l’anthrax et sur la porte d’entrée que ces affections ouvrent aux organismes pathogènes de l’inflammation médullaire des os.

Aucune preuve de Cette relation do cause à effet ne peut être plus convaincante que l’observation présente : nous y voyons la suppuration médullaire et Phypérostose qui l’entoure se produire dans la convalescence même d’un anthrax, et pour ajouter une démonstration plus exacte encore à la relation de cause à effet qui unit ces deux affections, ce sont des cultures pures du staphylococeus pyogenes aureus, que l’on retrouve dans le pus du canal médullaire.

Le fait d’ailleurs est intéressant comme étant un exemple rare de

développement d’une ostéomyélite, et tout particulièrement d’une ostéomyélite chronique survenue d’emblée chez un adulte.

On sait que chez l’adulte l’ostéomyélite est une affection presque toujours secondaire ; que pour qu’elle se produise il faut une infection, déterminée par un microbe pathogène, mais qu’il faut également une prédisposition constituée par l’existence d’une poussée antérieure d’ostéomyélite survenue pendant la période de développement et d’accroissement des os. Los faits qui échappent à cette règle doivent être considérés comme absolument exceptionnels ; M. Lemoyne, en 1885, dans sa thèse sur l’ostéomyélite aiguë des adultes, avait cru rassembler une vingtaine d’observations prouvant le développement d’emblée chez l’adulte de cette affection. 11 résulte de l’examen criiique auquel j’ai soumis ces faits, qu’il n’en est presque aucun dans lequel on ne retrouve les traces d’une ostéomyélite antérieure : celle-ci peut avoir passé inaperçue, son existence n’en est pas moins presque constante.

Notre observation est donc un exemple tout à fait exceptionnel d’ostéomyélite survenue d’emblée chez un adulte, et ayant déterminé la production rapide d’un abcès médullaire à la partie moyenne de la diaphyse, d’une nécrose centrale peu étendue, et d’un abcès souspériostique.

69. — Ostéomyélite chronique d’emblée chez une jeune fille de 16 am, ayant déterminé la nécrose diaphysaire totale et la fracture spontanée de l'humérus gauche, l’infiltration purulente de tout le mmbre et ayant nécessité la désarticulation scapulo-hnmérale. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XIX, 1893, lijuin, p. 410.)

Fait insolite en raison du début et de la marche insidieuse des accidents et de la gravité des lésions qui contraignit à recourir au sacrifice du membre entier.

■70. — Sur l'ostéome des cavaliers. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XIX, 1893, 27 décembre.)

Il semble que l’ostéome des cavaliers, qui résulte dans un bon nombre de cas d’une myosite ossifiante consécutive à une rupture

musculaire, puisse être du à l’arrachement d’un fragment osseux correspondant aux insertions musculaires, arrachement produit par une contraction violente des adducteurs, coïncidant avec un écartement brusque du membre inférieur porté dans l’abduction. C’est ce qui parait résulter d’une observation personnelle et de l’examen d’un certain nombre de cas d’ostéome publiés dans la littérature médicale.

71. — Des exostoses des adolescents. (France médicale, p. 105, 121, 137,

Leçon clinique de M. le professeur Richet.

72. — Rapport sur deux observations communiquées par il. le docteur Dubar et intitulées : Luxation m arriére et en dehors de la phalangette du pouce droit ; — et périotiste suppurée sans nécrose de la moitié du fémur droit. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XII, p. 334; 28 avril 1886.)

73. — De l’arthrite du genou et de l'épanchement articulaire consécutifs aux

fractures du fémur. (Paris, Masson, 1373. — Thèse inaugurale.)

L’étude de ce phénomène, décrit pour la première fois par Gosselin comme un des caractères constantsdes fractures de la diaphyse fémorale, est fondée sur vingt-deux observations que j’ai recueillies à la Charité et dont quelques-unes ont trait à des fractures par coup de feu de la cuisse, tin certain nombre d’expériences pratiquées sur les animaux m’ont permis d’arriver, relativement à son interprétation, à l’opinion suivante ; c’est qu’indépendamment de la lésion de la moelle osseuse et de l’ostéomyélite traumatique qui, par elles-mêmes, peuvent expliquer la production d’un épanchement dans l’articulation du genou à la suite de la fracture du fémur, cet épanchement est dû principalement è l’action de voisinage du sang épanché autour du cul-de-sac soustricipital de la synoviale.

74. — Résection des fragments et suture osseuse dans le traitement des pseudarthroses du fémur (Avivement cunéiforme et enclavement des fragments ; —

suture métallique à pis perdus). Mémoire lu à l’Acadéhiie de médecine, dans la séance du 9 août 1887, avec présentation de deux malades, opérés par ce procédé. {Berne de chirurgie, novembre 1887, p. 8S3, avec 2 figures.)

Ce mémoire a pour but de faire connaître un nouveau mode de résection et de suture des fragments dans les pseudarthroses consécutives aux fractures de la diaphyse fémorale. — Il consiste essentiellement dans un avivement cunéiforme, tel que le fragment supérieur constitue par son extrémité un V saillant qui s’engage dans le V rentrant qu’on découpe dans l’extrémité du fragment inférieur. Deux points de suture faite avec deux fils de platine double maintiennent les fragments au contact; les chefs des fils sont coupés au ras do leur torsion et les anses métalliques abandonnées dans la profondeur des parties.

Deux malades atteints de pseudarthrose confirmée du fémur, que j’ai traités par ce procédé, ont consolidé; l’un d’eux a, néanmoins, éliminé-un des points de suture métallique après une suppuration de quelques mois.' L’autre a conservé ses deux fils. — L’un et l’autre marchent sans difficulté.

73. — Arrêt du développement du membre inférieur consécutif à une pseudarthrose des os de la jambe remontant à l'enfance. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XI, p. 930; 30 décembre 1885.)

Fait intéressant en raison de l’atrophie considérable qui n’était pas limitée au segment de membre fracturé, mais qui s’étendait à la totalité de ce membre et môme au bassin. — Présentation de la pièce (pseudarthrose flbrosynoviale formant une amphicondylarthrose) et deux obser-

76. — Exemple de guérison sans suppuration profonde dans quelques blessures graves par coup de feu. (Union médicale, juillet 1871.)

Travail reposant sur des observations recueillies dans le service de M. Gosselin, pendant le siège et la Commune. On y trouvera l’exposition du précepte que te professeur a plus tard développé dans son livre de clinique : abstention rigoureuse de toute exploration en cas de

fracture par coup de feu avec trajet étroit et nécessité de prévenir la suppuration du foyer de la fracture, en obtenant une réunion profonde des parties molles.

77 . Quelques exemples de fractures compliquées de plaie communiquant avec de grandes articulations traitées par le pansenwnt ouaté de M. Alphonse Guérin. (France médicale, n»' 58 et 59; 1878.)

Grâce au pansement ouaté, i’ai pu obtenir la guérison non seulement sans accidents sérieux, mais souvent sans suppuration profonde et sans impotence consécutive notable, dans un grand nombre de cas de fractures articulaires compliquées de plaies des plus graves. ;

78. — Des luxations de l’épaule compliquées de fractures de l'exlriinité supé- ■ rieure de l’humérus. (France médicale, n»‘ 132, 133 et 13i; 1884.)

Fondé sur plusieurs observations personnelles, je reconnais comme i signe essentiel dans le diagnostic de cette lésion complexe, la possibilité i de rapprocher le coude du tronc coexistant avec les signes ordinaires j des luxations de l’épaule; j’insiste sur la possibilité de pratiquer aussitôt ^ la réduction de la luxation dans un certain nombre de cas, et sur le i pronostic moins grave au pointde vue des fonctions, lorsqu’une luxation | irréductible est compliquée de fracture de l’extrémité supérieure de J l’humérus que lorsqu’elle ne l’est pas. *

79. — Fracture du col anatomique de l’hUmà'us ou luxation sous-coraco'idiennei compliquée de fracture? (France médicale, xxni« année, 1.1; 5 janvier 1886.)

80. — Luxation sous-épineuse de l’humérus, réduction spontanée pendant j

l’anesthésie chloroformique. (France médicale, p. 758; 1876.) ■;

81. — Sur un cas d’atrophie musculaire portant sur les muscles de l'épitrochlée t et consécutive à une luxation de coude réduite. Guérison par les couraïUs continus. (Bulletins de la Société clinique de Paris, 1.1, p. 160; 1377.)

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