Botnie, ligament et tendons rotuliens (a
lie, physiologie, pathologie.)
(Article du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, p. 2ib-370. avec nombreusee ligures.)
8.3. — Suture de larotule par un procédé nouveau (cerclage de la rotule). (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVIII, 1892, 13 juillet, p. 523.)
La suture de la rotule avec des fils métalliques traversant les fragments, est d’une exécution difficile quand l’un de ceux-ci est très petit. Le fragment peut se briser sous l’action du perforateur, ou il n’offre pas une prise suffisante au fil métallique. En pareille circonstance on peut conduire le fil d’argent tout autour de la rotule en le passant dans les interstices du triceps, du ligament rotulien et des ailerons latéraux; en serrant fortement l’anse ainsi formée, on rapproche et on maintient en contact les fragments, sans risquer de les briser et avec l’avantage de laisser le fil d’argent comme une suture perdue dans les tissus . fibreux, en dehors de la cavité articulaire où il ne pénètre en aucun endroit. Dans un cas présenté à la Société de chirurgie, le résultat, au pojnt de vue de la flexion et de la puissance d’extension du genou, était des plus satisfaisants.
8i. — Sature osseuse perdue au fil d’argent pour une fracture de l’olécrane, présentation du malade. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVII, 4891, 29 avril, p. 331.)
85. — Luxation sous-astragalienne en dedans (Malgaigne), en dehors (Broca), compliquée d’un certain degré de luxation de l’astragale par rotation autour de sOn axe vertical. Rapport de Théophile Auger sur une communication de M. Berger. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. III, p. 504; 25 juillet 1877.)
86. — Sur le traitement des luxations de l’astragale à propos d’un rapport
de M. le D’Charnel.
(Bulletins et mémoires delà Société de chirurgie, N. S., t. XVIII, 1892,
3 février, p. 92.)
Relation de quelques observations personnelles de luxations sous-
astragaliennes et de luxation de l’astragale par retournement, dans lesquelles l’extirpation de l’astragale a été pratiquée avec succès.
87. — Luxation ovalaire (ischio-pubimne) du fémur, {liulletim et mémohn de
la Société de chirurgie, N. S., t. V, p. 146; ü février 1879.)
88. — Sur la mobilisation et l’immobilisation dans les timladies articulaires. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. V, p. 872; 19 novembre 1879.)
Des nombreuses observations de fractures articulaires renfermées dans cette communication, je crois pouvoir conclure avec Al. Verneuil que si, dans les arthrites traumatiques, notamment dans celles qui sont consécutives aux fractures articulaires, on ne peut nier que l’immobilité trop prolongée n’augmente les raideurs et ne favorise l’ankylose; d’autre part, la mobilisation artificielle et plus ou moins violente do l’articulation peut être le point de départ de retours inflammatoires sérieux, qu’elle ne détermine le plus souvent aucune amélioration immédiate des fonctions, et que les bénéfices qu’on en retire peuvent être tout aussi bien attribués à l’action du temps et aux divers autres moyens employés, tels que le traitement thermal, les douches, l’emploi méthodique des courants électriques et la mobilisation naturelle exécutée par le malade lui-même.
89. — Corps étranger volumineux du genou extrait par la taille articulaire. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XIX, 1894,
Il s’agit d’un véritable chondrophyte, encore recouvert par la synoviale, mais libre dans l’articulation du genou. Il mesurait près de 7 centimètres dans son plus grand diamètre.
90. — Orteil en marteau. (Bulletins et ménoires de la Société de chirurgie, N. S.,
t. XIX, 1893, 31 mai) p. 376).
La déformation en marteau des orteils coïncide parfois avec le pied plat. On peut se demander si l’affaissement de la voûte plantaire, par
la tension des tendons du long fléchisseur commun des orteils qui en est la conséquence ne contribue pas à produire la flexion d’abord temporaire, puis permanente de la deuxième phalange sur la première. Chei des enfants qui présentaient cette coïncidence du pied plat et de l’orteil en marteau, la seconde de ces difformités devenait moins frappante et se laissait même corriger en grande partie, quand on restituait à la voûte plantaire sa cambrure normale.L’application d’une semelle surélevée en liège, maintenant la concavité de la plante du pied, fit presque disparaître la malformation de l’orteil.
9t. — Anévrisme traumatique de la paume de la main; recherche des deux bouts de l’artère divisée. (France médicale, page 5iS ; 1874.)
Clinique de M. le professeur Verneuil.
92. — Présentalim d’un malade atteint d’un anévrisme artérioso-veimux du pli de Vaine, à la suite d’un coup de couteau. (Bulletins et tnénoires de la Société de chirurgie, N. S., t. IV, p. B05; H septembre 1878.)
9.3. — Anévrisme faux consécutif guéri par l’application de glace sur la tumeur. (Bulletins et mémoiresdeda Société de chirurgie, N. S., t. V, p. 834 ; ë novembre 1879.)
94. — Anévrisme artérioso-reineux de l’orbite, communication de l'artère carotide interne avec le sinus caverneux. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. Vil, p. 899; 14 décembre 1881.)
95. — Ligature de l’artère iliaque externe suivie de guérison pour un anévrisme de la partie supérieure de l’artère fémorale. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. VIII, p. 717, 23 octobre 1882.)
Observation intéressante à cause de la production d’un second anévrisme au point où un artère avait subi la compression digitale pour la cure d’un anévrisme poplité qui fût guéri par ce moyen.
Au point de vue du manuel opératoire, elle montre la nécessité pour décoller le péritoine et découvrir l’artère, de recourber et de prolonger vers l’ombilic la partie externe de l’incision, et elle prouve l’efficacité de la ligature pratiquée avec le catgut.
L’opéré a été présenté à la Société de chirurgie.
96. — Anévrisme cirsoide de ta mam, gul^r^ par les mjecUms de perchlorure de fer. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. X, p. 309; 16 avril 1884.)
97. -î- Rapport sur deux communications de M. Kirmisson intitulées : Anévrisme inguinal du côté droit; ligature de l’iliaque externe, guérison; et mémoire sur les anévrismes inguinaux et la. ligature de l’iliaque externe. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. X, p. 471 ; 11 juin 1884.)
98. — Rapport sur une observation d’anévrisme traumatique de l’artère cubitale
communiquée par M. Février (de Nancy) (ibid., 3 février 1892). ï
99. — Considérations à propos d'une fracture insolite du crâne (fracture par contre-coup) compliquée : 1“ d’un épanchement sanguin sans signe apparent de compression cérébrale; 2“ d’une hémorragie cérébrale au point opposé à la fracture; 3“ d’aphasie sans lésion appréciable du centre de Broca, parM. Paul Berger et M"' A. Klumpke. (Revue de chirurgie, t. VII, février 1887, p. 85, avec de nombreuses figures.)
Le titre de cette observation montre son intérêt scientifique et fait pressentir l’importance des considérations pratiques qui s’y rattachent. Dans les traumatismes cérébraux récents et considérables, il peut exister une aphasie parfaitement caractérisée, sans qu’il y ait de lésion appréciable de la circonvolution de Broca, du pied de cette circonvolution,, de celles de l’insula. On ne peut donc, en cas de traumatisme récent ayant porté sur le crâne, se fonder ni exclusivement, ni même princi- : paiement sur ce symptôme pour affirmer l’opportunité de la trépanation < et pour déterminer le lieu d’application de l’instrument.
La disposition des traits de fracture observés à l’autopsie a été, pour les auteurs,l’occasion d’étudier les fractures indépendantes (par contrecoup) de la base du crâne (celles-ci affectent principalement les voûtes orbitaires, plus rarement le rocher); ils en ont fait représenter quelques exemples remarquables et sont entrés dans quelques considérations sur leur mode de production et leur mécanisme.
tOO. — Fracture du crâne arec enfoiicemeid compliquée de plaie communiquant avec la cavité crânienne. Accidents cérébraux primitifs. Expectation. Guérison sans nécrose et sans accidents cérébraux consécutifs. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S,, t. III, p. 511; 25 juillet ^117.)
Exemple remarquable de la simplicité avec laquelle évoluent certaines lésions traumatiques graves du crâne et de l’encéphale chez les jeunes sujets. Il doit être rapproché du tait suivant :
lût. —Fracture du crâne, avec hernie 4u cerveau. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, F. S., t. VI, p. 253; U avril 1880.)
Dans ce cas, la presque totalité de la moitié droite de l’os frontal dut être enlevée; le lobe frontal droit était déchiré et faisait une forte saillie qui se réduisit spontanément au bout do quelques jours. La cicatrice se fit aux dépens de bourgeons charnus qui se développèrent sur la surface même du lobe frontal mis à nu, après l’expulsion de quelques esquilles. Le jeune malade guérit, mais conserva une altération de son caractère et une diminution de l’intelligence.
102. — Fracture longitudinale de la voûte du crâne sans enfoncement, siégeant à gauche. — Hémiplégie droite totale avec aphasie motrice. — Plus tard, phénomènes spasmodiques et convulsions occupant les muscles non paralysés. Trépanation. Encéphulocèle consécutive. Guérison avec retour partiel de la parole et de la motilité. {France médicale, p. IG61 et 1673 , 2i et 27 novembre 1888.)
103. — Quelques considérations .sur l’opération du trépan. {France médicale, 1888, n»' 138 et 139, et Paris, Lecrosnier et Babé, 1888.)
d04. — De l’inten-enlm tardive ilans les frmturcs du erdm avec mfommmi
{Bulletim et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVIII, 1892,
12 octobre, p. 602.)
Chez un sujet qui avait, trois ans auparavant, subi une première et très large trépanation, pour une fracture fissurique du crâne, compliquée d’un énorme foyer de contusion intra-hémisphérique, se développèrent des accidents d’épilepsie jacksonnienne de plus en plus fréquents et gravés. On incise la cicatrice, on détache la dure-mère de ses adhérences à la circonférence de la breche osseuse qui n’était le siège d’aucune hypersostosc, d’aucun développement d’ostéophytes ; l’opération ne pernjet de reconnaître aucune lésion capable d’expliquer les phénomènes d'excitation cérébrale qui'persistent et s’accroissent, même pendant deux jours encore; au bout de ce temps, on rouvre la plaie qui avait été réunie et en déchirant les épaississements fibreux qui recouvrent l’ancienne cicatrice cérébrale, on donne issue à un abcès dont l’évacuation amène très rapidement ta diminution, puis la disparition des attaques. Le malade guérit en conservant une monoplégie brachiale contemporaine de sa fracture, mais ayant vu s’améliorer l’aphasie dont il était atteint. Une plaque de celluloïd, appliquée sur la surface cérébrale pour remplacer la partie de la voûte crânienne qui avait été enlevée, ne put être conservée.
Ce fait démontre que l’intervention primitive dans les fractures du crâne, ne met pas entièrement à l’abri des accidents d’encéphalite tardive, survenant au bout do mois et d’années. Un point infecté, perdu dans la profondeur de l’hémisphère cérébral, peut, même au bout d’un temps très long, donner, lieu au développement d’un foyer septique avec toutes ses conséquences. L’indication à remplir en pareil cas est positive, et consiste à aller à la recherche de la lésion dont les accidents dépendent.
La plaque de celluloïd placée sous le péricrâne, pour remplacer la partie de la calotte crânienne qui avait été extirpée, eut été probablement tolérée, si l’ouverture de l’abcès et l’évacuation du pus n’en avaient déterminé la contamination et n’avaient forcé à la supprimer.
— it —
105. — «elation d’un fait de séjour d'un projectile dam le crâne; communication à la Société de chirurgie. (Bulletim et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t,, XIII, p. S92; 26 octobre 1887.)
Il s’agit d’une balle de revolver qui, pénétrant par l’orbite, était venue se loger dans la fosse occipitale entre la dure-mère et le crâne. Quoique tout le cerveau eût été traversé, ainsi que le prouvait l’existence d’une cicatrice très nette reconnue à l’autopsie, ce ne fut qu’au boutde quatre ans que la blessée fut enlevée par des accidents de méningite à marche rapide.
106. — Plaie du cermaupar balle dereoolver; aphasie, hémiplégie droite,issue de matière cérébrale; guérison complète avec rétablissement des fonctions. (Semaine méilicale, 6 mars 1889, p. 63.)
Cette observation est une des plus remarquables que l’on puisse trouver de retour graduel de la motilité et de guérison en apparence complète, malgré le séjour du projectile dans le crâne, à la suite d’une plaie pénétrante de celui-ci par coup de feu. Elle présente avec le fait précédent une analogie frappante ; l’on ne peut malheureusement affirmer que la malade qui en est l’objet, soit à l’abri des accidents qui détermineront chez l’autre la terminaison fatale, après une guérison apparente de plusieurs années.
107. — Plaie pénétrante du crâne par balle de revolver avec issue de substance cérébrale, sans aucun phénomène immédiat ou consécutif ; guérison sans issue duprojectiie. (Bulletim etmémoiresde la Société de chirurgie, N. S., t. XVIII, 1892, l«'juin, p. 408.)
L’observation présente est un nouvel exemple de la tolérance do l’encéphale pour les projectiles de petit calibre : dans ce cas une balle de revolver, dont la pénétration avait été prouvée par l’issue de substance cérébrale par la plaie, vint se loger dans le lobe frontal, sans déterminer aucun accident ni aucune modification des fonctions cérébrales. Le malade guéri fut présenté à la Société de chirurgie où plusieurs de nos collègues citèrent, à cette occasion, des faits de même
Je crois que l’on peut en conclure que, dans les cas de blessure du crâne par une balle de revolver de petit calibre, ayant pénétré dans l’encéphale, l’abstention est préférable lorsque le blessé ne présente pas d’accidents, la recherche, l’extraction du projectile, le nettoyage et la désinfection du foyer traumatique, étant autant d’indications que l’intervention ne saurait remplir dans le plus grand nombre des cas. L’action chirurgicale, si elle s’exerce, ne saurait se proposer d’autre but que la régularisation de la plaie et l’extraction des quelques esquilles que le projectile peut avoir enfoncées dans la surface du cerveau.
108. — Discussion sur les plaies pénétrantes du crâne par des balles de remlver.
(Bulletins et mémoires delaSociété de chirurgie. If. S., t. XX, 1894, 10 jan.
C’est cette opinion que j’ai eu à défendre dans la discussion récente àlaquelleontprispart, àlaSociétédechirurgie, .MM. Chauvel, Marchant, Monod, Quénu, Terrier, Tuffier : elle est absolument confirmée par les résultats des remarquables expériences que M. Delorme a instituées pour élucider ce sujet, et par les faits les plus récemment publiés et dont j’ai fait, à ce propos, la critique minutieuse. Ces faits démontrent que le plus grand nombre des succès dûs à l’intervention ont été fournis par la trépanation secondaire, pratiquée pour des accidents consécutifs à la blessure.
109. — Sur la recherche et l'extraction des balles de revolver logées dans les cavités de ïoreille. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XIV, p. 697 ; 10 octobre 1888.)
La conclusion de ce mémoire est qu’il faut procéder à la recherche et à l’extraction dés projectiles logés dans le rocher, toutes les fois que ceux-ci donnent lieu à des accidents, ou même à de la suppuration. La voie d’extraction qu’il faut adopter est ouverte par le détachement de la demi-circonférence supérieure du pavillon de l’preille, que l’on rabat de haut en bas, ainsi que M. Verneuil a conseillé de le faire. Il est nécessaire, en outre, de débrider largement en arrière le conduitauditif externe et d’attaquer l’apophyse mastoïde au ciseau pour élargir la voie. Au cours de l’opération, l’explorateur électrique de M. Trouvé donne de
précieuses indications sur la situation du corps étranger. Deux cas sont cités, où ce procédé d’cxtractiôn a été mis en usage ; l’un d’eux est confirmatif de la théorie de Lussana et d’inzani, qui font de la corde du tympan un nerf de sensibilité gustative.
tlO. — Sur mcas d’ertciphaloctk com/értitale traitée et ijuérk par l’extirpaiion. (Communication à l'Académie de médecine avec présentation de malade, le 14 janvier 1890.)
111. — Considérations sur l'origine, le mode de déeeloppemeiit et le traitement de certaines mttiphalocbles. (Reoue de chirurgie, 1890, avril, p. 209.)
Ce travail est fondé sur l’examen anatomique de la pièce présentée à l’Académie de médecine dans la communication précédente, et sur les recherches bibliographiques portant sur le plus grand nombre des faits d’encéphaloccle actuellement publiés.
Cet examen, pratiqué dans le laboratoire do M. Ranvier par M. Suchard et par M. Ranvier lui-même, a conduit à des constatations imprévues et qui, si elles étaient confirmées par un plus grand nombre de faits, ne tendraient à rien moins qu’à modifier entièrement les doctrines actuellement reçues sur le mode de développement de cet ordre de malformations.
Voici les conclusions de ce travail :
r La structure de la substance nerveuse qui entre dans la constitution de certaines encéphalocèles s’écarte notablement du type normal des parties de l’encéphale auxquelles ces tumeurs se rattachent ; cette circonstance, et les modifications particulières que présente l’enveloppe méningée qui les renferme, doit les faire considérer comme des produits néoplasiques véritables, analogues aux névrômes médullaires décrits par Foerster et Virchow, produits néoplasiques auxquels on pourrait donner le nom à'encéplialomes;
î" La considération de ces caractères de structure nous conduit à ramener l’origine des encéphalocèles aux tout premiers temps du
développement embryonnaire, à un vice dans la formation de la vésicule encéphalique primitive.
Ce vice réside probablement dans la production d’une protubérance exencéphalique qui, se développant avant que le crâne membraneux se soit constitué, détermine un arrêt dans la réunion des lames qui le composent en s’opposant à leur rapprochement au point qui correspond à cette protubérance. Certaines encéphalocèles résultent donc d’une malformation primitive de l’encéphale entraînant un arrêt de développement du crâne. Ce sont de véritables cctopies do la substance encéphalique; elles ne sauraient être rapportées à une évolution pathologique intra-utérine, amenant la perforation de l’enveloppe osseuse du crâne et l'issue de son contenu; elles ne peuvent donc être assimilées en aucune façon à des hernies cérébrales ;
3“ L’examen dés faits anatomiques confirme cette manière de voir en montrant que, depuis les cas les plus simples d’encéphalocèle jusqu’aux ectopies cérébrales véritables, il existe une foule de degrés qui conduisent de l’un à l’autre de ces états extrêmes par une transition presque insensible;
4" La distinction anatomique et pathogénétique que l’on a voulu établir entre les diverses variétés des encéphalocèles, méningocèles, ncéphalocèles pures, hydrencéphalocèles, distinction qui semble avoir , été exagérée par les auteurs, ne se traduit souvent en clinique par aucun caractère distinctif capable d’assurer le diagnostic différentiel de ces variétés ;
5“ L’on doit ménager celles de ces tumeurs dont le volume est faible, l’accroissement peu marqué, et qui ne menacent pas l’existence dans un avenir prochain.
Celles qui sont volumineuses, tendues, dont les enveloppes amincies menacent de se rompre, celles mêmes qui sont le siège d’une augmentation de volume manifeste, lorsqu il n’existe aucune contre-indication tirée de l’état général ou de complications locales, doivent être traitées par 1 extirpation. L’opération qui me paraît mériter la préférence est celle qu’a préconisée M. Perier, à laquelle j’ai eu recours, et qui remplit les conditions exigibles pour obtenir la cure radicale de ce genre de malformations.
H2. — Rapport sur deux communicatims de M. le IP Picqué, intitulées : 1» Considérations sur l’anatomie pathologique, le diagnostic et le traitement des encéphalocèles ; 2» Énorme spina bifida de la région lombo-sacrée; extirpation, guérison. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVII, 1891, 8 avril, p. 252.)
L’examen d’une intéressante observation d’hjdrcncéphalocèle, observée et extirpée avec succès par M. le D' Picqué, fournit de nouveaux arguments pour combattre les idées de Spring et celles d’Ackermann sur la genèse des exencépbalies congénitales. Dans le fait deM. Picqué, le kyste de substance cérébrale, développé à l’extérieur du créne, renfermait un liquide différant par sa constitution chimique du liquide céphalo-rachidien; il n’était donc pas constitué par une hydropisie ventriculaire limilée. L’aplatissement du crène en tète de crapaud, qui était des plus marqués, contredit également à la théorie d’Ackermann, suivant laquelle le développement de l’encéphalocèle serait lié à une diminution, celui de l’hydrencéphalocèle à un accroissement de la pression intracrânienne, le crâne se trouvant par conséquent réduit dans toutes ses dimensions dans l’encéphalocèle, accru dans tous ses diamètres au contraire dans l’hydroncéphalocèle.
.t.L — Cure radicale d’un spina bifida lombaire chez une petite fille âgée de sept semaines. Greffe d'une plaque osseuse empruntée à l’omoplate d’un jeune lapin dans la perte de substance des lames vertébrales. [Bulletin de l’Académie de médecine, 12 janvier 1892.)
11 s’agit d’une modification que j’ai fait subir au procédé de M. Perier pour la cure radicale du spina bifida : après la dissection de deux lambeaux cutanés et l’isolement de la poche méningée du spina bifida jusqu’au pourtour de la perte de substance du canal rachidien, la partie terminale de la moelle qui s’insérait au sommet de la tumeur fut détachée avec précaution de ses adhérences et réduite dans le canal vertébral. Puis une plaque osseuse de 3 centimètres de long sur 2 de large fut taillée dans l’omoplate d’un jeune lapin et insérée dans la perte de substance des lames vertébrales qu’elle comblait exactement. Les bords de la poche méningée, enfin les lambeaux cutanés furent réunis en arrière de cette greffe osseuse incluse dans le canal rachidien.
Les suites de l’opération furent satisfaisantes, il n’y eut pas de suppuration, la greffe fut conservée et l’enfant put être présentée à l’Académie de médecine au bout de deux mois. Malheureusement, elle était atteinte, dès sa naissance, d’une paraplégie complète avec paralysie du sphincter anal, que l’opération ne put faire disparaître.
114. — flc l’oblitération des narines produite par la saillie de l’enrémüé antérieure du vomer et du moyen d’y remédier par une opération. {Bulletim et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. X, p. 390 ; 7 mai 1884.)
C’est à M. le professeur Duplay que je dois la connaissance de cette cause d’oblitération des narines, et du moyen thérapeutique efficace et sùr qu’on peut lui opposer; ni l’une ni l’autre n’ont, jusqu’à présent, été décrits dans les ouvrages spéciaux non plus que dans les traités classiques. L’oblitération de la narine est due à une sorte d’hypérostose do l'extrémité inférieure du vomer qui s’accompagne, généralement, d’inflexion en S de la cloison des fosses nasales, et do déformation ogivale de la voûte palatine. Pour y remédier, il suffit de raboter, en quelqùll sorte, avec un ciseau étroit et tranchant, la cloison des fosses nasales à sa jonction avec te plancher de cette cavité. Cette petite opération m’a donné un succès complet dans plusieurs cas où je l’ai tentée.
llü. — Des tumeurs carlilagmeuses du ma-rillaire supérieur. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XI, p, 293; 6 piai 1888.)
A l’occasion d’une observation communiquée par M. le D'Kirmisson, je me suis proposé d’étudier les diverses variétés que présentent ces tumeurs au double point de vue de leur constitution anatomique et do leur évolution clinique ainsi que le pronostic qui s’y rattache. J'ai pu réunir et classer en tableaux synoptiques 31 observations de tumeurs semblables et arriver, par l’étude de ces faits, à la conclusion principale que voici : c’est que, si la distinction entre les chondromes vrais et les tumeurs mixtes que l’on peut appeler faux chondromes doit être conservée au maxillaire supérieur, les premiers affectant une marche plus lente et reconnaissant un pronostic moins grave que les seconds, au
point de vue de la généralisation et des récidives, on ne peut néaninoins considérer les chondromes hyalins eux-mêmes comme des tumeurs de nature absolument bénigne, quelques-uns d’entre eux ayant une grande tendance à récidiver après une ablation, en apparence complète. Comme conséquence thérapeutique, les tumeurs cartilagineuses du maxillaire supérieur doivent être traitées par l’extirpation complète, non seulement de la tumeur, mais de l’os ou des os affectés (Résection totale du ou des maxillaires supérieurs).
116. — Sur deux observations de tumeurs des os maxillaires supérieurs (Chondrome. — Kyste dermoïde), communiquées par M. Jeamel; rapport. (Bulletins etménunres de la Société de chirurgie, N. S., t. XII, p. 622 ; 21 juillet 1886, et t. XllI, p. 69; 2 février 1887.)
117. — Kyste développé aux dépens de la racine d’une dent imlade et remplissant la cavité du sinus maxillaire gauche. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. VII, p. 422, 1" juin 1887.)
Fait confirmatif de la théorie de M. Magitot sur le développement des kystes des racines; la paroi du sinus maxillaire était refoulée par le kyste qui n’occupait pas la cavité même de l’antre d’Highmore, bien qu’il l’effaçât complètement.
H8. —Bésecikm totale du maxillaire supérieur gauche; appareil prothétique; présentation du malade et de l’apparml. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XII, p. 688 ; 28 juillet 1886.)
119. — Présentation d’un appareil prothétique destiné à remplacer la moitié de la mâchoire inférieure, chez un sujet sur lequel M. Berger avait pratiqué l’extirpation de la moitié droite de cet os. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. VIII, p. 763; 13 novembre 1882.)
120. — Résection du maxillaire supérieur pour un ostéosarcome de cet os, avec absence complète de déformation de la face. (Bulletins et tnémoiresde la Société de chirurgie, N. S., t. XVI, 1890, 19 novembre, p. 724.)
Dans ces dernières années, on a préconisé à Lyon l’application
d’appareils prothétiques provisoires, adaptés à la perte de substance des maxillaires aussitôt après l’opération, en vue d'empêcher les déformations de la face tenant à la rétraction cicatricielle. Un constructeur qui a tait preuve d’une ingéniosité et d’un talent remarquable, M. Claude Martin, a multiplié tes essais dans Se sens et il a publié les résultats auxquels il est arrivé dans une brochure intitulée : De la prothèse immédiate appliquée à la résection des maxillaires.
Sans nier les services que peuvent rendre en certains cas ces appareils, il faut reconnaître que ces pièces prothétiques, appliquées dans une plaie récente et très complexe, rendent l’entretien aseptique de cette plaie difficile; qu’ils y jouent le rôle de corps étrangers ; qu’ils s’opposent dans une certaine mesure à l’écoulement des liquides et à la désinfection ; aussi pour remédier à ces inconvénients, M. Martin a-t-il multiplié les dispositifs et construit des appareils compliqués et nécessairement coûteux.
Le cas présent tait voir que la prothèse immédiate n’est pas nécessaire pour empêcher la déformation cicatricielle ; il suffît de diriger convenablement les sections osseuses, de conserver ce qu’on peut de l’os malade et du plancher de l’orbite, et de pratiquer, comme je l’ai fait, le tamponnement antiseptique de la perle de substance avec de la gaze au salol fortement comprimée.
t21. — Sur le traitement des névralgies sous-orbitaires. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. VIll, p. 76S, 15 novembre 1882.)
Des expériences faites pour étudier les effets de l’élongation de diverses branches du trijumeau, il est résulté que presque toujours le rameau sur lequel on exerçait la traction se rompait à un centimètre environ du point où s’exerçait cette traction.
122. — Sur les altérations de la glande sous-maxillaire consécutives à la lithiase salivaire. (Bulletins et mémoires de la chirurgie. N. S., t. XV, p. 599; n juillet 1889.)
Dans un cas où une induration suspecte de la glande sous-maxillaire compliquait un calcul salivaire, je pratiquai l’extirpation de l’organe malade. L’étude histologique de la pièce, pratiquée par M. Pilliet, nous
fit reconnaître, dans la glande sous-maxillaire, les lésions qui avaient été décrites dans le foie, comme la conséquence de l’oblitération des voies biliaires, par MM. Charcot et Gombault, et dans le rein, à la suite de la ligature expérimentale des uretères, par M.M. Straus et Germent. Ces lésions sont la dilatation du système des canaux excréteurs, l’atrophie des éléments glandulaires, enfin la sclérose de l’organe, envahi par une infiltration cellulaire qui rappelle celle que l’on observe dans les processus infectieux. 11 se pourrait, en réalité, que cette sclérose procédât d’une infection véritable dont les canaux excréteurs suppurés de la glande seraient le point do départ. Comme conclusion pratique de la découverte de ce fait, il faut admettre que l’extirpation de la glande malade est à conseiller, quand les lésions secondaires dont elle est atteinte l’ont conduite à ce degré de dégénération.
123. — Lithiase parotidienne et mineur érectile à la joue {Angiome caverneux). {Bulletins et mémoires de lu Société de chirurgie, N. S., t. IX, p. 886 ; 28 novembre 1883.)
124. — Sur l’insuf/isance de la cimsidération des caractères physiques pour le diagnostic de certaines tumeurs ulcérées de la langue. {France médicale,
xxxn' année, 1.1, p. 737 ; 30 mai 1885.)
125. — Sur la réunion par première intention des pertes de substance consécutives à l’ablation des tumeurs de la langue. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XYII, 1891, i février, p. 86.)
Pour l’extirpation des tumeurs malignes de la langue, après avoir enlevé les ganglions, sains ou malades, de la région sus-hyoïdienne et hyoïdienne, la glande sous-maxillaire, et pratiqué la ligature des artères linguale et faciale, on procède avec le bistouri ou les ciseaux à l’excision directe et très large de la partie malade en ayant soin de taire porter la section à distance du mal sur les tissus sains. Il m’a semblé qu’il y avait un réel avantage, pour obtenir une hémostase immédiate complète et pour abréger le temps nécessaire à la guérison, de réunir la vaste perte de substance qui résulte de cette ablation au moyen de points do suture les uns profonds, les autres superficiels, faits avec du fil de soie. Quoique d’autres opérateurs aient vraisemblablement eu recours
à ce mode do réunion, le précepte n’en a été formulé dans aucun ouvrage classique et dans aucune monographie, et c’est pour cela que j’ai cru devoir attirer sur lui l’attention des chirurgiens.
126. — Traitement de Tépithélioim de la langue. (France médicale, xxvin»
année, p. 133; 29 janvier 1581.)
127. — A propos de l’opération du bec-de-liéore; modification du procédé opératoire. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. VI, p. 358 ; 9 juin 1880.)
128. — Épingle implantée dam le vestibule du larynx; extraction par les voies
naturelles. (France médicale, p. 1265; 8 septembre 1888.)
129. — De la trachéotomie par le thermo-cautère. (Bulletins et mémoires de la
Société de chirurgie, N, S., t. IV, p. 641 ; 2 octobre 1878.)
Communication avec présentation d’une pièce démontrant que la trachéotomie pratiquée par le thermo-cautère ne donne pas d’escarre notable.
130. — Examen des travaux récents sur l’anatomie, la physiologie et la pathologie du corps thyroïde. (Archives générales de médecine, numéros de juillet 1874 et suivants.)
Cette revue générale contient une étude de la thyroïdectomie à une époque où elle n’était encore connue que par les premiers travaux do Billroth parus sur cette opération.
131. — Goitre annulaire constricteur (épithélioma du corps thyroide); thyroïdectomie totale; Manie; cachexie strumiprive passagère. (France médicale, numéros 51 et 53, avril, mai 1889. Paris, Lecrosnier et Babé, 1889.)
Ce fait est intéressant à plus d’ün titre. L’extirpation totale de la thyroïde qu’il fallait pratiquer, fut suivie à bref délai d’accidents menaçants de tétanie, qui se dissipèrent; puis de myxœdème et do tous les phénomènes décrits sous le nom de cachexie strumiprive. Cet état
alarmant ne fut néanmoins que temporaire, et la malade guérit de ces complications. Quant à la tumeur qui avait nécessité l’intervention, elle se présentait, à l'examen histologique, comme un épithélioma; et, cependant, son évolution fut celle d’une tumeur bénigne, et il n’y eut pas de récidive. Ce n’est pas le seul exemple que l’on connaisse de ce désaccord apparent entre les données de l’examen anatomique et celle de la clinique.
132. — Kyste sanguin du corps thyroïde traité par l’électrolyse, par MM. Berger et Onimus. {Bulletins et mfmtres de la Société de chirurgie, N. S., t. VII, p. 324; 13 avrillSSl.)
La guérison de la malade qui fait l’objet de cette communication n’était pas encore achevée quand l’observation en question fut publiée ; elle fut complète peu de temps après. On peut néanmoins se demander si, dans ce cas, le succès ne fut pas dû à l’injection indurée pratiquée pour faciliter l’action électrolytique du courant, plutôt qu’à l’électricité elle-même.
133. — Tumeur occupant le lobe droit du corps thyroïde aoec exophthalmie et jierte de la vision de l'œil correspondant; présentation de malade. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. X, p. 277 ; 26 mars 1884.)
134. — Thyroïdite aigué terminée par résolution. {France médicale, p. 683;
135. — Pleurésie purulente, einpyème pulsatile total, fistule pleurale consécutive, opération d’Estlander, guérison, par M. Féréol. {Bulletin de l’Académie de médecine, 2« série, t. Xlll, p. 262, 12 février 1884, et Présentation du malade par le même, ibid., même volume, p. 217 ; 5 février 1885.)
M. le D' Féréol présente à l’Académie un jeune homme, sur lequel M, Berger a pratiqué l'opération d’Estlander, pour une fistule pleurale consécutive à un empyème pulsatile. Indépendamment de la question
médicale d’un haut intérêt que soulève cette communication, l’opération pratiquée mérite une mention, en raison del’étendue des résections costales qu’elle exigea, et du succès dont elle fut suivie à une époque où le résultat d’aucune autre opération analogue n’avait été publié en France (1883).
Le même cas a été l’objet d’une autre communication do M. le D' Féréol à la Société médicale des hôpitaux,
136. — L’opération d’Estlander; rapport sur une présentatien de malade faite par M. le docteur Bouilly. {Bulletins et mémoires de h Société de chirurgie, N. S., t. IX, p. 958 ; 26 décembre 1883.)
C’est le premier travail d’ensemble qui ait paru sur cette opération en France: il renferme la relation des opérations de M. Bouilly, de mes observations personnelles et l’analyse de presque tous les faits et de tous les travaux parus à l’étranger sur ce sujet. Les conclusions que j’ai cru pouvoir en tirer, quoique trop favorables à l’opération (car parmi les faits sur lesquels elles se fondent, on a certainement publié plus de succès que d’insuccès), sont encore adoptées en grande partie dans la pratique chirurgicale.
137. — Pleurésie purulmte datant de deux ans et ponctionnée à plusieurs reprises; incision antisepCique de l’empijème; alfaiùlissement rapide. Résection, deux mis et demi après, des 3‘, 4«, 5«, 6», 7«, 8“, 9», 10'c( II” côtes; mort, autopsie. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. X, p. 83; 23 janvier 1884.)
138. — J3es suppurations chroniques de la plèvre et de leur traitement {opérations de iMiévantetd’Estlander). {Conprèsfrançais dechirurgie, 3'session, mars 1888, p.242.) ■
Ces deux derniers travaux ont pour but d’attirer l’attention sur le danger que présentent les résections costales trop étendues dans le traitement des fistules pleurales. La mort, en pareil cas, peut survenir par la gêne mécanique apportée à l’accomplissement des fonctions respiratoires. Ce sont principalement les dernières côtes, à partir de la 6', qu’il faut segarder d’intéresser en môme temps que les côtes moyennes, pour éviter de porter atteinte au jeu du diaphragme et de priver le
sternum de son point d’appui. Quand la cavité suppurante est très vaste et que le poumon est totalement affaissé, si l’on est forcé de tenter une opération, il faut avoir recours à des résections successives, no comprenant chaque fois que deux, trois ou quatre côtes. Cette manière de procéder m’a réussi dans plusieurs cas de suppurations très étendues et très anciennes de la plèvre.
139. — A propos de l’oumrture des kystes kydatiques du poumon. (Bulletins et ménoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XIX, 1893, 7 juin, p. 393.) -
L’ouverture par pneunolomie et l’évacuation des kystes hydatiques du poumon n’est pas une opération sans conséquence; dans un cas de cette nature, au moment où l’on faisait dans le kyste ouvert un lavage aveclasolutionborique, la mort survint par suffocation, une communication s’étant établie entrela cavité kystique et les bronches et ayant permis auliquide, entraînant de nombreux vésicules hydatiques, de s’introduire dans les voies aériennes.
J’ai pris le parti do publier tous les faits do plaies pénétrantes de l’abdomen qui se sont présentés dans ma pratique, et tout particulièrement les cas do plaies de l’intestin par balles de revolver, afin qu’ils puissent servir à éclairer la question, actuellement encore si discutée, do l’intervention chirurgicale par la laparotomie dans les cas de ce genre. Voici l’indication des faits que j’ai observés ;
140. — Pluie de l’cdidomen avec issue et blessure du côlon transverse et de l’épiploon par un coup de couteau. Suture de l'intestin, réduction, guérison.
Communication à l’Académie de médecine, avec présenlation de malade, le mardi 18 octobre 1887. — Observation publiée dans la France médicale du 20 octobre 1887.
141. — Sur le traitement chirurgical des plaies pénétrantes de l’abdomen.
(Bulletins et mémoires de la Soei.hé de chirurgie, N. S., t. XIV, p. 281 ;
Ii2. — Sur le traitement des plaies pénétrantes de l’abdomen et plus particulà-
remmt des blessures de l’intestin par projectiles de petit calibre {balles derevolver).
{Ibid., t. XV, p. 93, 30 janvier 1889, el p. 141,13 février 1889.)
143. — Sur une observation de plaie non pénétrante de l’abdomen par balle de revolver, communiquée par M. le docteur P. Michaux. {Ibid., p. 23C ; 29 mars 1889.)
144. — Sur le traitement des plaies pénétrantes de l’abdomen par la laparotomie.
(Ibid.; 27 novembre 1889.)
Ces faits m’ont donné : une guérison par l’expectation dans un cas de plaie du gros intestin par balle de revolver, avec phénomènes de péritonite circonscrite ; une guérison par l’expectation dans un cas de plaie de l’estomac par balle de revolver ; — une guérison par laparotomie et suture de 1 intestin, dans un cas de blessure du côlon transverse par un coup de couteau.
Par contre, quatre cas, dans lesquels j’ai pratiqué, aussi rapidement que j’ai pu le faire et avec toutes tes précautions de rigueur, la laparotomie pour des plaies de l’intestin grêle par coup de feu, se sont terminés par la mort. Cette petite statistique, quoique peu favorable à l’intervention, ne prouve rien contre la nécessité d’agir quand le blessé présente des accidents qui rendent certaine l’existence d’une blessure de l’intestin. 11 faut reconnaître néanmoins, et deux de mes observations en sont des exemples, que ces plaies peuvent guérir spontanément ; mais cela ne s’observe guère que pour celles de l’estomac et du gros intestin ; c’était précisément te cas des deux malades que j‘ai vu guérir sans opération. Un des faits dans lesquels la laparotomie fut pratiquée sans succès, pour une plaie pénétrante par coup de feu, me permit de vérifier le mécanisme de l’occlusion des plaies de l’estomac et de l’intestin par la muqueuse, mécanisme sur lequel M. Reclus a tant insisté dans ces derniers temps. Ce mode d’occlusion des plaies peut rendre compte de la guérison que j’ai vu survenir spontanément chez deux de mes malades (voyez aussi Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XII, p. 920 ; IS décembre 1886).
Voici deux nouveaux faits qui viennent se joindre aux précédents :
U8. — Plaie pénétrante de l'abdomen par balle de revolver; blessure de l’intestin grêle et du cæcum ; laparotomie, suture de l'inlestm, guérison. {Congrès français de chirurgie, V session, 1891, p. 3S9.)
C’est le premier exemple publié en France de guérison d’une plaie par balle de revolver de l’intestin grêle obtenue par la laparotomie et la suture des plaies intestinales, depuis le fait de M. Vaslin (d’Angers) remontant à 1880, et communiqué au Congrès de chirurgie en 1888. L’opération tut pratiquée plus de neuf heures après la blessure, dès l’apparition des premiers phénomènes péritonéaux ; il n’y avait pas d’épanchement de matières intestinales dans l’abdomen. Deux perforations de l’intestin grêle, une du cæcum turent oblitérées par la suture de Lembert; le malade guérit après avoir vu s’opérer une désunion des lèvres de l’incision abdominale, désunion qui laissa s’écouler pendant plusieurs jours une notable quantité de liquide séreux, non purulent, épanché dans la cavité péritonéale.
146. — Plaie de l’estomac par balle de revolver suivie de guérison sans intervention chirurgicale. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie. N. S., t.X VU, 1891, 14 octobre, p. 473.)
Ce fait, dans lequel une plaie de l’estomac par balte de revolver, dont l’existence fut démontrée par des vomissements sanguins et alimentaires survenus aussitôt après la blessure, guérit spontanément sans aucun accident, est le dernier de ma statistique personnelle concernant les cas de plaie pénétrante de l’abdomen que j’ai observés. Tous ces faits ont été publiés et l’on en trouvera ici même l’indication complète.
l il. — Rapport sur un travail de M. le docteur Bouillg, intitulé: Coup de pied de cheval ; rupture de l’intestin grêle, sans contusion des parois abdominales ; péritonite suraigué, laparotomie, réduction et suture de l’intestin ; mort au iO’Joiir. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie; N. S., l. IX, p. 689; 8 août 1883.)
Ce rapport, fondé sur l’analyse de tous les cas analogues dont j’ai pu trouver l’indication, se termine par les conclusions suivantes :
1 ” La recherche de l’intestin déchiré dans la cavité abdominale est une opération autorisée ;
2“ La toilette minutieuse d’un péritoine atteint de péritonite par épanchement stercoral au début peut arrêter net l’inflammation de la séreuse ;
3» Le plus grand danger, après la réseclion et la suture de l’intestin réside, comme dans toutes les opérations de ce genre, dans la possibilité de la disjonction de la suture ;
4“ Tous les efforts doivent tendre au perfectionnement de cette
5" 11 est prudent de laisser la portion suturée et réduite au voisinage de la réunion de la paroi abdominale ;
6" Il est important de nourrir les opérés avec une extrême précaution ;
T Enfin,il est permis d’espérer que l’expérience de faits semblables et l’acquisition de perfectionnements successifs, donneront, par cette conduite, des succès complets dans les ruptures traumatiques de l’intestin où l’intervention pourra être précoce.
U8. — Hernies. {Traité de ehirurgie 'publié sous la direction de Simon Duplay et Paul Reclus, t. VI, p. S43-848 ; Paris, 1892, G. Masson.)
Ce travail contient l’histoire complète et détaillée des hernies abdominales envisagées au point de vue de leurs caractères généraux et étudiées dans toutes leurs variétés.
L’introduction dos opérations do cure radicale dans la pratique journalière de la chirurgie a déterminé, dans ce champ de nos connaissances, une révolution qui amis un terme à de longues discussions et fait disparaître des distinctions qui, depuis les temps de l’Académie de chirurgie, se partageaient les opinions des chirurgiens. Les recherches expérimentales modernes et la bactériologie ont éclairé d’un jour nouveau la pathogénie des accidents dont les hernies sont le siège ; enfin un grand nombre d’observations et de travaux récents ont mieux fait connaître certaines variétés de hernies qui n'étaient jusqu’à présent que très imparfaitement décrites. Il était indispensable, dans un traité de chirurgie qui doit être l’expression de Télat actuel de nos connaissances chirurgicales, de mettre cet important sujet au courant des progrès
accomplis et de marquer le pas immense que l’étude des hernies avait fait depuis les immortels travaux de J. Cloquet, de Malgaifçne et de Gosselin. C’est la tâche que je me suis efforcé de remplir, tout en retraçant, à propos de chacun des points de cette étude, l’évolution qu’elle avait suivie, et en appuyant ces notions historiques sur des indications bibliographiques ausssi complètes que possible.
Sans entrer dans l’analyse détaillée de ce travail, je me borne à signaler quelques-uns des chapitres qui renferment des contributions récentes, des aperçus et des développements nouveaux.
Dans la première partie, consacrée à l’étude générale des hernies, j’appellerai l’attention sur les chapitres consacrés aux accidents des hernies. La doctrine de l’étranglement s’est définitivement dégagée des 'obscurités dont l’enveloppaient, depuis Malgaigne, les considérations sur ’inflammation et la'péritonite herniaires. Mais tout en établissant le rôle prépondérant que joue la constriction dans la production de tous les accidents qui atteignent les hernies intestinales, les recherches anatomiques ont montré le rôle que les modifications inflammatoires de l’anse intestinale jouent dans la constriction et dans l’évolution de l’étranglement lui-même. Aussi n’est-ce plus à une théorie purement mécanique de 1 étranglement qu il convient de se rattacher, pour la majorité des cas, mais à une conception plus physiologique qui tait de cet accident un véritable processus dans lequel la constriction subie par l’intestin y détermine l’apparition de lésions dont la conséquence est d’accroître le degré de la constriction elle-même.
Des investigations récentes, notamment celles de MM. Cornil et Tschistowitch. nous ont d’ailleurs fixés sur le mode suivant lequel se produisent les altérations graves de l’intestin étranglé, tandis que les recherches bactériologiques comme celles de Clado, Bônneken, nous donnaient l’explication du retentissement que l’étranglement herniaire exerce sur l’état général et montraient la relation qui l’unit aux lésions signalées depuis longtemps dans les organes éloignés, les reins, la rate, et surtout les poumons, par Verneuil et par ses élèves.
A côté des étranglements portant sur une anse intestinale complète, les pincements latéraux, dont l’existence a été contestée jusque dans ces derniers temps par W. Rose, méritaient une description plus détaillée que celle qu’ils ont reçue jusqu’à présent dans les ouvrages
classiques; il en a été de même pour les hernies adhérentes auxquelles j’ai dû consacrer d'assez longs développements, et pour certains accidents plus rares, tels que les étranglements internes par torsion, par coudure brusque, ou par bride, survenant dans un sac herniaire, ainsi que les néoplasies diverses, principalement le cancer ou la tuberculose, qui envahissent parfois les hernies.
Avant d’aborder la cure radicale, j’ai tenu à décrire dans ses traits les plus essentiels le traitement par les bandages en indiquant sommairement tout ce qui est relatif à la construction, au choix, à l’application de ces appareils. 11 est en effet nécessaire d’appeler l’attention des élèves et des médecins sur des soins dont les chirurgiens eux-mêmes se déchargent trop souvent sur des personnes étrangères à toutes les connaissances scientifiques.
Les conditions de la cure spontanée des hernies et de leur guérison parles bandages m’ont servi dintroduction pour aborder l'histoire de la cure radicale. Si partisan que je sois dos opérations curatives pour toutes les Hernies qui ne peuvent être constamment, complètement et facilement contenues, pour me servir de la formule élégante et concise de Trélat, et même chez les jeunes sujets chez lesquels les tentatives de guérison par les bandages ont échoué, je reste convaincu que la majorité des hernies du jeune üge guérissent sans opération qutSid elles sont convenablement traitées. Je n’en dirai pas plus long sur les indications de la cure radicale auxquelles est réservée la plus grande partie de ce chapitre. Les procédés de cure radicale et leur manuel opératoire sont renvoyés aux chapitres consacrés aux diverses variétés anatomiques de hernies qui les comportent, et où ils sont étudiés avec les plus grands détails.
Le traitement de l’étranglement herniaire a également ressenti l’influence du courant qui porte actuellement la chirurgie à une intervention plus rapide et plus active. Sans rejeter le taxis, comme le font certains chirurgiens, il faut reconnaître que ses indications et les limites de son application se sont beaucoup restreintes ; j’ai dû, néanmoins, réserver une place importante à sa description et à celle des Mcidents qui en sont la conséquence, en particulier aux fausses réduc-
L’opération de la hernie étranglée est débarrassée aujourd’hui de la
crainte que l’on avait d’intéresser la séreuse péritonéale; aussi la méthode de Jean-Louis Petit a-t-elle perdu sa raison d’ètre ; l’ouverture du sac et l’inspection minutieuse de l’intestin sont reconnues comme l’un des temps les plus essentiels de l’acte chirurgical. Eh revanche la cure radicale de lahernieest devenue le complément obligé de l’opération dans tous les cas où l’intégrité de l’anse intestinale étranglée permet d’en effectuer la réduction.
Malgré les beaux résultats qu’ont donnés dans bon nombre de cas la résection et la suture de l’anse intestinale atteinte de gangrène, la discussion est actuellement ouverte entre les partisans de l’entérectomie suivie d’entérorraphie et ceux qui préfèrent encore recourir à l'établissement d’un anus contre nature. De nouveaux faits sont nécessaires pour fixer la conduite des chirurgiens sur ce point, à propos duquel j’ai dù me borner à présenter les documents relatifs à la question sans con-
La seconde partie de ce travail est consacrée à la description des diverses sortes de hernies envisagées suivant leur siège ; j’indique ici seulement les chapitres où se trouvent contenus des documents, des aperçus ou des développements nouveaux.
C’est, dans l’histoire des hernies inguinales, l’étude complète des variétés anatomiques de ces hernies, particulièrement des hernies congénitales ; puis, à propos de la hernie inguinale, la question du développement de la plupart des hernies obliques externes aux dépens des restes de la communication péritonéo-vaginale, question très controversée encore actuellement. La description des procédés de cure radicale de la hernie inguinale est faite avec les plus grands détails et illustrée de nombreuses figures qui en facilitent l’intelligence.
J’ai consacré un paragraphe aux hernies inguinales de la femme dont la plupart des auteurs ont trop négligé la description. Ces hernies présentent cependant des variétés intéressantes et peu connues sur lesquelles, dans un précédent mémoire, j’avais attiré l’attention de la Société de chirurgie.
A propos de la hernie crurale dont la fréquence chez l’homme et chei la femme peut désormais être évaluée avec certitude par les chiffres que renferme ma statistique, je me suis attaché à établir les indications toutes particulières qu’elle présente pour l’intervention
radicale, en raison des dangers auxquels elle expose. L’opération de la cure radicale, pour cette variété de hernie, est le plus souvent mal instituée; j’insiste sur Tutilité qu’il y a, pour obtenir une guérison durable, de constituer une occlusion permanente de l’anneau crural en suturant l’arcade de Fallope à l’aponévrose du pectiné.
Un appendice contient des développements qui me sont entièrement personnels sur la coexistence de hernies inguinales et de hernies crurales chez le même sujet et sur les moyens de contention qui sontapplii'ablesàcet état. L’existence simultanée d’une hernie inguinale et d’une hernie crurale du même côté résulte souvent d’un affaiblissement général de la région inguino-crurale ; j’ai décrit cette disposition sous le nom de distension du pli de Vaine.
Dans les pages consacrées aux hernies ombilicales, l’étude anatomique et la pathogénie des hernies de la période embryonnaire et de la période fœtale est mise au courant des recherches les plus récentes. Des faits nombreux démontrent que l’intervention chirurgicale immédiate peut être appliquée avec succès aux faits de cet ordre et qu’elle doit même être la règle dans tous les cas où l’on a à redouter la rupture ou l’altération de la tumeur.
Dans les chapitres suivants sont étudiées les hernies de la ligne blanche, les hernies épigastriques et les éventrations ; puis les laparocèles, la hernie lombaire, la hernie obturatrice dont la description a reçu des développements tout nouveaux ; enfin la hernie ischiatique et les hernies périnéales de l’homme et de la femme. Celles-ci sont en général peu connues et je me suis attaché à décrire avec soin leurs diverses variétés, la hernie périnéale proprement dite, la hernie vaginolabiale, les hédrocèles, les élytrocèles.
J'ai terminé ce long travail par deux chapitres, l’un renfermant la descriptiondes hernies de la vessie, l’autre consacrée à celles des organes génitaux profonds de la femme : ovaire, trompe, utérus à l’état de vacuité ou gravide ; ces hernies méritent en effet une description à part que jusqu’à présent on ne leur a pas donné dans les traités classiques.
Des figures nouvelles en très grand nombre facilitent l’intelligence du texte. — Les sources bibliographiques ont été précisées avec le plus grand soin et je crois pouvoir affirmer qu’aucun travail antérieur de
quelque importance, publié soit en France soit à l'étranger et concernant ces matières, n’a échappé à mon analyse.
U9. — Des phénomènes nerveux qu’on observe dans le cours de l’étranglement herniaire. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. Il, p, 698; U octobre 1876.)
Ce mémoire a pour objet d’attirer l’attention sur les phénomènes nerveux, jusqu’alors peu décrits, que l’on observe au cours de certains étranglements ; ce sont des crampes, des contractures plus ou moins généralisées, de la tétanie, des convulsions éclamptiques, des accidents cérébraux caractérisés par du coma et du délire.
d L’existence de ces accidents indique toujours un étranglement très serré, qui doit être levé sans retard, et l’imminence de lésions intestinales ne laisse, dans les cas de ce genre, au bout d’un temps très court, d’autre alternative que le débridement fait après l’ouverture du sac, et l’examen scrupuleux de l’intestin étranglé. »
150. — Sur le mécanisme de l’étranglement herniaire. (Ârchwes générales de
médecine; août, octobre 1876.)
Après avoir passé en revue les théories diverses qui ont été invoquées, principalement en Allemagne par Roser, Hasse, Bidder, Busch et Lossen, pour expliquer la production de l’étranglement herniaire, j’ai cru pouvoir établir, sur des expériences personnelles, le rôle que joue, dans le mécanisme de l’étranglement, l’interposition d’une partie du mésentère (coin ou éventail mésentérique) entre les deux bouts de l’intestin, et celui qui revient à la distension gazeuse de l’anse étranglée et principalement do son bout supérieur, rôle démontré déjà par les expériences d’O’Beirne et de Gosselin.
151. — Sur une rariétéde fausse réduction des hernies (fausse réduction pur refoulement sous le péritoine à travers l’incision pratiquée pour le débridement, dans l’opération de ta hernie étranglé). (Becue de chirurgie, l. IV, p. 786, a%’ec figures; octobre 1881.1
Ce mémoire contient douze observations renfermant la mention d’un
accident semblable: l’une d’elles m’est personnelle ; deux autres, inédites, sont dues à M. Farabeuf, qui a joint à leurs relations des dessins fort démonstratifs. Trois nouvelles observations que M. le professeur Azam, de Bordeaux, a bien voulu me communiquer, sont publiées dans un appendice ; elles diffèrent des précédentes en ce que, dans les faits de M. Azam, l’intestin étranglé a été refoulé dans le tissu cellulaire sous-péritonéal à travers une déchirure du sac produite par des efforts violents de taxis, tandis que, dans les premières, c’est au travers de l’incision nécessitée par le débridement que l’anse intestinale avait été refoulée dans le tissu cellulaire du bassin sans être réduite en réalité.
Signaler la possibilité d’un semblable accident, c’est indiquer les moyens qu’on a de l’éviter, de le reconnaître et de le traiter lorsqu’il s’est produit.
iB2. — Des complications pulmonaires de l'étranglement herniaire. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. III, p. 506; 23 juillet 1877.)
Faits confirmatifs des idées de M. Vorneuil, exposées par M. Ledoux, dans sa thèse sur ce sujet.
IB3. — Hernie crurale droite étranglée avec accidents nerveux; kélotomie; mort liai- congestion pulmonaire. (France médicale, xxv* année, p. 681 ; 26 octobre 1878.)
154. — A propos du traitement des hernies étranglées. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. IX, p. 678, 681, 682, 687; 1“ et 8 août 1883.)
135. — Contributions nouvelles à l'histoire du taxis. (France médicale,
136. — Sur la cure radicale des hernies. (Bulletins et mémoires de la Société de
chirurgie, N. S., t. XIII, p. 665 ; 16 novembre 1887.)
des hernies. (Bevue des sciences médicales, t. XXXtl, p. 670-728; 1888.)