‹ Exposé des titres et des travaux scientifiquesChapitre 5 sur 7 · La cure radicale · texte numérisé non relu

La cure radicale

158. — Voh'ulus de l’intestin grêle dam une hernie. (Bulletin de la Société clinique de Paris et France nuklicale, 1891, 20 mars, p. 179.)

Les étranglements internes qui se font à l’intérieur d’un sac herniaire par le même mécanisme qui donne lieu aux occlusions intestinales siégeant dans le ventre, qu’il s’agisse d’une torsion, d’une coudure brusque de l’intestin ou d’un étranglement par bride, se distinguent de l’étranglement herniaire proprement dit par quelques caractères qui permettent, dans une certaine mesure, de reconnaître la nature des accidents auxquels on a affaire. Le malade présente l’ensemble des phénomènes fonctionnels de l’étranglement herniaire ordinaire, mais la hernie est peu tendue, elle n’est pas plus douloureuse au niveau de son pédicule que dans le reste de sa masse, elle est même parfois réductible en

Dans un cas où la torsion d’une anse d’intestin grêle, dans une hernie ombilicale, était maintenue par une bride s’insérant au mésentère et allant se fixer à un fibrome utérin contenu dans le ventre, cas où la sténose intestinale était complète quoiqu’il n’y eût aucune constriction au niveau du pédicule de la hernie, j’ai pu annoncer presque avec certitude, en me fondant sur ces caractères, qu’il s’agissait d’un étranglement interne survenu dans un sac herniaire. Le traitement est d’ailleurs le même que celui de l’étranglement herniaire proprement dit.

f59. — Sur quelques variétés de la hernie inguinale congénitale, en particulier des hernies compliquées d'un kyste du canal de Nuck et des hernies en bissac. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, TS. S., t. XVH, 1891, 18 avril, p. 283.)

160, — Sur la cure radicale des hernies inguinales chez la femme. (lbid.,p. 399.)

1. Les diverses variétés de la hernie inguinale chez la femme sont très imparfaitement connues ; l’existence même des hernies congénitales (hernies dues à la persistance du canal de Nuck) n’est pas considérée comme certaine par tous les auteurs ; les caractères anatomiques de ces hernies n’ont pas été décrits ; c’est à les établir que j’ai consacré la

première partie de ce mémoire, fondé sur l’observation de quelques cas rares de hernie congénitale cher la femme. Les caractères anatomiques qui permettent d’affirmer qu’une hernie de ce genre est bien d’origine congénitale, sont les suivants :

1» L’existence dans les enveloppes du sac herniaire de fibres musculaires lisses formant une couche continue semblable à du tissu dartoïque ;

2" La très grande vascularité de ce èac, dont les vaisseaux se continuent manifestement avec ceux qui émergent du trajet inguinal en suivant le ligament rond ;

3° La présence de cloisonnements incomplets sous forme de diaphragmes, de replis semi-lunaires, de valvules, de brides faisant saillie dans la cavité du sac;

4“ L’existence d’un cloisonnement complet transformant en une cavité distincte, en une sorte de kyste surmontant le sac herniaire, le fond do ce sac, c’est-à-dire le cul-de-sac terminal du canal de Nuck;

5" Enfin et surtout l’adhérence intime du revêtement séreux du sac au ligament rond qu il accompagne, comme le processus péritonéovaginal accompagne le cordon spermatique.

La seconde partie de ce travail renferme la relation détaillée d’une hernie inguino-interstüielle en bissac observée chez la femme et analogue à la hernie inguino-interstitielle que Tillaux a décrite chez l’homme. Les seuls exemples connus de cette variété rare de hernie inguinale de la femme ont été publié par Luke et par C. Hilton Golding- Bird. Dans le cas que je rapporte, la hernie fat traité avec succès par la cure radicale.

H. La cure radicale des hernies inguinales est d’ailleurs bien plus facile chez la femme que chez l’homme. L’adhérence du sac au ligament rond, la minceur du feuillet séreux qui tapisse cet organe rendent à la vérité son isolement parfois difficile, mais il n’y a aucun inconvénient en pareil cas à attirer et à extirper une certaine longueur du ligament rond en même temps que le sac herniaire. L’opération doit sè terminer par une suture très soignée et très méthodique des plans profonds et superficiels de la paroi abdominale comme dans le procédé de

.161. — Sur une nouvelle variété de hernie inguinale congénitale chez la femme (hernie enkystée de la grande lèvre). (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S,, t. XVIII, 1892, 26 octobre, p. 651.)

C’est encore une disposition rare de la hernie congénitale chez la femme qui fait l’objet du troisième de ces mémoires. Cette disposition résulte do la coexistence de la hernie et d’un kyste du canal de Nuck : l’adhérence de la cavité kystique et du sac herniaire, la minceur de la cloison qui les sépare, leur unioq intime avec le ligament rond, prouvent jusqu’à l’évidence l’origine congénitale de la hernie. Mais ce que ce cas présente de tout particulier, ce sont les dimensions du kyste, le fait que celui-ci ne renfermait pas de liquide, et la manière dont sa cavité s’étalait tout autour de la hernie, saillante et même presque pédiculée dans son intérieur, de manière à l’envelopper, à l’enkyster en quelque sorte. On ne peut être que frappé de l’analogie que présente cette disposition avec celle qui constitue chez l’homme la hernie enkystée de la tunique vaginale : celle-ci m’a semblé plus fréquente que les cas publiés par les auteurs ne le feraient croire tout d’abord, mais la hernie enkystée de la grande lèvre doit être d’une extrême rareté et le cas que j’ai eu l’occasion d’observer et de décrire est le seul exemple que j’en

162. — A propos des hernies enkystées. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVIII, 1892, 14 décembre, p. 787.)

La hernie inguinale enkystée est en effet moins rare chez l’homme qu’on ne l’admet le plus souvent. J’ai eu l’occasion d’en observer plusieurs cas, dont quelques-uns ont été communiqués à M. Duret et publiés dans sa thèse de concours pour l’agrégation en 1883 ; j’en possède encore d’inédits et non les moins curieux. Celui que je rapporte dans ce travail a ceci de tout particulier qu’il s’agit d’une hernie inguino-propéritonéale, qui, refoulée dans le trajet inguinal par la'poussée des viscères, est venue s’enkyster dans la partie intra-inguinale (interstitielle) du processus péritonéo-vaginal non oblitéré et largement dilaté.

A propos de ce fait de hernie péritonéo-vaginale enkystée,il n’est pas hors de propos de faire observer que,'si la hernie enkystée est presque toujours d’origine congénitale, il peut n’en pas être ainsi dans certains cas, et que la présence d’une hydrocèle vaginale située en avant d’une

hernie acquise, donne parfois lieu à une disposition analogue à celle qui • résulte bien plus souvent du cloisonnement complet ou incomplet du canal péritonéo-vaginal et de l’invagination de ses parties supérieures, passées à l’état de sac herniaire, dans ses parties inférieures transformées on kyste.

■163. — Du traitmmt des hernies ingttimks eamiàiuales par l’opération de la

cure radicale. {La Médecine moderne, 1890, 10 avril, n»* 16 et suiv.,

A. Rueir et C«.)

Ce travail est consacré aux indications do l’opération dans les hernies inguinales congénitales non étranglées, indications qui peuvent se résumer en disant qu’un jeune snjet, atteint de hernie inguinale congénitale, s’il ne guérit pas par l’application méthodique dos bandages, doit être débarrassé de sa hernie avant l’âge adulte par l’opération de la cure radicale. L’existence d’une ectopie testiculaire, la difficulté de la contention de la hernie, les accidents qui peuvent s’y développer rendent encore cette indication plus formelle et plus pressante.

Depuis que j’ai fait paraître cet article, j’ai beaucoup modifié le manuel de l’opération telle que je la pratiquais il y a quelques années ; j’ai absolument abandonné le procédé de Macewen, auquel j’avais recours à cette époque, pour adopter un modo opératoire assez analogue au procédé do Bassini, procédé qui donne une réunion beaucoup plus solide de la paroi abdominale.

Ces considérations sont suivies de la relation d’un certain nombre d’observations.

164. — Sur l'orchidopexie. {Bulletins et mémires de la Société de chirurgie, N. S., t. XIX, 1893,4 janvier, p. 39.)

L’ectopie inguinale du testicule est toujours compliquée, sinon d’une hernie complète, du moins d’une non oblitération de la partie la plus supérieure du conduit péritonéo-vaginal, de la présence d'un infundibulum péritonéal qui peut servir d’amorce à une hernie ultérieure. En abaissant le testicule vers le scrotum, on exerce sur cette pointe de la séreuse péritonéale une traction qui tend à l’engager davantage dans le trajet inguinal; l’adhérence de la vaginale du testicule avec le péritoine

en ce point est d’ailleurs un obstacle à la fixation de l’organe et à son maintien définitif dans la place qu’il doit occuper normalement. 11 convient donc, dans toute opération d’orchidopexie, do chercher et de reconnaître cet infundibulum péritonéal même alors qu’il n’y a pas de communication apparente entre l’enveloppe séreuse du testicule et le péritoine; il faut traiter cet infundibulum comme une véritable hernie congénitale. L’opération de la cure radicale est le complément obligé de toute opération ayant pour but d’amener et de fixer dans le scrotum le testicule en ectopie.

L’occlusion du trajet inguinal par la suture de Bassini est le meilleur moyen do s’opposer à ce que l’organe, libéré de ses attaches crémastériennos et des adhérences flbro-séreuses qui le reliaient au péritoine, ne puisse remonter dans le trajet inguinal.

165. — Sur l’aistmce simuümie i'uiie hernie iiiguinak et d’une hernie crurale situées du même côté et sur la distension de l’aine. {Communication à la Société clinique de Paris, séance du 11 février 1892, et France médicale.)

Cette disposition n’a pas attiré l’attention des auteurs, et cependant elle crée des difficultés toutes particulières pour la contention de cette sorte de hernies auxquelles ne peuvent convenir ni les bandages inguinaux, ni les bandages cruraux proprement dits. Mais, indépendamment des cas où une hernie inguinale coexiste avec une hernie crurale du même côté, l’uue et l’autre de ces hernies étant complètement indépendantes et conservant les caractères distincts, on voit quelquefois se produire une saillie due àraffaiblissement de la paroi abdominale et portant sur la région inguinale comme sur la région crurale. Cette saillie constitue une sorte d’éventration à ch(!val sur la partie interne de l’arcade de Fallope ; c’est cette lésion que j’ai décrite sous le nom de distension de Vaine. Véritable hernie do faiblesse, elle n’expose que rarement à des dangers les individus qui en sont porteurs, mais sa contention par des bandages n’est le plus souvent que très imparfaitement obtenue. J’en ai observé 22S cas chez l’homme et 20 seulement chez la

166. — Sur l'opération de la cure radicale des hernies crurales. {Bulletins et nnhnoires de la Société de chirurgie, .N. S., t, XVIII, 1802,4 mai, p. 341.)

Dans l’opération de la cure radicale l’occlusion complète du trajet herniaire par la suture a une importance de premier ordre. Celle-ci a jusqu’à présent été fort négligée ou même déclarée impossible dans l’opérationde lahernie crurale. Je lapratiquenéanmoins couramment en réunissant, par plusieurs points de suture superposés à la soie, l’arcade de Fallope à l’aponévrose du pectiné. — L’exécution de cette suture est délicate; on peut blesser la veine fémorale ainsi que cela m’est arrivé dans un cas, et, chez l’homme les vaisseaux spermatiques; mais on évitera ces accidents avec de la précaution et le soin de toujours passer les points de suture de dehors en dedans. La perforation de la veine fémorale, dans le cas auquel je fais allusion, traitée par une ligature latérale, n’a donné lieu à aucun incident ultérieur. J’ai traité de la sorte un assez grand nombre de hernies crurales et je n’ai jusqu’à présent pas vu survenir de récidive. Le manuel de cette opération et ses indications qui devraient être étendues à un beaucoup plus grand nombre de cas sont développés dans ce travail avec tous les' détails que comporte ce sujet.

167. — Deux obsenations de hernies ombilicales congénitales de la période embri/imnaire, tcaitées avec succès par l’opération de la cure radicale le deuxième et le tromime jour après la naissance. {Revue de chirurgie, 1893, septembre, p. 797.)

Le titre de ce mémoire indique suffisamment la nature des faits qui y sont rapportés. Des deux observations qu’il renferme j’ai pris occasion pour examiner avec soin quelques-uns des points relatifs à l’histoire des hernies ombilicales de la période embryonnaire.

I. Au point de vue de l’examen anatomique, je viens confirmer l’opinion, depuis longtemps adoptée par M. Duplay, combattue par 0. Lindfors et par les auteurs allemands, d’après laquelle l’enveloppe profonde, transparente, amorphe, de la hernie est constituée par la lamelle interne de la membrane primitive de Rathke. — En continuité avec le péritoine, cette membrane qui forme le sac herniaire n’a ni la structure, ni la vascularité du péritoine, elle n’est donc pas constituée par le péritoine proprement dit, avec laquelle on la voit se continuer par une délimination très nette à la circonférence de la hernie, et au niveau des adhérences qui unissent les viscères au sac.

. L’adhérence de l’intestin à la hernie mérite également de fixer l’attention; il ne s’agit pas d’adhérences acquises, mais d’une fusion complète qui démontre que l’intestin, dans les cas de ce genre, s’est développé hors de la cavité abdominale, au centre du cordon. L’intestin adhérent, dans les deux cas mentionnés, était le cæcum, l’appendice, le colon ascendant et même le colon transverse; ce qui porterait à croire que le gros intestin fait plus souvent partie des hernies du cordon que les auteurs ne l’admettent.

IL La partie la plus importante de ce travail est consacrée à la discussion du traitement applicable aux hernies embryonnaires du cordon. La détermination à prendre désormais ne saurait être douteuse ; malgré les faits classiques de survie qu’on a observés à la suite de la chute du cordon et du bourgeonnement des enveloppes de la hernie, la guérison spontanée est trop aléatoii’o pour qu’on puisse en courir les chances; l’opération d’ailleurs donne, d’après la casuistique la plus récente, une immense majorité de succès. Parmi les interventions qui ont été proposées, c’est à la hernio-laparotomie, suivie d’une véritable omphalotomie et de la restauration par une suture à étages de la paroi abdominale, qu’il faut donner la préférence. Les procédés de ligature ne donnent ni la même sécurité contre les accidents, ni la même garantie contre les récidives. Ils seraient d’ailleurs souvent inapplicables en raison des adhérences intestinales; celles-ci sont une difficulté, mais non point un obstacle, ainsi que le prouvent les deux observations sur lesquelles repose ce travail ; on en vient à bout par une dissection attentive et patiente.

Des tableaux synoptiques, où sont rassemblées toutes les observations de hernies embryonnaires traitées par l’opération, terminent cet exposé au cours duquel les indications bibliographiques relatives à la question ont été données de la manière la plus complète.

168. — Itapport sur une observation de hernie obturatrice communiquée par M. le D' Picqué. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVII, 1891, 2 décembre, p. 715).

Une remarquable observation de hernie obturatrice, communiquée à la Société de chirurgie par M. Picqué, m’a donné l’occasion de passer en revue les signes qui permettent d’établir le diagnostic de cette

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variété de hernie, même en l’absence ' d’accidents d’étranglements. Parmi ces caractères, il faut donner une importance particulière au signe de Romberg et aux indications fournies par le toucher vaginal.

Les accidents soit légers, transitoires et répétés, soit graves, qui surviennent dans ces hernies, doivent tous être rapportés à l’étranglement et traités comme tels.

Toutes les hernies obturatrices, d’ailleurs, même celles qui ne sont point étranglées, doivent être soumises à l’opération, car on est dépourvu de moyen de contention qui leur soit applicable et le sujet qui les porte reste constamment sous la menace d’un étranglement.

Comparant, au point de vue de l’opération des hernies obturatrices, l’incision directe sur la tumeur de la région crurale à la voie abdominale, j’ai cru devoir m’élever contre la prétention de Lawson Tait, qui, tout récemment, a proposé de substituer la laparotomie aux opérations classiques dans le traitement de toutes les hernies étranglées ou non étranglées. L’incision abdominale, pratiquée pour arriver au siège de l’incarcération, dans tous les cas de hernie obturatrice oCi on y a eu recours, n’a donné jusqu’à présent que des insuccès.

169. — Sttr un nouveau inode de bandage inguinal présmlé par M. k D' F.

Prévost (de Croissg). (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N.

S.,t. XVII, 1891,22 avril, p. 309.)

Description d’un appareil que j’ai mis à l’étude dans mon service et qui constitue un bandage de force analogue au bandage Dupré, tout en conservant une certaine élasticité.

no. — Bandage herniaire destiné à être porté la nuit. (Bulletins et mémoires

de la Société de chirurgie, N. S., t. XVIII, 1892, 6 octobre, p, 688.)

Appareil assez analogue à celui que M. Championnière fait porter à la suite de l’opération de la cure radicale. 11 est composé d’une pelote portant un ressort on acier analogue au ressort du bandage ombilical Dolbeau. Ce ressort est tendu par une ceinture molle qui entoure le bassin et qui exerce par cet intermédiaire une pression élastique sur la pelote.

171. — Modèle de ceinture abdominak avec pelote et ressorts pour contenir certaines hernies abdominales; présentation d'appareil. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XII, p. 219; 17 mars 1886.)

172. — Rapport sur une observation de hernie inguinale congénitale étranglée ■ d’emblée, communiquée par M. le D' Choux, (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XIX, 1893, 6 décembre, p. 680.)

Ce rapport insiste d’une manière particulière sur la nécessité de procéder à la cure radicale en isolant circulairement, d’une manière complète en pédiculisant le plus haut possible, en liant et en sectionnant la séreuse péritonéale. Pour atteindre ce but, dans les hernies congénuales surioui, il faut procéder à l’isolement du cordon et du sac au niveau de la partie la plus supérieure du trajet inguinal. On doit donc commencer toute opération de cure d’une hernie inguinale par l’incision do la paroi antérieure du trajet inguinal qui seule permet de traiter convenablement la séreuse, de faire une suture méthodique du trajet inguinal et, dans les hernies étranglées, de mettre largement à découvert l’agent de l’étranglement et les lésions de l'intestin quand elles se sont produites.

173. — Entéro-épiplocèle congénitale gauche enflammée; obstruction intestinale ;

kélotomie, guérison. (France médicak, p. 730; 1874.)

174. — Hernie crurale droite étranglée depuis 36 heures; opération; lésions graves de l’intestin, anus contre nature, péritonite, mort. (France médicak, p. 889; 1876.)

175. — Rapport sur une observation de M. le docteur Eustache, intitulée : Hernie inguinale étranglée; taxis facile au bout de dix heures ; gangrène étendue de l’intestin ; mort. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie,

N. S., t. V. p. 18, juin 1879.)

ns, — Rapport sur une observation communiquée par M. le docteur Eustache et intitulée: Hernie crurak étrangl’e; kélotomie; persistance de l’arrêt des matières fécales malgré k débridement et l’introduction du doigt et des

smdes dans l’intestin ; mort. {Bulletins et mèmires de la Société de chirunjie, N. S., t. V, p. 974; 31 décembre 1879.)

177. — Hernie inguinale congénitale et obstruetion intestinale emeidant avec m kyste du cordon enflammé; dispsition anormale du sac herniaire. (France médicale, p. 433; 1874.)

Clinique de M. le professeur Verneuil.

Qu’il me soit permis, en terminant cette longue énumération des travaux que j’ai fait paraître sur les hernies, de dire que je vais très prochainement publier les résultats do la statistique que j’ai recueillie à la consultation des bandages, au bureau central.

Cette statistique, dont j’ai mis quatre ans a rassembler les documents, dont le dépouillement m’a pris dix années oe travail presque continuel, est fondée sur dix mille observations de hernies, recueillies à la consultation des bandages ; les dix mille malades ont tous été examinés, interrogés par moi-même ; j’ai pris moi-même toutes les observations, recueilli tous les renseignements concernant l’évolution de ces hernies.

Enfin j’ai seul procédé au dépouillement de co't énorme matériel; tous les calculs, basés sur les chiffres que j’ai recueillis, ont été faits et vérifiés par moi-même. Je compte donc, dans très peu de temps, pouvoir appuyer sur des nombres certains toutes les données relatives à la fréquence générale des hernies, à la fréquence relative des diverses espèces de hernies, à leur fréquence suivant les sexes, suivant les âges, à leur rapport au chiffre de la population aux différents âges. L'âge et l’époque d'apparition des diverses espèces de hernies, l’influence des causes accidentelles ou pathologiques, dos grossesses, de l’hérédité, des professions sur leur développement me paraissent établis d’une manière définitive par ces recherches. Celles- ; ci combleront une lacune importante que présentait jusqu’à présent la pathologie générale des hernies et fixeront nos connaissances sur un i certain nombre de points sur lesquels nous no possédions que dos renseignements erronés ou insuffisants. 4

178. — Œsophagolomie exurm pour corps Hranger de l’œsopkuie. {Bulletins

et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XIX, 1893, 19 avril.

Dans ce cas une pièce de cent sous, arrêtée à la partie supérieure de la portion thoracique de l’œsophage, fut retirée sans difficulté par l’œsophagotomie externe.

Le malade guérit sans incidents.

Cette opération, dont plusieurs autres exemples, communiqués à cette occasion à la Société de chirurgie, montrent l’excellence, doit être pratiquée par une incision médiane ; l’isthme du corps thyroïde étant divisé entre deux ligatures, le lobe gauche de cet organe étant rétracté à gauche et la trachée fortement érignée vers la droite, on voit et on incise sans trop de difficulté la partie latérale gauche de l’œsophage : l’usage de la sonde de Vacca n’est nullement nécessaire.

179. — Cancer de l'œsophage arec perforation de trachée, gastrostomie,°mort.

{Bulletirui et mémoires de la Société île chirurgie, N. S., t. IX, p. 220;

U mars 1883.)

Cette communication renferme l'indication du manuel opératoire de la gastrostomie ilont quelques points sont étudiés avec des détails

180. — Gastrostomie pour un rétrécüsement cancéreux de l’œsophage. (France

médicale, 25 avril 1890.)

181. — Id. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVI,

1890, U juin, p. 444.)

A la suite de l’opération de la gastrostomie, l’écoulement du suc gastrique par l’orifice fistuleux a pu déterminer la digestion, l’ulcération et la destruction des adhésions qui fixent l’estomac à la paroi abdomidale. A l’occasion d’un fait dans lequel cette opération avait élé suivie d’une survie assez prolongée du malade, ]’ai constaté les bons

effets de la neutralisation des liquides versés par la fistule au moyen de poudres alcalines. L’ulcération et même l’irritation érythémateuse des bords de l’orifice gastro-épigastrique ont pu être évitées par l’emploi de ce moyen.

182. — Piixe dentaire avalée et rendue par les voies luUurelles. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XV, p. 221 ; 13 mars 1889.)

183. — Trois opérations de laparotomie pour des occlusions intestinales, {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. VI, p. 599 ot 628; 3 et 17 novembre 1880.)

Dans le premier de ces faits il s’agissait d’un cancer intestinal ayant déterminé des accidents à brusque début, simulant l’étranglement; dans le second, c’était un étranglement par un diverticule intestinal compliqué de Volvulus ; dans le troisième, un étranglement par bride ayant déterminé la section de l’intestin et qui nécessita une entérectomie suivie d’entérorrâphie. Los trois opérés succombèrent.

Ces faits, où l’opération avait été différée plusieurs jours, indiquent la nécessité d’une intervention htitive, presque immédiate, quand les phénomènes d’étranglement interne se présentent et indiquent la laparotomie.

184. — Ohservations de laparotomies pratiquées pour des étranglemeius internes. [Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XI, p. 194.)

185. — Bappoii sur quatre obsermtions de laparotomie adressées par le docteur Jeannel. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XII, p. S ; 6 janvier 1886.)

186. — Rapport sur un travail de M. le docteur Quénu intitulé ; Étranglement interne; laparotomie, guérison. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XII, p. 172; 3 mars 1886.)

187. — Volvulus de l’intestin grêle; péritonite généralisée; laparotcuhie; mort i Uapport sur une observation commuinqée par M. le D' Ovion (dé

Boulogne-sur-Mor). BuUetim et mémoires de la Société de chirunjie, N. S., t. 181, p. 26; 4 janvier 1886.)

— Cholécystotomie pratiquée imr une cholécystite suppurée. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVI, 1890, 18 juin, p. 472.)

Présentation d’un malade chez lequel la cholécystotomie fut suivie de rétablissement d’une fistule donnant lieu à pp écoulement intermittent de hile. La cholécystectomie avait été jugée impossible à pratiquer au cours de l’opération.

189.— Du traitement chirurgical de l’apjmdicite et de la pérityphlite. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, S., t. XVI, 1890, 15 octobre, p. m;ibid., 23 mars 1892.)

1“ Toutes les pérityphlites sont-elles déterminées par les lésions de l’appendice, et ces dernières menacent-elles toujours le malade de la perforation et de ses conséquences ?

2" Y a-t-il un moyen certain de reconnaître la pérityphlite de l’appendicite et de distinguer, parmi les appendicites, celles qui conduisent à la perforation, à la suppuration et à la péritonite?

La réponse négative que l’examen minutieux des faits bien observés permet de faire à ces deux questions conduit à cette conclusion que l’opération ne saurait être adoptée comme la règle dans le traitement de la pérityphlite et de l’appendicite au début.

En mettant à part les cas très légers dont la bénignité écarte d’ellemème l’idée d’une opération, et les faits d’appendicite suraiguë oji la perforation est évidente et où l’incision de la paroi abdominale doit être pratiquée sans aucun retard, c’est à l’expectation qu’il faut se rattacher dans la majorité des cas ; mais cette expectation doit être limitée et l’aggravation des signes locaux, l’apparition des caractères qui indiquent la formation d’une collection, les symptômes de péritonite commençante doivent faire aussitôt pencher la balance du côté de l’intervention. C’est à l’incision dans la fosse iliaque droite sur la tumeur, qu’il faut avoir recours, plutôt qu’à la laparotomie pratiquée sur la ligne blanche, celle-ci étant réservée aux cas où il s’est développé une

péritonite généralisée par perforation. On doit chercher à découvrir et à extirper l’appendice cæcal, mais ce n’est pas toujours possible et des recherches prolongées aggravent le pronostic de l’opération. D'ailleurs, les résultats de celle-ci ne sont guère encourageants, du moins pour ce qui est des appendicites avec perforation : c'est ce que démontrent trois observations que je rapporte et où l’opération, faite aussitôt que possible, n’a pu sauver la vie des malades.

190. — Sur l’appendicite. {Bulletins et mémoires de la Société, de chirurgie, N. S., t. XVIII, 1892, 23 mars, p. 232.)

19t. —m (i'^juin, p. 393).

Ces conclusions sont encore confirmées par les observations nouvelles que j’ai communiquées à la Société de chirurgie dans ces deux séances ; d’une part six cas d’appendicite ou de pérityphlite graves qui, ■ traités par l’expectation, sont arrivés à résolution sans intervention chirurgicale ; de l’autre, un cas d’appendicite perforante avec péritonite septique diffuse, traité aussitôt que possible par la laparotomie et l’extirpation do l’appendice, et qui s’est terminé par la mort.

A ces faits je pourrais actuellement en ajouter plusieurs autres ; deux, dans lesquels je dus pratiquer la laparotomie pour les perforations du cæcum ou de l’appendice, et où l’opération ne put prévenir la terminaison fatale, quoique celle-ci, chez l’un des opérés, ne fût survenue que le cinquième jour après l’opération par le fait de complications pulmonaires ; — un beaucoup plus grand nombre de cas dans lesquels, à l’hôpital ou dans la pratique de la ville, des appendicites , et des pérityphlites, ayant débuté par un ensemble de phénomènes des plus alarmants, sont arrivés néanmoins à la guérison sans intervention chirurgicale.

L’ensemble de tous ces faits me confirme dans l’opinion que l’intervention hâtive par laparotomie doit être réservée aux cas d’appencite avec péritonite par perforation et que dans ces cas elle doit être pratiquée aussi rapidement que possible; que l’intervention tardive est réservée pour les cas où il existe manifestement une suppuration collectée au voisinage du cæcum et de l’appendice ; qu’en dehors de

ces deux conditions et des appendicites à répétition, dans lesquelles on peut être amené à opérer à proidfout débarrasser le sujet des lésions, causes de ces rechutes, l’expectation doit être la règle dans le traitement des inflammations du cæcum et de l’appendice vermiculaire.

192. — Note sur un. cas d’inclusion scrotale, par M.\I. Cornil et Berger, (Bulletin de l'Académie de médecine, 2* série, t. XIV, p, 275, 3 mars 1883, — et Archives de phnsiologie normale et pathologique, 3» série, t. V, n» 4, 18 mai 188.3, p. 398, avec 3 ligures.)

Ce fait, dont M. Cornil a fait une étude anatomique des plus complètes, est un exemple rare de kyste dermoïde testiculaire renfermant dans sa paroi des éléments nerveux sous forme de ganglions parfaitement constitués, et des cavités muqueuses, mais pas d’os. Au point de vue de l’histoire du malade, j’ai pu débarrasser le jeune garçon âgé de 11 ans qui le portait, en lui laissant le testicule, isolable du kyste auquel il était pourtant adhérent en un point. Ce fait clinique vient à l’appui des idées émises par M. Verneuil dans son important mémoire sur la nature et le traitement des inclusions scrotales.

193. — Epithélmm du rectum ; extirpation suivie d'un prolapsus du rectum compliqué d’une ulcération rebelle de celui-ci. Colopexie iliaque ; guérison du prolapsus et de l’ulcération; cure de l'anus contre nature par entérorraphie. (Bulletinsde laSociété de chirurgie,'H.S.,l. XVIII,1892, 21 février,p. 146.)

191. — Traitement de l’anus contre nature par ïentérorraphie latérale, à

Ibid. — Séance du 13 décembre 1893.

I. L’extirpation d’une très grande longueur du rectum ne met pas le malade à l’abri de la récidive, dans le cas de prolapsus considérable et invétéré de cet organe. La colopexie iliaque est plus efficace, mais la guérison do l’anus contre nature pratiqué en mémo temps que la fixation de l’S iliaque à la paroi abdominale, entraînant la libération des adhérences qui retiennent en place l’intestin, peut être suivie do rechute. C’est ce que j’ai observé chez un malade qui avait passé par cette série d’opérations; ajoutons que l’extirpation do la totalité du rectum finit par le guérir de son infirmité.

II. La cure de l’anus contre nature, même lorsqu’il est consécutif à l’opération de la hernie gangrenée, doit et peut être pratiquée avec une grande sécurité en ouvrant le péritoine au niveau des adhérences qui unissent l’intestin à la paroi, en libérant circulairement celles-ci de, manière à pouvoir attirer l’intestin hors de la plaie, et en pratiquant une entérorraphie latérale. L’intestin est alors réduij et la brèche de la paroi est fermée par une suture à étages. Il faut faire précéder l’opération d’applications successives d’entérotome, de manière à amener une communication très large des deux bouts de l’intestin, et d’une compression méthodique, destinée à réduire le prolapsus des bouts de l’intestin et à forcer les matières à reprendre leur cours naturel.

193. — Sur VextirpMion de l’extrémité inférieure du rectum mec consermm du sphincter mal {opératim. de Kraske). {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVI, 1890, 28 mai, p. 415.)

Relation d’un fait d’extirpation du rectum par la voie sacrée, montrant les difficultés que l’on peut rencontrer dans cette sorte d’opéra-

196. — Rapport sur une observation de rétrécissement inflammatoire du rectum traité par l’électrolyse communiquée par M. le If Leeerf (de Vàlencmnes). {Ibid., p. 100.)

197. — Présentation de pièces, provenant d’un sujet mort de néphrite interstitielle suppurative à la suite d’nne uréthrotomie interne. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. IV, p. 363 ; 28 août 1878.)

198. — Rapport sur une observation de M. le docteur Cabadé intitulée : Extirpation de la verge. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. IV, p. .300; 7 août 1878.)

199. — Corps étranger de l’urètre et de la vessie {fragments de tuyau de pipe en terre). Extraction par la voie périnéale, guérison. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. VI, p. 313 ; 20 mai 1883.)

200. — Corps étranger de la vessie chez l’homme ; extra bilatérale. {France médicale, p. 402 ;

par la taille média-

201. — Sur Id Mille sus-pubienne. {Bulletins et mémoires de la Société de rhirnrgie, N. S., t. XIV, p. 713 ; 17 octobre 1883.)

Fait dans lequel dix calculs volumineux et enchatonnés ont été retirés de la vessie par la taille sus-pubienne. Le malade a succombé aux progrès de l’altération dos reins qui présentaient les lésions de la pyélo-néphrite calculeuse.

202.— Des sensations perçues par les femmes pendant les mmauores d'amtement.

(Annales d'hijgiène publique et de médecine légale, 1. Vil, p. 321 ; 1882.)

Ce travail a pour but de démontrer qu’on ne saurait attacher aucune importance au point de vue médico-légal, dans les affaires d’avortement, à l’assertion des femmes qui prétendent avoir senti une piqûre, au moment des manoeuves abortives. L’examen de la sensibilité de la cavité utérine, pratiqué sur nombre de femmes dans mon service de l’hôpital de Lourcine, me permit d’affirmer que l’introdüctioû d’un instrument dans l'ütérüs ne déterminait aucune sensation, quand cet instrument ne touchait pas le vagin et n’imprimait à l’organe aucun déplacement. Il en est de même pendant la grossesse, ainsi que j’ai pu m’en assurer dans un accouchement provoqué pour lequel M. le D'lîibemont m’avait prêté son concours.

203. — Sur le traitement des fibrômes utérins par l’électricité. (Bulletins et

mémoiresde la Société de chirurgie, N.S., t. XV, p. 517; 19juinl889.)

J’ai mis à l’étude dans mon service, à l’hôpital Lariboisière, le traitement des fibrômes utérins par l’électricité. Pour appliquer la méthode dans toute sa rigueur, j’ai eu recours à M. le D' Apostoli qui est venu lui-même soumettre les malades que je lui confiais à la galvanocaustie intra-utérine. Les essais ont été en général favorables, aü point de vue de l’arrêt dés hémorragies et de la cessation des phénomènes douloureux. Presque toujours, j’ai observé un certain degré de diminution dans le volume de la tumeur. Celle-ci, dans un cas, a presque totalement disparu.

Lu communiquant te résultat de ces recherches, je conclus que lô

traitement électrique doit être soumis à une sérieuse étude et qu’il y a lieu de l’essayer, préalablement à toute intervention chirurgicale grave, particulièrement dans les cas de fibrômes interstitiels déterminant des pertes abondantes et des poussées douloureuses.

204. — Sur un cas d’imperjoration coiigéiiilak de l’hymen, rapport sur une communication de M. le docteur Segond. {liulletim et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XI, p. 831 ; 9 décembre 188S.)

205. — Même sujet : Rapport sur une observation de M. le docteur Jeannel. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, séance du 27 juillet 1887.)

206. — Sur le traitement des fistules vésico-vaginales par lu méthode de M. Bozeman. (France médicak; 13 et 17 mai 1876.) Réponse de M. Bozeman à M. Paul Berger (Ibid., 21 et 24 juin 1876).

207. — Traitement de ïépithéliomadu col utérin par les cautérisations à l’acide chromique ; incidents que peut entraîner la présence d’un tampon dam la cavité du vagin ou dans le col. (France médicale, p. 1 ; 1875.)

Clinique de M. le professeur Verneuil.

208. — Kyste multiloculaire de l’ovaire; ruplure sjmMame d’une de ses jmhes.

(France médicale, p. 473; 1874.)

Clinique de M. le professeur Gosselin.

209. — Sur l’extraction, au moyen des aimants, des corps étrangers métalliques qui ont pénétré dans le corps vitré; à propos d'une observation de M. le docteur Galezûwski. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S.,

t. Vil, p.71S; 10 août 1881.)

De ce mémoire, que j’ai cherché à appuyer sur une bibliographie complète de la matière et sur l’étude de toutes les observations connues, on peut retenir les conclusions suivantes:

L’extraction dos corps étrangers perdus dans le vitré peut être tentée ; elle peut être efficace, c’est-à-dire conserver la vue de l’oeil blessé.

mais dans des cas fort rares ; le plus souvent, elle ne laisse qu’un degré restreint et même insuffisant de la vision.

Dans les cas même où l’opération ne rétablit pas la vue, elle peut mettre le blessé à l’abri de l’ophtalmie sympathique ; mais cette sauvegarde n’est pas absolue, et souvent il a fallu avoir recours ultérieurement à l’énucléation ou à l’énervation de l’œil dont on avait retiré le corps étranger. Les r ésultats malheureux sont en trop grand nombre et l’apparition des accidents terminaux est assez reculée^ souvent pour qu’il ne faille se prononcer qu’avec une extrême réserve sur le résultat d’une opération récente.

Enfin le manuel opératoire lui-même et le diagnostic de la présence et du siège du corps étranger dans l’œil paraissent avoir bénéficié, dans une certaine mesure, de l’emploi de l’attraction magnétique, surtout lorsque celle-ci s’exerce au travers d’une incision scléroticale, à la condition, bien entendu, que le corps étranger soit de nature à se laisser attirer par un aimant.

210. — Kyste huikuiù de l’orbite. (Bulktim et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. VIT, p. 349; 6 octobre 1880.)

Fait analogue à ceux qui ont été rapportés auparavant par MM. Verneuil, Perrin, Albert (de Vienne), Le Dentu. Ces kystes sont caractérisés : l"par leur siège à l’angle interne de l’orbite; 2° par leur origine congénitale; 3» par leur contenu analogue à de l’huile d’olives.

211. — Suture du nerf cubital pour une blessure de ce nerf remntant à plus de

quatre mois; retour immédiat de la semibiUté. (Bulletin de l’Académie de

médecine, 1 mars 1893.)

Ce fait vient s’ajouter aux cas de MM. Tillaux, Nicaise, Polaillon, Segond, dans lesquels l’avivement et la suture des extrémités de nerfs, sectionnés depuis un temps fort long, et dont la section avait déterminé l’anesthésie des territoires innervés par ces nerfs, ont été suivis de la réapparition presque immédiate de la sensibilité dans ces mêmes territoires (au bout de vingt-quatre à quarante-huit heures, Tillaux, Nicaise ; cinq heures, Polaillon ; un quart d’heure, Segond). La difficulté d’interprétation que présente ce retour rapide de la sensibilité, qu’on ne sau-

rait expliquer ni par la sensibilité suppléée, ni par la sensibilité collatérale, ni par la sensibililé récurrente, ne rend que ,plus nécessaire la constatation précise des faits de cet ordre. C’est à ce point de vue que, sans prendre parti ni pour la théorie de la réunion primitive des tubes nerveux, ni pour la théorie dynamogénique, par lesquelles on a cherché à expliquer ces phénomènes, l’observation présente m’a paru digne d’intérêt.

Elle a donné lieu à une importante discussion dans le sein de l’Académie, au cours de laquelle M. Laborde etM. Brown-Séquard ont successivement pris la parole pour soutenir la théorie dynamogénique et combattre la restitution immédiate des fonctions du nerf à la suite de la suture."

212. — Suturedes tendons des muscles de la région antérieure de la jambe. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XII, p. 362 ; 5 mai 188.6 et p. 734; 13 octobre 1886.)

213. — Rapport sur me observation présentée par M. le docteur Kirmissm et intitulée: Plaie de la région dorsale de la moelle par instrument tranchant. (Bulletins et mémoires -de la Société de chirurgie, N. S., t. XI, p, 857 ;

9 décembre 1885.)

214. — Des kystes hydatiques de l'aisselle. (Semaine médicale, p, 206 ;

23 mai 1888.) .

Petit travail destiné à mettre en lumière des faits pou connus, bien qu’ils ne soient pas absolument rares, et dans lesquels les kystes hydatiques développés dans l’aisselle ont pu en imposer pour des tumeurs de diverses natures, particulièrement pour des engorgements ganglionnaires. Il renferme quelques considérations sur les signes qui peuvent permettre d’arriver au diagnostic et sur le traitement do ces tumeurs qui consiste dans leur extirpation.

213. — Quelques faits d'ectrodactylie. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. X, p. 721 ; 29 octobre 1884.)

A l’occasion d’un fait rapporté par M. le D' Guermonprez, je com-

munique à la Société plusieurs cas rares d’ectrodactylie, et je présente le moulage d’une anomalie de développement curieuse des mains et des pieds.

216. — Rapport sur deux ahsenmims <k M. le docteur Houzel, rntituVec : Pohjdactilk ; amputation des doigts surnuméraires : — et hec-de-liicre compliqué (gueule-de-loup) ; opération, guérison. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. X., p. 88B; 3 décembre 1884.)

217. — Épanchement traumatique d’huile. (Union médicale, 1870, p. 360.)

Rédaction d’une leçon clinique de Gosselin où le professeur décrit une nouvelle variété d’épanchement traumatique dans le tissu cellulaire sous-cutané, épanchement constitué par un liquide, huileux et se rapprochant par certains caractères des épanchements de sérosité de Morel- Lavallée.

218. — Rapport sur deux obsercations de fistule branchiale communiquées par le D' Ch. Février. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVm, 1892,3 février, p. 75-79.)

219. — Extirjiation d'un énorme kyste branchial du cou chez un jeune homme. (Bulletin et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVlll, 1892, 29 juin, p. 486;)

Ces observations démontrent à la fois la nécessité et la possibilité de pratiquer l’extirpation complète des kystes congénitaux du cou, en remontant jusqu’à l’extrémité de leur prolongement supérieur. Dans le fait qui m’est personnel, celui-ci confinaitàl’apophysestyloïde, tandis que la partie inférieure du kyste atteignait l’articulation sternoclaviculaire. Malgré les dimensions énormes du kyste, l’ablation put être complète ; l'isolement de celui-ci d’avec la gaine des vaisseaux et le nerf pneumogastrique fut assez facile, malgré la proximité de ce dernier. Dans l’observation de .M. Février, toutes les explorations, portant sur la fistule branchiale, déterminaient de la pâleur de la face, des sueurs, dos intermittences du cœur et du pouls, des accès de toux, indiquant

l’excitation produite par ces excitations mécaniques sur le nerf pneumogastrique et sur ses branches.

22Ü. — Rapport sur plusieurs communications de M. le docteur Rohmer {de Nancy) intitulées:, 1» kyste hydaliquc de la face inférieure du foie ayant envahi toute la cavité abdomhutle ; ouverture large au bistouri, suppuration, guérison en deux mois ; 2» de la cystotomie sus-pubienne dans le cours de l’hypertropMe de la prostate : 3» de la suture pnmo-secmdavre des plaies. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XIV, p. 487; 13 juin 1888.)

221. — Traitement des ulcères de jambe par l’incision circonférencielle. (France

médicale, p. 329; 187S.)

Exposition de la méthode de traitement inventée par Dolbeau et depuis lors attribuée à tort à Volkmann par les auteurs allemands.

222. — Bubon strumeux inguinal et pelvien, simulant une coxalgie. (France

médicale, p. 57S; 1874.)

223. — Rapport sur une communication de M. le docteur Burq, intitulée : ht métallothérapie en chirurgie. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. VI, p. 440, 7juiUetl880.)

224. — Rapport sur les mémoires présentés pour le prix Laborie. (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. VII, p. 36 ; S janvier 1881.)

§ 13. — I/eçoDS cliniques.

225. — Exstrophie complète de la vessie chez une jeune fille. (Leçon recueillie par M. Albert Passant. — Gazette des Hôpitaux, 20 et 22 février 1883. — Voir aussi : Semaine médicale, m« année, n“ 2; 11 janvier 1883.)

226. — Abcès de la fosse iliaque d’origine lymphangitique, par M. Picqué, chef de clinique. (Gazette médicale de Paris, 6' série, t. V, n' 2

Dans ce travail, M. le D' Picqué développe les idées que j’avais

exposées dans une clinique, quelques jours auparavant.

227. — Pincemmt latéral de l’intestin dans une hernie crurale étranglée. Persistance du cours des maltires. {Semaine medicale, m' année, n” 42 ; a octobre 1883.)

228. ^ RétrécissemeiU syphilitique du rectum. {Semaine médicale, ni' année,

n» 49; 29 novembre 1883.)

229. — Fracture de la base du crâne; rupture de la carotide interne; mort. (Leçons recueillies par M. le docteur Piqué, chef de clinique.) {Progris médical, p. 383 ; 1883.)

230. — Paralysie de l’acoustique et du trijumeau, parésie du faeud, cane du rocher. (2 leçons recueillies par M. Maurice Hache.) {Recueil d’ophtal-

231. — Hernie irréductible. — Diagnostic du lymphadénome. (Leçons recueillies par M. le docteur Paul Lucas Championnièrc.) {Journal de médecine et de chirurgie pratiques, uv« année, 3« série, p. 444 ; octobre 1883.)

232. — Gangrène spontanée. Lipôine herniaire. (Leçons recueillies par M. le docteur Paul Lucas Championnièrc.) {Journal de médecine et. de chirurgie pratiques, uv* année, 3' série, p. l'07 ; mars 1883.)

233. — Recherches sur la conformation intérieure de la veine et des artères ombilicales. {Archives de physiologie normale et pathologique, 1872, septembre, n“ 8, p. 8S3, avec figures.)

Ce mémoire est fondé sur l’examen de préparations que j’avais faites pour un concours au prosectorat et qui sont actuellement encore déposées an musée Orlila.

J’avais retrouvé, et j’ai pu mettre hors de doute, l’existence de replis

semilunairBs faisant saillie dans l’intérieur uu calibre des vaisseaux ombilicaux, artères et veines. Ces replis avaient été entrevus par Nicolas Iloboken ; depuis lors, leur existence dans les vaisseaux du cordon avait été méconnue et même formellement niée ; elle ne fait plus aujourd’hui de doute pour personne.

23i. — Cerveau. (Article du Dictimnaire mcyclopédique des sciences médicales, p. t.^8-214, avec nombreuses figures.)

235i — Corps opto-strié. (Article du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, p. 684-717, avec de nombreuses figures.)

236. — Distributim et parcours des différents ordres défibrés qui entrent dans la composition de l’axe cérébro-spinal, d'après quelques travaux modernes. {Archives de physiologie normale et jmlmlogique, 2* série, t. I; mars, mai 1874.)

Ces articles ont eu principalement pour but de faire connaître les résultats de certains travaux qui n’avaient encore été ni traduits ni analysés en français et de combler les lacunes existant à cette époque dans la plupart des descriptions classiques des centres nerveux. Aussi no faut-il pas s’étonner de la part qui y est faite à la bibliographie et aux recherches étrangères.

Voir également p. 28, 34 et SO, les articles suivants :

62. — Sur le développement, l’accroissement et la structure des os.

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