MEMOIRES
I. MÉMOIRE ET OBSERVATIONS SUE LES AFFECTIONS CUTANÉES DÉCRITES PAR WlLLAN ,
sous les noms de psoriasis et de lepTa vulgaris. Inséré dans les Archives générales de médecine, n° de décembre 1836.
Ce mémoire repose sur quarante observations recueillies à l’hôpital Saint- Louis. Les symptômes, les formes, les causes de la maladie, sont étudiés avec soin ; je discute les bases sur lesquelles s’appuie la distinction établie entre le psoriasis et la lèpre vulgaire ; enfin, j’expose les heureux résultats obtenus dans le traitement de cette affection cutanée si rebelle au moyen de la pommade de goudron.
II. Mémoire sur la suture intestinale, avec trois observations d’entérohaphie pratiquée par M. Jobért. Inséré dans les Archives générales de médecine, n° de mars 1837.
Après avoir tracé l’historique de l’entéroraphie, et discuté les différents procédés proposés par Duverger, Ramdhor, Louis, la Peyronie, Ledran, Bertrand, Scarpa, Watson, Sabatier, MM. Amussat, Denans, Lambert, Raybard, j’expose la méthode dont M. Jobert a doté la science. Des expériences faites sur les animaux et trois cas de division intestinale observés chez l’homme me conduisent aux conclusions suivantes :
1“ La simple torsion des fils qui ont servi à réunir un intestin divisé suffit pour empêcher tout épanchement consécutif, et pour déterminer l’agglutination des membranes séreuses mises en contact.
2° La membrane péritonéale d’un intestin divisé, étant le siège d’une violente inflammation, résiste néanmoins encore à la torsion des fils qui doivent l’adosser à elle-même. .
3" Dans le cas de solution de continuité, complète ou incomplète, du canal intestinal, avec inflammation de sa membrane externe, la suture faite selon le procédé de M. Jobert est la seule applicable; toute autre déterminerait une nouvelle division des tuniques intestinales.
4° Dans le cas de solution de continuité, complète ou incomplète, du canal intestinal, sans inflammation de sa membrane externe, la suture de M. Jobert est celle qui doit être préférée, puisqu’elle remplit toutes les indications, et qu’elle rend moins dangereuse l’inflammation consécutive qui peut se développer dans la tunique séreuse de l’intestin.
III. Observation d’ostéite aigüe et de idéation spontanée de l’articulation fémoro-tibiale. Inséré dans les Archives générales de médecine , n” de juin 1837.
Ce fait offre un exemple remarquable de tumeur blanche ayant eu son point de départ dans une inflammation du ligament latéral interne de l’articulation fémoro-tibiale gauche, inflammation produite elle-même par unç brusque et violente distension de ce ligament.
Les auteurs n’ont observé qu’nn petit nombre de luxations spontanées du genou, et M. le professeur Cruveilhier m’a demandé la pièce anatomique pour la déposer au musee Dupuylren.
IV. QUELQUES CONSIDÉRATIONS SUR LES CAUSES QUI PEUVENT RETARDER OU EMPÊCHER
LA consolidation des fractures. Inséré dans les Archives générales de médecine, n° d’août 1837.
Après avoir indiqué différentes causes pathologiques, je m’attache à démontrer que la compression exercée, sur le membre fracturé, par l’appareil est l’obstacle qui s’oppose le plus fréquemment à la consolidation de la solution de continuité.
« Lés travaux de Dupuytren, dis-je, ayant prouvé que, conformément aux idées déjà émises par Duhamel, le périoste et le tissu cellulaire sont les principaux instruments de la formation du cal, on pouvait admettre à priori que la circulation devait jouer un grand rôle dans l’accomplissement de ce travail :
eh bien ! l’observation justifie pleinement cette opinion... Souvent c’est l’appareil placé dans le but de favoriser la consolidation d’une fracture qui vient s’y opposer par la compression qu’il exerce sur les vaisseaux du membre, soit que cette compression ne puisse être évitée comme dans les appareils inamovibles, soit que le chirurgien l’exerce volontairement, la considérant comme nécessaire... Cela est surtout vrai pour les fractures de l’avant-bras, de la jambe, où la compression, pour peu qu’elle soit forte, intercepte le cours du sang, non-seulement dans les vaisseaux superficiels, mais encore dans ceux qui se rendent à l’os fracturé lui-même et à son périoste... On attend quelquefois trois, quatre, six mois, une réunion qui, après ce long espace de temps, ne commence pas encore : c’est alors que le chirurgien s’empresse, à chaque pansement , de réappliquer l’appareil mec plus de soin , c’est-à-dire d’augmenter le nombre des attelles, d’entourer plus exactement le membre, de serrer davantage les compresses, les bandes, les liens, et c’est alors que plus il fait d’efforts pour atteindre le but, plus il s’en éloigne. »
Ces idées, inspirées par la pratique de M. Jobert, ont graduellement conduit ce chirurgien à n’avoir recours, dans les fractures du bras, de l’avant-bras et de la jambe, qu’à l’extension et à la contre-extension continues, le membre restant complètement libre de tout appareil. On connaît les beaux résultats obtenus par cette méthode.
Après avoir décrit comment les choses d’apprécier la valeur de la méthode de P:
santé ; il réussit au delà de mes espérances : depuis, je l’ai appliqué un grand nombre de fois; le succès a été constant.
Ce mémoire a été reproduit dans différents articles ultérieurs sur la constipation, et l’efficacité des mèches a été constatée par plusieurs médecins.
VIII. Mémoire sun nu cas de tobticolts permanent, déterminé par la contraction
DU FAISCEAU STERNAL DU MUSCLE-STERNO-CLÉIDO-MASTOÏDIEN, ET 6UÉRI PAR LA SECTION
sous-cutanée du tendon inférieur de ce faisceau chaunu. Lu à l’Académie royale de médecine, séance du 27 mars 1838 ; inséré dans les Archives générales de
Ce fait est le premier de ce genre qui ait été publié en France.
M. le docteur Yidal (de Cassis) a reproduit ce mémoire presque en totalité dans son Traité' de pathologie externe.
Archives générales de médecine, n° de juillet 1838.
te tait rapporté dans ce mémoire offre un exemple remarquable de pleurésie enkystée; il démontre, contrairement aux assertions de Laennec, reproduites par quelques auteurs, et conformément à celles de M. Reynaud, que le poumon, après: avoir été comprimé pendant longtemps par un épanchement considérable, est encore perméable à l’air, et qu’il se laisse facilement distendre non-seulement par l'insufflation, mais même par l’inspiration. Des observations de Heyfelder sont venues confirmer cette proposition.
La thoracentèse fut pratiquée en présence de M. le professeur Cruveilhier, et, malgré la mort de la malade, je ne craignis point d’avancer, en faveur de cette opération, des considérations qui ont été sanctionnées depuis par les recherches de MM. Heyfelder, Townsend, Faure, Sédillot, Bourgery, et par un grand nombre d’observations récentes.
X. Observation et réflexions sur une tumeur anévrismale du pied, déterminée par une piqûre, et guérie par l’opération. Inséré dans les Archives générales de médecine, n” de mai 1839.
Boyer mettait en. doute la possibilité des anévrismes spontanés ou traumatiques des artères du pied. Scarpa, Pellctan, Dupuytren, Richerand, A. Cooper, MM. Chélius, Velpeau, Blandin, n’en ont jamais observé. Il n’existe dans la science que quatre, observations» publiées par MM. Guattani» Roux et Yidal (de Cassis), d’anévrisme de l’artère pédieuse. Le fait que. j’ai rapporté est un exemple unique d’anévrisme traumatique de l’artère dorsale, du tarse.
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ne l’encéphalite, la congestion hémorrhag me suis efforcé d’élucider cette question encore fort obscure de pa je crois avoir montré qu’il est impossible d’accorder à l’infiltration le place dans les cadres nosologiques.
Ce mémoire répond à plusieurs objections qu’avait fait naître la < élevée à l’occasion de mon Essai sur l'infection purulente, et il peut t déré comme le complément de cet ouvrage.