Exposé des titres et travaux du Dr Jules Renault, janvier 1901
Quelques auteurs séparaient le craniotabes du rachitisme et ne’le considéraient que comme un phénomène d’ordre cachectique. Dans cette observation publiée à la Société anatomique, l’enfant, manifestement rachitique, avait un craniotabes très prononcé, au point que l’occiput était translucide sur l’étendue d’une pièce de 5 francs : cette lésion devait être rapportée au rachitisme et non à la cachexie, qui n’existait
dans le rachitisme.
La plupart des auteurs semblent croire que l’amincissement des os dans le craniotabes est dû à la pression de ki
dantes, quelquefois une gingivite légèrement fongueuse et ulcéreuse, exceptionnellement enfin du purpura. L’affection guérit en six semaines ou deux mois.
Avec M. Brun, nous avons, dans ces dernières années,
France, décrite en 1859 par Môller, sous le nom de rachitisme aigu, puis par Cheadle (1878), Barlow (1883^, sous le nom de
réfuté l’opinion de Môller et l’opinion de Barlow. Cette dernière, qui s’est accréditée surtout en Angleterre et en Amérique, reposait sur ces considérations (Barlow) : a) la maladie
Nous répondons ; a') elle s’observe chez des enfants nourris avec du lait frais et des légumes frais ; b') la gingivite manque souvent, même lorsqu’il y a des dents', les autres signes du
scorbut manquent tous ; c') l’hématome sous-périosté y est dernière période ; d') elle guérit très bien en l’absence de tout
périosté, et on doit en différencier toute affection qui ne présente pas ce symptôme;
3® L’hématome sous-périosté n’est, dans la majorité des cas, que le résultat d’une fracture sous-périosiée, complète
4® La condition prédisposante, sinon indispensable, tout au moins primordiale, de sa production, est le rachitisme;
l’os et qu’on cherchait à fléchir la diaphyse, on voyait apparaître nettement la fracture, les deux fragments se mettant à