‹ Exposé des titres et travaux scientifiques, 1892-1905Chapitre 11 sur 25 · Les réserves nutritives de l’œuf · texte numérisé non relu

Les réserves nutritives de l’œuf

Miscellanées biologiques . Trav. de la Sta. zool. de Wimereux, 1899, VII, p. 402.

.Lorsqu’on fait une étude comparative des œufs chez tous les animaux, on s’aperçoit bientôt que l’accumulation des réserves nutritives a dû se faire sous

ici et qui se terminent par cette formule générale :

Dans tout grand groupe naturel , considéré dans son ensemble^ les résewes nutritives contenues dans les œufs sont d'autant plus abondantes que l'on s'adresse à un type plus différencié.

III. Causes secondes. — Lorsqu’on entre dans le détail des phylums zoologiques, lorsqu’on étudie les œufs de groupes de plus en plus petits : des classes, des familles, des ordres, etc., on s’aperçoit bientôt que la loi ci-dessus présente un grand nombre d'exceptions. C’est qu’en effet des caüses secondes inter-

l’accumulation des réserves nutritives dans les œufs et l’amener à l’état où

phylum créées, pour ainsi dire, par les causes primordiales, se trouvèrent placées, dans le cours des époques géologiques, en face de circonstances nouvelles, beaucoup plus variées, auxquelles elles furent obligées de s’adapter pour pouvoir subsister. La cause ou le résultat de cette adaptation fut une modifica-

Sous le nom de causes secondes, nous considérons donc successivement l’influence des milieux marin et fluvatile, du climat et du parasitisme, les rapports intimes que les embryons ont pu acquérir avec l’organisme maternel

processus de la segmentation. De celte accélération résulta évidemrr

nouvel avantage pour l’espèce. Chez la Poule, par exemple, dont l’œuf présente cette particularité, non seulement les principaux organes de l’embryon sont formés le septième jour, mais encore les caractères distinctifs des Oiseaux sont apparents. Chez le Lapin, au contraire, c’est à peine si la notocorde et la gouttière neurale sont indiquées au bout du même espace de temps.

Cependant l’étude de quelques cas particuliers nous montre que la condensation embryogénique n’est pas en rapport seulement avec la quantité de

notre séjour au laboratoire de Camille Dareste, les expériences que nous avons entreprises depuis, les recherches que nous avons poursuivies dans les mémoires originaux, bien que probablement incomplètes, tout cela nous a fourni un ensemble important de faits qu’il nous a paru utile de réunir et de faire connaître à ceux qui désirent se lancer dans cette partie si captivante des études biologiques.

Pour suivre un ordre scientifique dans cet exposé, il faudrait prendre, les dans l’œuf, et voir comment les œufs se comportent quand ces conditions ne biologie animale.

Nos connaissances s’arrêtent à peu près aux conditions d’une bonne incubation artificielle pour l’œuf de quelques espèces domestiques, et ce serait

s’exposer à de graves mécomptes <

les spermatozoïdes et les produits liquides accumulés avec eux dans les épididymes.

Nous avons fait agir le sperme épididymaire du Chien, injecté directement dans les veines de Lapin; puis nous avons expérimenté sur le sperme de Cobayë injecté sous la peau de jeunes animaux de même espèce (n°56). Dans le premier cas nous avons obtenu une intoxication mortelle; dans le second, nous avons observé un ralentissement de croissance et une grande irrégularité par rapport au processus normal de ce phénomène.

Nous avons étudié ensuite l’action du sperme de Tortue, soit en entier, soit débarrassé de ses spermatozoïdes, à l’état vivant. Dans les deux cas encore nous constatons une forte toxicité ; nous remarquons ici cependant que les produits solubles du sperme présentent une toxicité moins grande que celle des produits solubles retirés des œufs des animaux de même espèce.

17. — Considérations générales sur la toxicité des produits génitaux.

(C. fl. Société de biologie, 1905, p. Ml; et C. fl. Académie des sciences,'''"^ 27 novembre 1905.)

Les recherches que nous avons exposées précédemment nous ont permis les produits génitaux mâles et femelles de divers animaux.

Cette toxicité semble bien être une caractéristique générale des organes et des produits sexuels puisque nous avons pu la constater chez des typés d’animaux

l’œuf ordinaire est plus lourd que le î qu’il renferme 2« r ,80 d’eau en plus; il * résidu sec, qui représente la partie

t complétées par l’étude des œufs de

parmi les éleveurs et quelques savants, tradition qui veut que . chaque ponte donne habituellement naissance à un couple; c’est-à-dire que l’un des œufs pondus donnerait toujours un mâle, l'autre une femelle.

e) Les enfants héritent-ils plus du plumage du père que de celui de la mère? — C'est une opinion qui se trouve répandue, en effet, parmi les éleveurs et que

à ce sujet, les données que nous avons pu recueillir ici;, .

11 est tout d’abord à noter que les petits des Pigeons héritent, en général, du plumage des parents, quand cesparents ont un plumage semblable. Ainsi, sur 1066 jeunes provenant de parents ayant un plumage écaillé, 153 seulement

bleu, 32 onteu la même coloration et 7 seulement un plumage différent [écaillé). Enfin des 18 jeunes provenant de parents rouges, 11 ont été rouges, 6 écaillés

ppliquent-elles à l'hérédilè de la coloration du pl

Page 1