‹ Exposé des titres et travaux scientifiques, 1892-1905Chapitre 22 sur 25 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

HISTOGENÈSE ET HISTOPHYSIOLOGIE

ligament cérébral des Mammifères (Cheval, Veau et Mouton) et dans les ligaensuite du développement des fibres élastiques, dans les cartilages réticulés

dans certains points du squelette cartilagineux chez les Sélaciens. En troisième lieu, le mémoire envisage l’origine des substances intercellulaires, en général, et les phénomènes de sécrétion par effritement, décrits par Ranvier sous le nom de clasmatose.

Les conclusions de notre mémoire furent adoptées par plusieurs histologistes, comme nous lë dirons plus loin. C’est dans l’ouvrage magistral d’un de nos maîtres en cette science, dans le Précis d'Histologie du professeur Mathias Duval, que nous prendrons l’exposé de nos recherches sur le développement

iormés uniquement de cellules nues, accolées les unes aux autres, formant ainsi des masses plasmodiales continues, sans territoires cellulaires distincts. Bientôt des différenciations protoplasmiques particulières se produisent, transformant peu à peu le plasmode en un réticulum dont les mailles tendent à s’allonger dans le sens de la direction du futur ligament. Celui-ci se présente par suite comme formé de noyaux allongés, placés dans une sorte de stroma fibrillaire très net; ces noyaux sont encore entourés directement par une masse

dérivés : cellule cartilagineuse et cellule osseuse. Il représenterait la forme du cartilage fœtal des Vertébrés arrêté dans son développement et fixé à cet état chez les Céphalopodes.

Nous arrivons ainsi à des résultats qui diffèrent de l’opinion de Renaut. Ce savant histologique considère, en effet, le cartilage ramifié comme du cartilage hyalin ayant atteint la limite supérieure de son développement sous l’influence

l’achèvement de son évolution dans ce sens ». Chez l’Homme, trop de facteurs particuliers (hérédité, accélération embryogénique, etc.), interviennent pour

déjà, que son cartilage fœtal renferme des cellules étoilées semblables à celles

tendineuses, à prolongements nombreux, pouvaient se transformer en cartilage

Lorsqu’on rencontre du cartilage étoilé chez l’Homme, il n’est donc pas

nécessaire, pour expliquer cette forme aberrante d’invoquer la théorie de l’ata-

énergiquement les premières que les secondes ; le vert de méthyle agit également d’une façon différente sur les unes et les autres.

En résumé, les fibres musculaires lisses des Gastéropodes sont formées de, deux substances : l’une fibrillaire, représentant l’élément contractile, l’autre granuleuse, protoplasmique ; mais les rapports de situation entre ces deux substances sont loin d’être constants, comme le disent les auteurs.

Quand on suit le développement d’une fibre lisse, on voit que la différenciation du protoplasma en fibrilles se fait de la périphérie vers le centre ; lorsque la fibre a atteint son maximum d’évolution, c’est-à-dire quand tout le proto-

ment, d’autres un clivage, d’autres enfin un allongement du noyau en forme de boudin étranglé dans sa région moyenne. Aucun ne paraît s’être arrêté longuement à observer les modifications de la chromatine nucléaire au cours du phénomène. C’est à titre de simple contribution à l’étude de ce dernier point que nous publions dans cette note les observations faites dans la division directe des cellules germinatives et des spermatogonies du Moineau, pendant la période de spermatogenèse. ^

A l’état de repos, le noyau des cellules germinatives renferme une masse irrégulière et diffuse de linine contenant plusieurs gros nucléoles nucléiniens disposés souvent en chapelet. Quand ces noyaux s’allongent et prennent la

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