‹ Exposé des titres et travaux scientifiques, 1892-1905Chapitre 7 sur 25 · Sur l’Enseignement de l’Embryologie en France · texte numérisé non relu

Sur l’Enseignement de l’Embryologie en France

Dans cette note, écrite en réponse à un article du professeur Nicolas, nous montrons qu’un enseignement complet de l’Embryologie doit comporter des travaux pratiques venant compléter l’enseignement théorique. Mais nous disons aussi que ces travaux pratiques doivent être organisés d’une façon toute autre que les travaux pratiques de Zoologie ou d’Anatomie. Nous donnons à ce propos, la méthode [que mous appliquons dans notre enseignement libre. « En réalité, écrivons-nous, ce que nous faisons à la Faculté des Sciences, ce sont plutôt des conférences ou des démonstrations pratiques d’Embryologie que de véritables travaux pratiques. Chaque séance, en effet, comprend d’abord une sorte de

ration consiste à expliquer aux élèves ce qu’ils vont avoir à étudier dans la salle du laboratoire. Là, chaque élève trouve à sa place ordinaire : un microscope ou une loupe et les préparations faites d'avance sur le sujet d’étude; ces préparations sont numérotées dans l’ordre correspondant au plan exposé préalablement au tableau noir. L’élève n’a donc qu’à les prendre successivement et à les étudier

Comme elles sont choisies parmi les plus belles et les plus démonstratives, l’étudiant se trouve attiré immédiatement par la facilité avec laquelle il recon-

Cette manière de procéder, si elle est avantageuse pour l’élève, présente pour le maître quelques difficultés. D’abord, pour peu que les étudiants soient nombreux, il est nécessaire de procéder par séries, car nous pensons, comme le Professeur Minot, qu’il ne faut pas plus de vingt à vingt-quatre élèves à chaque séance. En outre, il faut faire un très grand nombre de préparations et opérer une sélection parmi elles, ce qui est un travail long et fastidieux. Les prépa-

dier les points suivants :

1" £ épithélium germinatif et la formation des éléments sexuels (embryons <&. Poulet et de Souris) ;

2° l’œuf et l’orogenèse chez le Moineau, la Chatte et la Souris:

5“ les spermatozoïdes de différents Vertébrés-, la Spermatogenèse chez leMoineau-,

4° la fécondation chez £ Ascaris, la segmentation chez l’Oursin, l'Ascaris et là Grenouille ;

5" la formation des feuillets chez le Poulet-,

G» la première ébauche des cotps et des annexes chez le Poulet et chez la Souris

7° le développement de quelques organes chez le Poulet et chez la Souris; , ’S

8° l'étude des membranes fœtales et des différents placentas (dissections et

Enfin quelques séances ont été consacrées à la technique embryologique pour les élèves qui désirent poursuivre des recherches originales.

Ce plan, évidemment, ne représente pas toute l’Embryologie des Vertébrés, mais il se complétera et se perfectionnera tous les ans par de nouvelles sériés de préparations.

(Depuis que ces lignes ont été écrites, notre laboratoire est allé en s’enrichissant dé plus en plus et s’enrichit encore tous les jours dans cet ordre d’idées; c’est ainsi que nous possédons actuellement, en coupes sériées, l’Embryologie à peu près complète du Lapin, du Chien, du Murin, de la Pipistrelle et du Poulet.)

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