L’Enseignement de l'Embryologie à l'étranger
(Journal de l'Anatomie et de la Physiologie, 1900, p. 6*9.)
Lorsque, sur les conseils de nos maîtres, les professeurs Ciard et Mathias Duval, nous résolûmes de demander l’autorisation, de faire, à la Faculté des sciences, un cours libre d’Embryologie, accompagné-de travaux pratiques, nous voulûmes voir tout d’abord comment un pareil enseignement, inexistant encore aujourd’hui dans notre Université, était compris dans d’autres Universités.- En France, il n’y avait pas grand’chose à prendre. En dehors d’un certain nombre d’essais faits à Lyon, à Nancy, à Bordeaux et à Toulouse, nous ne trouvâmes nulle part un'enseignement véritablement organisé. Dans les pays, latins : en Espagne, en Portugal, dans toute l’Amérique du Sud, il y avait encore moins; quand nous visitâmes ces pays, en 1891, les étudiants en médecine,-ne s’occupaient nullement d’embryologie. Au contraire, en Suisse et en Belgique, dans les Universités allemandes et surtout dans celles de langue anglaise, nous
d’Embryologie eux-mêmes, ou bien à ceux de nos compatriotes qui avaient séjourné dans les Universités étrangères. C’est ainsi que nous considérons .
l’embryologie à Louvain, à Liège, à Bruxelles et à Gand pour la Belgique viàivjf Genève pour la Suisse; à Oxford, à Cambridge et à Manchester pour f Angleterre: à Bonn pour l’Allemagne; à Boston, à Philadelphie et à Wood’s Holl pour l’Amérique du Nord.
Après avoir consacré quelques lignes seulement à l’Autriche-Hongrie, à la ' Hollande, au Brésil, à l’Uruguay et à la République Argentine, nous terminons J
1" L’enseignement de PEmtn-yologie est concentréen général, A l'étranger, dàfts une seule partie d’une mime Université ; Faculté, Département ou Institut. w
A Liège, à Gand, à Genève, à Boston, c’est aux Facultés do médecine ;X''J Louvain, à Oxford, à Manchester, à Cambridge et à Philadelphie, c’est aux
2» Les enseignements de l’Embryologie et de l’Histologie vont de concert dans beaucoup <LUniversité s.
Les deux sciences emploient, en effet, les mêmes moyens de recherches, et la technique dél’une est la technique de l'autre. L’embryologiste fait de l’Histologie g
ment, et il ne paraît pas que le résultat en soit très bon. On comprend, en effet, que, suivant les tendances particulières du maître, l’une de ces sciences se trouve forcément négligée. On nous a dit même que les étudiants arrivaient ainsi à ne connaître ni l’Histologie, ni l’Embryologie.
5° L’Embryologie fait partie des programmes officiels des études médicales dans beaucoup d'Universités étrangères.
A Liège, les étudiants sont interrogés sur cette science lors de leur examen de première candidature. A Genève, l’enseignement de l’Embryologie porte sur deux années (la 2 e et la 3°), mais il fait partie du programme du deuxième examen de médecine (seconde partie de l’examen [propédcutique)..
A Bonn, l’Embryologie est rattachée au quatrième semestre des études médicales; à Boston et à Philadelphie, elle est obligatoire pour les étudiants de