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PATHOLOGIE GÉNÉRALE

Essai de la séro réaction d’Abderhalden dans le cancer

Comptes rendus des séances de la Société de liiologie, 17 février 191/1, I. I.XXVl, p. MU.

Etienne, j’ai été aineiié à l'ormulcr quelques remarques cliniques et statistiques au sujet des accidents sériques.

J’ai annexé à ce travail 8 observations avec les courbes de températures et montrant les differents types cliniques que peuvent présenter les accidents sériques allant, depuis les formes graves hyperthermiques avec coma et accidents urémiques, aux poussées urlicariennes fébriles de courte évolution, en passant par les états fébriles avec faibles réactions cutanées et dont l’allure pouvait en imposer par une fièvre typhoïde légère.

La suite des 217 malades vus s’adresse à des cas n’ayant présenté que des accidents sériques tardifs, nous n’avons pas eu un seul cas d’accidents primitifs quelle que soit la voie d’introduction du sérum.

Nous avons été conduits aux conclusions suivantes ;

1” Il peut exister des lots de sérum avec lesquels les accidents sont plus fréquents et plus violents qu’avec d’autres et cela pour un même type de sérum, par exemple le sérum iintidiplhtérique. Ce dernier du reste donne des accidents plus fréquents et plus vifs que les autres types de sérum ;

2® Les accidents ne sont ni en rapport avec les injections antérieures ni avec la quantité de sérum injecté ;

3 ® Les accidents présentent une symptomatologie excessivement polymorphe et très capricieuse ;

4 ® L’emploi du chlorure de calcium n’a aucune influence dans la prévention ou le traitement dos accidents sériques.

î.e tableau suivant dispense de toute discussion sur ce sujet.

fisance et en l’exprimant en glycocholate suivant une méthode personnelle.

Nous avons par notre méthode étudié les divers états pathologiques et en avons toujours retiré des indications précieuses.

SYPHILIGRAPHIE & DERMATOLOGIE

Un cas de syphilis nerveuse diffuse précoce

Province Médicale, 3 o avril 1910.

(MM. L. Spillmann, Watiu.n et J. Benech)

G’esl l’observation d'un malade présentant une syphilis datant de trois mois et présentant une polynévrite et des réactions diffuses de tout l’axe cérébro-spinal, une paralysie faciale et qui fut guérie par les injections de calomel.

Les accidents névritiques avaient succédé rapidement à une roséole et atteint leur maximum au ti’oisièmo mois de l’infec-

Cc qui donne un aspect tout particulier au tableau clinique, c’est la démarche spasmodique, la trépidation épileptoïde qui donne avec les douleurs lancinantes et la douleur h la pression des masses musculaires l’aspect de la syphilis médullaire

Dans ce cas d'un grand intérêt étiologique et pathogénique, la méningite secondaire doit être considérée comme à l’origin'* de ces divers accidents. Une autre conclusion ii tirer, c’est le rapide et bon résultat obtenu par l’emploi du calomel par voie intra-niusculairc.

À propos d’un cas de syphilis médullaire précoce avec phénomènes bulbaires

Paris Médical, février 191/i.

(A. Légués et J. IIenecu)

Il n’existe dans la littérature que peu de cas de méningomvélite syphilitique envahissante ; d’habitude l’infection reste

La typhose syphilitique

Paris Médical, juin 1914.

(MM. M. PeuriiN, .loaii Benech et Masson)

Ce travail, le dernier inspiré par mon regretté et vénéré Maître le Professeur P. Siullmann, a servi de base à la thèse inaugurale du docteur J. Masson.

Nous avons pu en un temps relativement court recueillir trois observations de Lyphose syphilitique, observations typiques quant à la courbe de température, à l aspect clinique et ù l’apparition tardive des accidents syphilitiques.

Il ne s’agit pas là de lièvres au cours d’une syphilis secondaire déterminée el évoluante, mais biim d’un étal typhoïde avec lièvre el relevant de l’infection due au tréponème pâle.

Le type « Fièvre continue syphilitique », bien qu’admis par tous les auteurs (jui ont traité la (jucstion, et parmi ceux-ci Brémer, Voyda, .Janowsky, Lanoereai-, Boi.let. .Iij.i.ien, est considéré comme beaucoup moins fréquent que les autres types de lièvre syphilitique, et Foirnier insiste beaucoup sur ce sujet ; on peut cependant le roncemtrer dans la pratique et avec une prédominance excessive chez la femme.

Cette variété de lièvre syphilitique consiste en un mouvement fébrile du type continu de plusieurs jours à plusieurs septennaires. Nous pourrons fixer aisément son évolution comme physionomii' générale, en la comparant à l'embarras gastrique fébrile évoluant sans éclat, ou encore a la svnoque des anciens auteurs.

Deux ordres de phénomènes lui impriment ses caractères cliniques, l’état fébrile, et l’adynarnic intense, accompagnée de céphalée marquée.

Comme les accidents syphilitiques n’apparaissent généralement qu’assez tardivement, le diagnostic doit se faire «à condition toutefois de penser à l’existence de cette typhose, sur l’absence de troubles digestifs, d’états congestifs du poumon et de taches rosées. L’absence d’une séro-réaction de Widai. positive et un Bordet-Gengou positif éclaire le diagnostic.

il lontc do prdcisor 1 otiolofïie et la palhog:éni(; direelives du Irailement. Depuis, nombre de publiés à ce sujet. Nous ne pouvons ici entrer d{ Sous le nom de ^an^fréne symétrique des extr désigne une variété de gangrène sèche, ean double fait qu’elle est indépendante de toute

et d’établir

inose chronique, les engelures, l’ergotisme rtout les gangrènes par arlérites oblitérantes, e créé pai- IUynai d tire son originalité de son

typique. Tout rentra rapidement dans Tordre sous Tinlluence du traitement mixte ioduro-hydrargyrique.

Lévy-Binc et CîEUBAY donnent une observation d’un très grand intérêt. 11 n’exislail en effet que 3 observations de maladie de RAY^AUl), ayant apparu chez des sujets en période d’activité secondaire et guéris par le traitement aiitisyphililique. Us viennent en apporter une (juatrième chez un soldai de •.^7 ans. Un mois après le chancre apparurent des syphilis secondaires, puis de la cyanose des extrémités digitales, cyanose augmentant par le froid. Sous le traitenient, les lésions cutanées disparaissent, mais il se produit dos ecchymoses noirAlrcs sur la face palmaire des deux auriculaires. Mais un mois après, sous Tinlluence du traitement, tous les accidents sont complètement disparus. Ixs auteurs insistent sur ce fait que de tels accidents ayant une telle évolution, doivent être mis sur le compte d’une artéritc syphilUiqu(', et non sur celui d’un spasme vasculaire.

Castex et Guébet donnent encore une observation concluante dans laquelle un homme de 36 ans présente pendant sept ans de l’hémoglobinurie paroxystique puis apparaît du syndrome de Raynaud avec sphaeèle, — le tabagisme est retrouvé dans ses habitudes, — il nie la syphilis, la R. W. est négative, mais le traitement anli&vphihtique donne la guérison complète.

Nicolas, Marsia et Gali-Pii.lone rapportent un cas d’asphyxie locale des extrémités, observation intéressante à trois points

1° Le mécanisme de Taffec térite est enrayée, puis la perméabilité vasculaire se rétablit en partie, puis tout rentre dans Tordre. Ce cas est donc en faveur de la théorie vasculaire de l’affection ;

La R. W. positive chez le conjoint, négative chez le

3“ Rétrocession rapide des accidents par le traitement mixte mercuriel et ioduré.

De tous cos ensembles do faits, nous ne pouvons qu’admettre

L’importance étiologique de la syphilis, dans le déterminisme de la maladie de Raynaud, nous paraît donc devoir retenir

Ostéopériosite de la voûte crânienne

Guérison rapide par les sels solubles de bismuth par voie intra-veineuse

Comptes rendus de la Société de Médecine de ISancy,

(G. ETiENi\E et Jean Benech)

Cette observation est celle de la première maladie traitée et rapidement guérie par les injections intra-veineuses de sels solubles de bismuth. Les bons résultats obtenus nous poussèrent dans la suite à étudier cette méthode thérapeutique.

Une femme de 4o ans se présente en août 1921, avec des maux de tète violents à exacerbations nocturnes localisées au sommet de la tête et au font. L’exploration méthodique de la région ne donne aucune indication, mais la nature des douleurs fait faire le diagnostic de céphalées d’origine syphilitique, La malade nie toute syphilis, mais présente de l’inégalité pupillaire et un réflexe pupillaire très paresseux à la lumière et à l’accommodation.

La malade reçoit alors 26 piqûres de Biiod. d’ilg. à 2 centigrammes ; le résultat est médiocre, puis on lui injecte en quatre fois I gr. 95 de novarsenobenzol. La malade n’ayant plus que de rares céphalées ne se représente plus au service.

En mai 1922, elle revient dans un état lamentable. Les maux de tête sont intolérables, si pénibles que la malade très affaiblie, très déprimée veut se suicider.

Le palper du crâne permet de recevoir une ostéo-périostite de la voûte crânienne confirmée par radiographie. Le frontal et les pariétaux donnent à la radiographie l’aspect d’une véritable écumoire. La Sigma-réaction est positive. Devant les résultats médiocres donnés par Ilg et As, nous traitons la malade par les intra-veineuses de sels solubles de Bi.

La malade reçoit 10 centigrammes par jour de tartrobismuthate sodique soluble contenant 33 % de Bi métalloïde ; dès la 5* injection amélioration considérable, et à la 8* injection disparition absolue des douleurs ; devant l’apparition du liseré gcngival on arrête le traitement 8 jours et on le reprend en

clans un état général excellent.

La malade a été revue plusieurs fois état s est maintenu ; une radiographie, la réparation rapide des lésions osseuses Pour des raisons indépendantes de ment d’entretien a été fait à l’huile gr

/io centigrammes par jour ; nous estimons cependant que la dose régulière doit être de lo centigrammes par jour ou tous les deux jours, suivant qu’on provoque ou pas les douleurs maxillaires par les injections journalières. Quelques malades ont été guens très rapidement par le Bi. Notamment une myélite syphilitique d’évolution rapide fut guérie en iB jours ; nous n’aurions pu obtenir un tel résultat par d’autres procédés.

La conclusion résultant de ces recherches est que les injections intraveineuses de Bi peuvent être pratiquées sans inconvénient, à condition de suivre les règles que j’ai établies.

Un cas d’érythème tertiaire

Bulletin de la Société de Dermatologie et Syphiligraphie,

1910, page 106.

(MM. L. Spillmann et J. Beneoh)

C’est l’observation rare d’un homme âgé de 4 o ans environ, qui présente dix ans environ après le chancre et la roséole, des macules cuivrées, 5 disposition circinée, et qui disparurent très rapidement sous l’influence du traitement.

Un tel cas méritait d’être signalé en raison de sa rareté et des erreurs de diagnostic auquel il peut prêter.

La gangrène spontanée des organes génitaux chez l’homme et chez la femme

Paris Médical, mars iqiS.

(MM. L. Spillmann et J. Benegh)

Malgré le procédé de nos procédés d’investigation, malgré la richesse de nos méthodes de laboratoire tant en histologie qu’en bactériologie, il est un groupe de gangrène des organes génitaux dont nous ne parvenons que difficilement à élucider la pathogénie.

Dans beaucoup de cas de gangrène nous arrivons à déceler l’étiologie et la pathogénie, ce sont les gangrènes dites sccon-

grènes spontanées foudroyantes.

réservée au diagnostic parasilologique et l’autre au diagnostic clinique.

Tout l’effort de l’élude a porté sur le diagnostic clinique, ce travail étant presque exclusivement le résultat d’études cliniques et contrôlées microscopiquement par les laboratoires qui nous onvoYaiont les résultats des recherches hématologiques.

De l’ensemble de nos observations, il résulh; que notre diagnostic s’établit sur un trépied constitué par :

1° L’anémie ;

L’asthénie ;

3 ° La splénomégalie. s

A côté do ces symptômes viennent s’ajouter la fièvre et les troubles digestifs de toute manière.

nclusions en deux parties bien disà la symplomaiologie du Paludisme eellcs ayant trait à sa thérapeutique.

cervelet, nous songeons à des accès paludéens à forme nerveuse.

La recherche de 1 hématozoaire lut positive.

Un traitement intensif à la quinine eut en très peu de jours raison de tous les accidents. Entre temps, le lils de ce malade, âgé de 8 ans, est pris tous les soirs vers 17 heures de frissons avec légère élévation thiu-mique, de fatigue intense avec des maux de tète. L’enfant, soigné pour troubles digestifs, s’anémie considérablement. Sans voir l’enfant qui habite les environs, et nous basant sur la maladie du père, nous prescrivons la quinine et en trois jours tout rentre dans l'ordre.

Sur le séro-diagnostic du typhus exanthématique

Société de Médecine de A'ancy, 26 février 1919.

(OnricoM et Jean Beîsegu)

C'est rhistoire d'une petite épidémie de typhus exanthématique survenue à Nancy, dans le milieu militaire, lors du rapatriement des prisonniers de guerre.

Cette petite épidémie, décelée d’abord à son début par les signes cliniques, est confirmée par le séro-diagnostic par agglutination du Bacille Proteus X 19.

Par la recherche de réaction de Welsch et Félix, on peut même chez les convalescents non diagnostiqués cliniquement retrouver la filière de la maladie.

Un cas de bronchite sanglante de Castellani

Société de Médecine de Nancy, octobre 1919.

(L. Cal’srade cl J. Bexecii)

La bronchite sanglante de Castellani

Revue Médicale de VEst, i®’' novembre 1919.

î.a priunière publication a trait à l’observation d’un Algérien venu à l’hdpilal pour une bronchite avec hémoptisies légères, mais tenaces, sans atteinte de l’état général. L’aspect très particulier des crachats, le peu de signes pulmonaires et la conservation du boa état général font penser à la spirochétose bron-

Ces indications ne furent pas inutiles puisque grâce à elles nous avons pu trouver trois malades atteints de spirochétoses ictéro-hémorragiques.

Dans deux cas, le contrôle bactériologique fut effectué par les laboratoires de l’Institut Pasteur, de Paris (séro-agglutina-

Dans les trois cas, l’or'igine de la maladie fut retrouvée très facilement ; il y avait eu contact direct avec des rats, réservoirs de virus.

L’allure clinique et l’évolution furent classiques dans les trois

Le tétanos déclaré doit guérir

Bulletins et Mémoires de la Société Médicale des Hôpitaux de Paris (Séance du 3 décembre 1920).

(MM. G. Etienne et Benecii)

Le tétanos et son traitement

Revue de Médecine, 1928 (en composition).

(MMv G. Etienne et Benecii)

Depuis longue date les auteurs s’étaient attachés au traitement du tétanos par la sérothérapie intensive.

Pendant la guerre, les statistiques furent favorables, on aurait

se rend aisément compte que les formes traitées furent particulièrement sévères. Du reste, les auteurs n’ont pas été les seuls à noter les bons résultats obtenus par la sérothérapie intensive.

Cette étude de 20 cas de tétanos graves établit qü’en abordant un.caé de tétanos déclaré avec des doses d’assaut de 100 à

cutanées surtout, généralement suffisantes, ou associées aux injections intrarachidiennes et intraveineuses si possible,' et aussi par des doses journalières massives de 12 grammes de chloral généralement très bien tolérées par les tétaniques, sans oublier de soutenir le cœur, on les chances les plus sérieuses d’en venir à bout. Le tétanos déclaré doit guérir, lorsque la

Dysenteries à bacille du type Plexner Revue Médicale de VEst, i**' février 1928.

(MM. G. Etienne et Benech)

Il s’agit de quatre observations de dysenteries à bacille du type Flexner particulièrement intéressante.

Ces quatre observations nous apportent les enseignements suivants :

Que cette dysenterie peut exister dans nos régions, y revêtir le type chronique d’emblée, que l’évolution peut être parfois atténuée et sans tendance à l’amélioration. D’autre part, ces dysenteries peuvent être particulièrement graves, se terminer

D^tesseu, sur les épidémies de Bretagne.

Au point de vue thérapeutique il y a avantage à employer le sérum antidysentérique polyvalent nettement anti-Flexner, préparé par CoiJRMONT h l’Tnstilut bactériologique de Lyon.

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