‹ Exposé des titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 25 sur 29 · II. - L’ÉTIOLOGIE DU TYPHUS EXANTHÉMATIQUE · texte numérisé non relu

II. - L’ÉTIOLOGIE DU TYPHUS EXANTHÉMATIQUE

Article écrit à l’occasion de la discussion qui eut lieu, en 1872, à l’Académie de médecine, sur l’origine du typhus exanthématique. L’auteur conteste la genèse spontanée actuelle de cette maladie, même dans les armées. Après avoir couvert, pendant près de deux siècles, l’Europe de ses calamités, le typhus de l’Occident, comme jadis la peste, s’est retranché, sous forme endémique, dans quelques foyers restreints de l’ancien monde, notamment dans

les pays slaves, d’où il sort encore, de temps en temps, toujours exporté par les hommes ou les choses, pour réapparaître à l’état d’épidémies circonscrites, soit dans les armées (typhus de Crimée), soit dans quelques centres de l’Europe civilisée (villes de l’Allemagne du Nord). Ici, il a disparu pour toujours, comme maladie de genèse autochthone ; mais là, il s’élabore encore d’une façon permanente, soit à l’état sporadique, soit comme épidémies périodiques, souvent terribles.

m. — DE LA NATURE DE L’ICTÈRE CATARRHAL

Nous appuyant sur des considérations cliniques et sur de nombreux faits empruntés à l’épidémiologie, nous nous efforçons de démontrer dans ce tra-

1° Que l’ictère catarrhal, sporadique ou épidémique, est une maladie spécifique, infectieuse;

2° Que l’agent infectieux vit en dehors de l’organisme ;

3° Que les foyers qui le récèlent sont les mares, les vases, le sol riche en matières organiques de nature végétale ou animale, enfin les eaux tenant en suspension ces matières ;

4° Que ces foyers infectieux lui étant communs avec la malaria et la dothiénentérie, on s’explique la coïncidence signalée dans certains cas des épidémies d’ictère et de fièvre intermittente ou typhoïde.

Page 1