‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 26 sur 32 · AUTO-INTOXICATIONS - SÉCRÉTIONS INTERNES · texte numérisé non relu

AUTO-INTOXICATIONS - SÉCRÉTIONS INTERNES

243. — Origine alimentaire des poisons minéraux de l'urine. Soc. Biol., 1887.

On connaît l’importance chaque jour grandissante de cette doctrine des auto-intoxications, basée avant tout sur les travaux des professeurs Bouchard et Gautier; elle comporte l’histoire des accidents attribuables à la cellule organique, comme la bactériologie comporte celle des désordres dus à la cellule bactérienne.

On sait que les produits de nos tissus sont capables d’engendrer une série d’accidents. — J’ai réussi à prouver, avec M. Roger, que, parmi les poisons de nos humeurs, spécialement de nos urines, quelques-uns, les sels de potasse par exemple, dérivent de l’extérieur, des aliments.

Pour l’établir, je montre que, pour tuer un lapin, il suffit de lui injecter . dansée sang 15 centimètres cubes de l’urine d’un animal de même espèce nourri avec des choux, c’est-à-dire vivant de végétaux riches en potasse; il' succombe, en offrant des convulsions semblables à celles qu’on détermine, en remplaçant ces urines par une solution de chlorure de potassium.

Je substitue aux choux le lait, qui est dépourvu de potasse ou n’m contient que des traces. — Pour obtenir la mort, je suis obligé d’élever la dose de 15 à 30 ; même à cette dose, les convulsions sont très atténuées.

J’enregistre des résultats identiques, quand je me sers d’une urine débarrassée é ses sels potassiques.

J’ai donc le droit de conclure que ces sels potassiques, si toxiques, proviennent, en partie, de l’alimentation.

De cette donnée découlent des conséquences manifestes. — Tout aliment, tout médicament contenant une quantité appréciable de ces sels, doivent être supprimés du traitement ou du régime des individus dont le rein peu perméable élimine lente-

ment, incomplètement. — Chez les sujets atteints de néphrite, l’iodure de potassium, le chlorate de potasse, etc., doivent céder leur place à l’iodure de sodium, au chlorate de soude, attendu que ces sels de soude sont relativement peu toxiques.

244. — Toxicité urinaire chez divers animaux. Influence du jeûne, du régime du lait.

245. — Toxicité des urines normales du lapin. Soc. Biol., 18 déc. 1886. Joumalde chimie.

En continuant l'étude des poisons de l’organisme, j’ai vu que ces poisons, ceiuc de l’urine pim spécialement, varient som l’influence du jeûne, du régime. — En supprimant les toxiques alimentaires, le jeûne diminue le pouvoir nocif, jusqu’au jour où les progrès de l’inanition font que la charpente de l’orgagisme se trouve attaquée; dès lors, les éléments minéraux ou autres de cette charpente passent dans la circulation.

L’étude comparée de la tomate des mines de l’Iiomme, du chien, du lapin, du cobaye, indique, entre ces urines, des différences considérables. — Là, encore, le rôle de l’alimentation intervient.

246. — Variations du pouvoir thermogène de l’urine en rapport avec les variations d’une même infection. Relations. Soc. Biol., 24 juin 1893.

Je montre que les principes morbifiqties s’échappent par le rein, en prouvant que la toxicité du contenu vésical varie, en quantité comme en qualité, suivant les symptômes : ces symptômes, on le sait, sont eux-mêmes en relation avec ces principes morbifiques, principes qui font naître les accidents morbides.

C’est ainsi que l’urine d’un typhique à fièvre intense abaisse moins la température que celle d’un typhique à fièvre faible, en tenant compte bien entendu de l’hypothermie causée par l’immobilisation.

L’intérêt de ces recherches est de nom donner une méthode de travail, le moyen d’apprécier la dose, la nature de ces corps morbifiques. —L’intérêt de ces recherches est encore de nous signaler la voie de sortie de ces cotps. — Celui qui connaît ces processus sait, plus utilement qu’un autre, favoriser cette élimination.

247. — Intoxication. — Auto-intoxications. — (Les éléments toxiques de l'urine; leurs origines ; principes venant des aliments, des fermentations de l’intestin, de la vie cellulaire). Journal de chimie, 1888-1892, et Poisons des urines, Masson et Gauthier-Villars, édit. 1892.

Il s’agit là d’une étude générale sur les poisons de l’urine, sur leur nature, sur leurs effets, sur leurs origines, sur les procédés capables de les diminuer, de les atténuer, etc.

248; 249.— Toxicité du sérum du sang. Soc. Biol., 13 décembre 1890; Arch. Phy., 1892 (Sécrétions cellulaires. — Auto-intoxications). — Voir Poisons des tissus, Masson et Gauthier-Villars, édit. 1897.

Nous avons mis en évidence ce fait, à savoir que les éléments hématiques les pim toxiques sont ceux qui sont insolubles dans l’alcool; cette donnée rapproche ces poisons de l’économie de ceux des germes, attendu que la partie la plus active des produits microbiens est également précipitée par l’alcool.

D’autre part, en contribuant à établir cette toxicité du sérum, nous avons montré que nombre de poisons viennent des tissus, que le sang n’est qu’un lieu de passage.

D’ailleurs, en prouvant que ces tissus fournissent des matières toxiques, plus spécialement des matières thermogènes, nous avons réalisé une démonstrationdirecte. Chez une femme adulte, l’urémie se manifestait sous la forme d’un délire tranquille avec hallucinations de la vue; les urines renfermaient 6 grammes d’albumine. —Au début, le sérum tuait, en procédant à l’aide de doses assurant une certaine survie, à 22, 24 centimètres cubes par kilogramme, à la fin, à 35, 56. — L’albumine, à ce moment, était tombée à 2,40. — Les accidents se sont amendés parallèlement. — Pour les toxicités immédiates on trouve comme moyenne 12 à 14 pour l’état normal, souvent 6 à 8 dans le cas d’auto-intoxi-

Pour combattre cette auto-intoxication, on a incité le fonctionnement d/u foie, qui agit sur les poisons; on a, par le lait, abaissé au minimum la toxicité qui vient des aliments; on a, par le napbtol, diminué le pouvoir nocif des fermentations du tube digestif; on a, par l’oxygène, atténué les effets nuisibles de éléments de la désassimilation, effets dont le pouvoir toxique fléchit avec l’accroisse-' ment des oxydations, etc.

Chez des éclamptiques j'ai noté, avec M. Millet, des explosions île tuberculose suraiguë. — J’explique ces faits en remarquant, d’abord, que l'intoxication favorise l’infection, en remarquant en second lieu qu’au moment de la poussée de lait la glycémie augmente légèrement. De là une action favorable au virus.

250. — Toxicité du sérum (pathologie). Soc. Biol., 4891; Poisons des Tissus. Paris, 4897.

J’ai mis en lumière, avec Rummo, etc., qu’il convient de distinguer les effets immédiats des effets lents , des effets à échéance plus ou moins lointaine.

En rapprochant ces expériences de celles qui nous ont permis de prouver que le bacille pyocyanogène verse dans la circulation des poisons, on réunit un ensemble de faits propres à démontrer l’augmentation de toxicité des humeurs internes circulantes au cours des fièvres.

251. — Urine des nouveau-nés. — Faible toxicité. — Explication. — Congrès Bordeaux, avril 1895.

Les urines des nouveautés sont peu toxiques : j’établis ce fait. — Je l’explique en mettant en lumière le defaut partiel de pigment , de matières extractives , de poisons alimentaires ; le lait en contient peu; il est surtout dépourvu de potasse 1 .

252. — Ovaire. — Propriétés du tissu. — In Poisons des Tissus, Masson et Gauthier-Villars, éditeurs, Paris, 1897.

Des injections d’ovaire m’ont permis de reconnaître la possibilité d’élever la température, à l’aide de ce tissu, comme aussi d'agir sur la nutrition.

253 — Thymus. — Action de l’extrait. — In Poisons des Tissus. Masson et Gauthier- Villars, éditeurs, Paris, 1897.

Les injections de l’extrait de thymus modifient les échanges, altèrent parfois les os. — La mise à l’ordre du jour de la grande question des sécrétions internes et de l’opothérapie donnent à ces recherches toute leur valeur.

254. — Corps thyroïde. — Action snr le sérum. — In Poisons des Tissus.

J’ai, pendant longtemps, injecté de l’extrait thyroïdien sous la peau d’un chien pour voir si son sérum pourrait protéger l’animal contre l’ablation de la glande : les résultats obtenus jusqu’à ce jour, avec M. Gley, sont trop peu nombreux pour autoriser une conclusion dans un sens ou dans l’autre. — On connaît l’action de cet extrait sur la nutrition.

254 Ms. — Sécrétions internes.

les études de ce chapitre, surtout celles des paragraphes 252, 253, 254, etc., relèvent de la grande question dés Sécrétions internes, question que je me suis efforcé de faire progresser (voir mon livre sur les Poisons des Tissus. — Voir mes recherches sur les capsules surrénales, le corps thyroïde, le pencréas, le foie, là moelle osseuse, le thymus, l’ovaire, la muqueuse de l’intestin, etc.).

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