CO' KH
CaCl> —0,050.
Eau q. s. pour 1 litre.
Ces questions fondamentales, reprises plus tard de divers côtés, ont reçu une solution conforme à ce que nous avions avancé. — On sait toute l’importance qu’on attache à bon droit à cette notion de la genèse de diastases par les microbes ; je ne crois pas qu’on ait fourni une preuve plus décisive (dédoublement de l’asparagine) que la nôtre, surtout à l’époque de nos recherches. — On saisit, en outre, toute l’importance de cette autre notion : fabrication de substances albuminoïdes dans un milieu où l’albumine fait défaut.
La composition des milieux influence l’évolution des germes; c’est ce que nous venons de voir. — C’est ce que démontre encore plus nettement la note suivante.
12. — Les fonctions du bacille pyocyanogène en fonction des qualités nutritives des milieux. Soc. Biol., 25 décembre 1895.
On cultive le bacille pyocyanogène dans des milieux contenant les premiers des peptones, les seconds du sucre, du glycogène, les troisièmes de l’urée, les quatrièmes de l’acide lactique, etc.
On reconnaît que la culture, très abondante dans le bouillon peptonisé, offre une végétation médiocre dans celui qui renferme du glycose, du glycogène, plus médiocre dans celui qui contient de l’urée, presque nulle là où se trouvent des acides.
Ces faits, étudiés en partie avec M. Dissard, sont intéressants, d’autant plus que, dans nos tissus, on rencontre ces corps, dans le foie, dans les muscles.
MgSCP-l-ÏAq— 0,050.
Asparagine cristallisée 5 gr.
par exemple. Or, je l’ai reconnu, avec M. Duclert, c’est dans ces muscles que ce bacille se développe le plus péniblement. — Ces expériences font comprendre pourquoi dam tel viscère un germe donné évolue, tandis qu'il n’évolue pas dam tel autre; elles expliquent pourquoi l'organisme, étant formé d’une série île milieux juxtaposés, une affection se développera ou non, suivant que le germe pénétrera par tel ou tel tissu. (Path. génér. de M. Bouchard, tome II, chap. III, VI et paragr. 43.)
Nous avons appliqué ces méthodes de recherches à d’autres parasites, en particulier a l’Oospora Guignardi.
13; 14. — Oospora Guignardi. — Pourquoi ce parasite est peu pathogène (Raisons de
Ce parasite existe dans l’air, dans nos bronches. ■— Il ne détermine, en général, aucun désordre appréciable, à moins qu’on ne fasse pénétrer des cultures ou très anciennes, ou très abondantes.
Cultivé, comme le bacille du pus bleu, dans différents milieux, il préfère, à l’inverse de ce bacille, les bouillons sucrés, les hydrates de carbone, aux albuminoïdes; or, chez l’homme, les premiers sont moins abondants que les seconds.
A ne considérer que le point de vue alimentaire, ce parasite trouve, dans l’économie humaine, des conditions d'infériorité vis-à-vis des bactéries.
Nous avons établi, d’autre part, que la lenteur de sa pullulation, plus encore de ses sécrétions, que son peu de résistance aux agents physiques ou chimiques d’atténuation. constituent, pour cet oospora, d’autres conditions d'infériorité.
Il existe tout autour de nous, sur nos surfaces, une foule de parasites, même en dehors de ceux qui sont de l’ordre des bactéries; il est bon de les connaître tous; il est bon également de savoir pourquoi ils ne nous envahissent pas à chaque imlant, pourquoi ils sont moins redoutables que ces bactéries ; il est bon de rechercher, afin de pouvoir y recourir au besoin, les conditions de leur atténuation, comme celles de notre défense. — En poursuivant nos recherches sur l’oddo-mycose, nous avons de plus en plus mis en lumière le, rôle chaque jour croissant de ces parasites autres que les bactéries.
15. — Action des toxines sur un microbe (Action des sécrétions cellulaires sur la rie des cellules). Soc. Biol., 18 juillet 1891, en collaboration avec M. le professeur Gcighahd.
Dans les milieux où pullulent les bactéries, des toxines apparaissent : il n’était pas sans intérêt de rechercher leurs effets sur le développement de ces bactéries.
Nos travaux prouvent que, dans le nombre des sécrétions d’un microbe, il en est qui sont défavorables au fonctionnement de ce microbe générateur comme à celui de microbes différents, dans notre cas, à la bactéridie.
De même, nos propres cellules sont incommodées par leurs humeurs, comme, dans l'urémie, ou par celle des autres organismes; les accidents de la transfusion, ceux qui suivent des injections de sérum d’un autre animal, etc., le démontrent. ( Travaux du prof. Hayem.)
Ces - recherches font comprendre, dans une certaine mesure, par quels moyens, au moins in vitro, un bacille, ici le bacille pyocyanique, triomphe d'un microbe, de la bactéridie, triomphe qui peut s’opérer dans le corps de l’animal, suivant la découverte si souvent confirmée du professeur Bouchard. — Leur portée'va plus loin. — Elles expliquent, pour une part, pourquoi prend fin l’évolution d’une bactérie-, les toxines empêchantes interviennent, inhibent cette évolution.
16. — Atténuation de la bactéridie par des principes microbiens. — Origine de ces principes. Soc. Biol., il mars 1893, avec M. Courmont.
Nous venons de voir que certaines toxines affaiblissent les germes, alors que d’autres favorisent leur action. — Dans ce paragraphe 16, nous établissons que le sang des sujets infectés, que leur sérum, en font autant. — Nous montrons que ce résultat est dû, en partie, à l’existence, dans cette humeur, de toxines sécrétées par le microbe inoculé.
En somme, cette expérience réalisée dans l’animal et non in vitro éclaire d’un jour singulier la grande question des associations microbiennes.
RÉSUMÉ
Ce chapitre, on le voit, fait connaître toute la forme, aux fonctions, aux sécrétions, à la modifications, etc., que peut offrir un microbt trait à la biologie, à l’histoire naturelle de ce d’une cellule prise en particulier.
une série de notions relatives à nutrition, aux atténuations, aux i, une cellule ; ces notions ont microbe, à l’étude expérimentale