SCARLATINE
22. De la scarlatine à l’hôpital Trousseau durant l’année 1895. De la sérothérapie dans la scarlatine (emploi du sérum de Marmorek). Résultats statistiques. (Bulletins et Mémoires de la Société de thérapeutique, page 175,1896.)
Dans ce travail, basé sur 577 cas, nous avons résumé ce que nous avions observé à l’hôpital Trousseau, durant l’année 1895, dans le. pavillon de la scarlatine. Les angines, avec ou sans exsudât, ont été
examinées bactériologiquement. Le streptocoque, seul ou associé à des cocci divers, se rencontre presque constamment, 84.17 0/0; le bacille de Klebs-Lceffler, seul ou associé, a été observé 11.76 0/0. Après avoir passé en revue les diverses complications de nos malades, les traitements employés, nous avons insisté sur nos essais de sérothérapie. Dans la scarlatine, nous ne connaissons pas l’agent pathogène ; mais, que la maladie soit simple ou compliquée, elle s’accompagne presque toujours de lésions dues au streptocoque ; or, nous possédons, grâce à Marmorek, un sérum antistreptococcique, parfaitement défini et dont l’efficacité est basée sur des faits expérimentaux indiscutables. Il nous a semblé rationnel de tenter l’emploi de ce sérum dans la scarlatine.
Le tableau suivant montre comparativement toutes les complications qui se sont produites sur S10 de nos malades, avant et pendant le traitement par les injections de sérum antistreptococcique.
La sérothérapie, telle que nous l’avons pratiquée et dans les conditions spéciales où nous nous sommes placé, ne nous a pas donné tous les bons résultats que nous en espérions. Nous croyons que la comparaison des résultats obtenus plaiderait plutôt en faveur du traitement ancien, et
nous pensons que les injections de sérum antistreptococcique, dans le traitement de la scarlatine ou de ses complications, ne présentent à l’heure actuelle aucun avantage réel permettant d’en recommander remploi.
23. Scarlatine chez les enfants en has âge. {Médecine Moderne, page 251, 1899.)
Les cas de scarlatine chez les enfants en bas âge- sont relativement
Dans cet article, je rapporte deux cas de scarlatine chez des fdlettes âgées d’un mois et demi et d’un an.
24. Traitement des oreillons. (Traité de thérapeutique appliquée,püflié sous la direction de Albert Robj», 1895.)
25. Traitement de l'angine dipthtérique, avec examen bactériologique, par le phénol
Ce traitement de l’angine diphtérique, avec le phénol sulforiciné, a été appliqué à une période antérieure au sérum antidiphtérique. A cette époque, les médecins s’efforçaient de détruire les fausses membranes, puisqu’elles contenaient le bacille spécifique de la diphtérie.
A cet effet, nous avons eu recours au phénol sulforiciné (20 grammes d’acide phénique pour 80 grammes de sulforicinate de soude).
Tous les cas traités avaient été au préalable contrôlés bactériologiquement. Sur 33 enfants atteints d’angine diphtérique, 24 ont guéri, 9 sont morts. Parmi ces 33 enfants, 18 ont pu être traités dans les trois premiers jours de leur maladie ; ils ont tous guéri, (,e phénol sulforiciné, appliqué au traitement de l’angine diphtérique, fût un excellent agent
thérapeutique pour combattre la fausse membrane diphtérique, surtout dès son apparition.
26. Deuxième communication sur le traitement de l'angine diphtérique, avec examen bactériologique, par le phénol sulforiciné. ( Bulletins et Mémoires dr/a So fhér i-
peutique> page 220. 1892.)
A l’occasion de cette deuxième communication, basée sur un nombre plus considérable de cas, je déclare que le phénol sulforiciné, appliqué exclusivement sur les fausses membranes et associé à des lavages d’eau de chaux répétés, est un agent médicamenteux très précieux pour combattre avec succès l’angine diphtérique. Il convenait d’instituer le traitement à une époque aussi rapprochée que possible du début de la maladie.
77 angines diphtériques, bactériologiquement contrôlées, ont été ainsi traitées à des époques diverses, par rapport au début de la maladie et ont donné SS guérisons et 22 morts, soit 71 0/0 de guérison et 28 0/0 de mortalité.
Sur 47 angines diphtériques, traitées dans les trois premiers jours, nous ne relevions que 2 morts, soit 95,5 0/0 de guérisons, et 4,5 0/0 de mortalité.