‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 9 sur 11 · SO · texte numérisé non relu

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que possible : on obtient ainsi 15 à 20 centimètres cubes de suc par 100 grammes de viande, légèrement dilué par l’eau que l’on a ajoutée. Les enfants ainsi soignés ont tous pris facilement ce suc musculaire. La dose minimum de viande crue, pour obtenir un résultat, est, d’après MM. Charles Richet et Héricourt, de 15 grammes de viande par kilogramme de malade. Nos malades pesant en moyenne de 20 à 25 kilogrammes, nous leur avons donné le suc extrait de 500 grammes de viande crue de bœuf, dose qui dépasse notablement le minimum actif. Ce traitement a porté sur une malade au premier degré, sur trois malades au deuxième degré, sur trois malades au troisième degré. Nos premiers résultats furent très encourageants,, surtout dans les stades de début de la tuberculose pulmonaire. Tant que l’on a devant soi une lésion tenant seulement au bacille tuberculeux, le traitement par le sue musculaire peut améliorer notablement le malade et le guérir peut-être ; mais, lorsque la lésion tuberculeuse est envahie par tous les microbes secondaires qui végètent dans les poumons en voie de ramollissement et dans les cavernes, le traitement par le suc de viande crue, tel que nous l’avons institué, n’a plus qu’une action thérapeutique très relative.

Nous avons eu l’idée d’essayer l’action du suc musculaire dans le traitement de la méningite tuberculeuse. Nos résultats ont été négatifs.

28. Résultats du traitement de la tuberculose pulmonaire chez les entants, par le suc rnlose, juillet 1901.) En commun avec le D' Jean-Ch. Roux.

Depuis plus d’une année, nous poursuivons des recherches sur le traitement de la tuberculose pulmonaire des enfants par la viande crue et le suc musculaire. Nos malades recevaient chaque jour le suc extrait de 500 grammes de viande crue, et 100 à 150 grammes de viande crue, dans du bouillon froid : la viande cuite était complètement supprimée de leur régime. La température des malades était notée chaque jour ; leur poids était pris chaque semaine, Sur trois malades au premier degré; une petite fille) suivie longtemps, paraît guérie ; les deux autres sont en bonne voie et marchent vers la guérison. Chez les malades au

deuxième degré de la tuberculose pulmonaire, les résultats sont très favorables, mais inférieurs k ceux que l’on obtient dans la tuberculose au premier degré. Chez les tuberculeux au troisième degré, les résultats sont plus douteux; dans la majorité des cas, le traitement n’a aucune action. Sur lfi tuberculeux ainsi traités à l’hôpital Bretonneau, il y en a quatre qui peuvent être considérés comme guéris, trois qui sont en voie d’amélioration, un qui va mal; huit sont moMs. Au temps de dire ce que cette guérison peut durer, car l’avenir des malades est le seul critérium de la guérison complète. Il ne parait pas que la viande crue jouisse d’une action directe sur les microbes dé la tuberculose, ou sur leurs poisons. Le suc musculaire et la viande crue agissent en augmentant la résistance de l’organisme, en facilitant sa lutte contre la tuberculose ; le malade est placé dans de meilleures conditions et guérit par les procédés habituels de la guérison de la tuberculose.

L’augmentation rapide du poids, dès le début du traitement, est le meilleur indice de ce réveil de la résistance organique et, par suite, nous parait être le signe le plus favorable pour le pronostic.

29. Granulie chez une jeune fille de 14 ans. Méningite tuberculeuse. Signe de Eernig. Ponction lombaire. Examen bactériologique et cytologique du liquide céphalo-rachidien. Présence du bacille de Koch dans le dépôt du liquide ponctionné. Autopsie.

(Médecine moderne, n. 17, 1901.)

Depuis plusieurs années nous avons recours A la ponction lombaire, toutes les fois que nous sommes en présence d’une méningite aiguë. Grâce à cette ponction, nous avons pu préciser notre diagnostic, en constatant soit l’existence d’un liquide clair et transparent, comme dans la méningite tuberculeuse, soit la présence du pus dans ce même liquide, comme dans la méningite cérébro-spinale. Cette pratique est utile, puisqu’elle permet d’examiner bactériologiquement le liquide céphalo-rachidien et de dissiper nos hésitations dans un certain nombre de cas douteux. D ans ce cas particulier, la recherche des bacilles de Koch n’a

offert aucune difficulté, tellement ils étaient nombreux.

30. Pneumothorax du côté gauche consécutif à une broncho-pneumonie tuberculeuse chez un enfant de 5 ans. Autopsie. (Berne mensuelle des maladies de l’enfance, page 139, 1896.)

Enfant, âgée de 5 ans, atteinte de broncho-pneumonie gauche et de pneumothorax, survenu le 17 me jour de sa maladie. Deux cavernes, de la grosseur d’une noix, remplies de substance caséeuse demi-liquide, siégeaient dans la base du poumon gauche. Deux ganglions volumineux, caséeux, siégeaient an niveau du hile du poumon gauche. Le pneumothorax est rarement signalé chez l’enfant. Le diagnostic de cette complication est difficile ; aussi est-elle souvent une surprise d’autopsie.

31. Granulie et fièvre typhoïde. Hémorragies intestinales. Importance du séro-diagnostic de Widal. Autopsie. (Tribune médicale , n. 18, 1901.)

Cette observation met en relief la valeur du séro-diagnostic de Widal. Une fillette, âgée de 4 ans et demi, se présente â nous avec les symptômes et les signes caractéristiques d’une méningite aiguë probablement tuberculeuse. Nous remettons au lendemain le soin de pratiquer la ponction lombaire, afin d’examiner bactériologiquement le liquide céphalo-rachidien. Or, le lendemain matin, l’enfant ayant eu une hémorrhagie intestinale, nous suspectons une fièvre typhoïde adynamique grave à début méningitique. A cet effet, nous recherchons la réaction agglutinante de Widal. Elle est positive. A l’autopsie, nous constatons les lésions de la fièvre typhoïde et de la granulie. Nous regrettons de n’avoir pu examiner le liquide céphalo-rachidien, ce qui nous eût .peut-être permis de constater la présence du bacille de Koch dans ce liquide et d’affirmer la coexistence de la fièvre typhoïde et de la granulie.

32. Péricardite chronique. Pleurésie gauche. Tuberculose généralisée. (Bulletin de la

Société anatomique, mai 1880.)

Enfant, âgé de i4 ans.

staphyloc

plégie droite. Herpès labial en rapport avec une altération du ganglion de Gasser correspondant. (Bulletins et mémoires de la Société médicale des hôpitaux, page 137 1899 ) En commun avec Netter.

Enfant âgé de 11 ans. Au lieu de rencontrer dans cette méningite l’agent pathogène le plus ordinairement en cause, le méningocoque, qui est une variété de pneumocoque, il s’est agi d’un microbe pathogène bien défini et tout différent, le staphylpcoccus pyogenes aureus. Au point de vue clinique, nous relevons le début insidieux et qui avait sans doute précédé de plusieurs semaines l’ictus apoplectique, la marche de la température, qui n’a pas présenté d’élévation importante avant les derniers jours. Il nous a paru intéressant de rapprocher l’éruption d’herpès, assez abondante les derniers jours, avec la présence d’une nappe abondante de pus baignant le ganglion de Gasser du côté correspondant. Le ganglion de Gasser du côté opposé était au contraire absolument indemne.

34. Deux cas de méningite cérébro-spinale suppurée, suivis de guérison. (Bulletins et mémoires de la Société médicale des lApitmx , page 573. 1900.) En commun avec Netter.

Ces deux observations se rapportent à l’épidémie de méningite cérébro-spinale qui régnait à Paris. Le diagnostic a pu être affirmé, grâce à la ponction lombaire, et l’examen bactériologique a révélé l’existence à l’état pur du diplococcus intracellularis meningitidis de Weichselbaum. Ces deux observations paraissent militer en faveur de l’utilité du traitement préconisé par l’un do nous et qui consiste dans la balnéation chaude ainsi que dans l’emploi des ponctions lombaires.

Ce chapitre comprend les indications générales du traitement, le traitement des scrofulides cutanées, des scrofulides muqueuses, et le traitement hydrominéral des scrofulides.

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