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UNIFORMITÉ DU RYTHME

lahilitédu cœur, ces phases praliquani, en quelque sorte, des interruptions dans la durée du courant; 2° que si des courants induits successifs ne sont pas tous elficaces pour produire des systoles du cœur, c’est que parmi les courants il en est un certain nombre qui sont comme non avenus, parce qu’ils tombent sur les instants où le cœur est inexcitable; c’est pourquoi le rythme des contractions provoquées est indépendant du rythme des excitations qui les provoquent. Ajoutons enfin, que plus les courants induits sont intenses, plus ils accélèrent le rythme du cœur; c’est « que, pour eux, la

phase d’inexcilabilite du conir est plus courte, et que pai conséquent le nombre des excitations inefficaces est moindre* ».

Il restait à savoir quelles sont normalement les excitations continues ou intermittentes qui permettent au muscle cardiaque de traduire en fait son aptitude au mouvement rythmique.

l.a plus remarquable de ces stimulations est celle de la pression. Marcy d’abord, puis J.-M. Ludwig et Luchsinger ont mis en évidence l’action excitatrice de la pression sur le muscle cardiaque. Cette même propriété appartient aux muscles creux de la vie organique. Une pression suffisante peut provoquer les mouvements du muscle cardiaque immobile- Des expériences nouvelles (Expérience des deux cœurs conjugués) nous ont appris que les variations périodiques delà pression qui se produisent normalement dans le cours d’une révolution cardia |uc sont précisément aptes à produire le rythme des contractions. Le système nerveux cardiaque n’esi donc qu’un appareil de perfectionnement nullement indispensable au jeu régulier de l’organe. Les propriétés du muscle et les alternatives de la pression suffisent à entretenir les battements du cœur.

§ 11. Loi prétendue de ïuniformilé du rythme. — M. Marey, dans ses expériences sur l’excitabilité du cœur entier avait aperçu un fait intéressant ;

1. Jusuacatlon. - Eitrail du Couri de Phÿsielogie, pai- «athijs Duïal, 6-édilion, 1887, p. SM

ANTAGONISME CARDIO-VASCULAIRE.

Ces études permettent de faire la part qui revient aux nerfs et la part qui evienl au muscle, dans le fonctionnement du cœur :

Le muscle cardiaque possède en lui-mômc les conditions esscnhellcs du ytlimc, c’est-à-dire la propriété de répondre par une série de contractions à excitation qu’il reçoit.

L’excitation qu’il reçoit a son origine dans la nutrition et en second lieu ans une stimulation d’ordre mécanique, duc à la pression du sang, parlaiiment appropriée à l’entretien d’un rythme régulier.

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