‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 26 sur 43 · PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE ET SPÉCIALE DES ANESTHÉSIQUES · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE ET SPÉCIALE DES ANESTHÉSIQUES

APPLICATIONS CHIRURGIC.iLES.

La chirurgie peut ou croit pouvoir se contenter de la pratique empirique do l’anesthésie. La physiologie ne peut pas s’en contenter. Beaucoup de physiologistes éminents se sont préoccupés des questions qu’elle soulève, les uns attentifs surtout à la théorie et à la généralisation des faits, comme Cl. Bernard; les autres à l’application chirurgicale, comme Paul Bert. Mêlé comme témoin ou comme aide aux recherches de l’un et do l’autre, j’ai été entraîné à les suivre dans cette voie. J’ai publié sur ce sujet les travaux

60. — Étude critique des travaux récents sur les anesthésiques. (In-8, 52 pages, Paris, 1881.)

N" 60. ^ premier mémoire est critique. 11 résume, dans le moins d’espace

possible, les documents essentiels relatifs aux anesthésiques. Je me suis proposé d’écarter les opinions erronées ou hasardeuses et les faits mal établis ; et, quant aux faits positifs, j’ai essayé d’en fixer la signification et de les coordonner entre eux. En un mot, j’ai fait servir les matériaux épars fournis par les physiologistes à l’édification de la théorie générale de l’anesthésie.

61. Sur un procédé particulier d’anesthésie. (Compta rendus de la Société de N* 61. Biologie, 7 avril 1885, p. 242.)

62. — Anesthésie mixte par la merphine, l’atropine et le chloroforme. (Comptes rendus de la Société de Biologie, 14 avril 1883, p. 259.)

N» 62. Les 1

aivantes (n“ 61 et 62) font connaître un procédé nouveau pour

Iburnir une théorie complète de l’action des anestliésiques et d’expliquer leur retentissement sur tous les appareils et sur toutes les activités de l’organisme. La chirurgie pratique n’est pas moins intéressée à ce résultat que la science pure.

€ Outre sa tendance critique, l’ouvrage présente les résultats des importantes recherches originales de l’auteur. .4 cet égard, nous citerons les points suivants ; 1“ l’indication d’un nouveau réflexe localisé, le réflexe labiomentonmer, qui survit, dans la chloroformisation, au réflexe oculo-palpébral, et constitue ainsi l’uUimum reflex-, 1° la méthode mixte, atropinemorphine et chloroforme, en usage maintenant dans beaucoup do laboratoires, et qui a commencé à faire ses preuves dans la chirurgie humaine, à Lyon d’abord et récemment à Paris ; 3" les faits relatifs à la prédominance des effets modérateurs et inhibitoires qui peuvent rendre compte de quelques particularités importantes de l’anestbésie; 4" la théorie du développement abrégé ou du développement dilaté des effets de l’anesthésie, théorie qui n’est qu’une interprétation des faits,- qui ramène ù un type commun l’action des différents agents anesthésiques, et qui permet ainsi de les comparer et d’en apprécier les analogies et les différences.

« L’ouvrage est divisé en quatre livres. Le premier contient une étude complète des anesthesiques vulgaires, éther et chloroforme, aux points de vue de la physiologie générale, de la physiologie spéciale et des applications chirurgicales. Le livre II expose l’histoire des divers anesthésiques, protoxyde

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