EXPÉRIENCE FONDAMENTALE DD CORDON CERVICAL
motrice) ou la reçoÏTcnt (et c’est là le cas habituel) de nerfs sensitifs qui l’ont reeueillie dans les différents organes d'impression (excitation réflexe).
L’étude du système vaso-moteur comprend ainsi trois parties : l’étude des coït te 1 étude des dilatateurs, l’élude de leurs centres d’origine et des réflexes qui les sollicitent à l’action.
l’étude des vaso-constricteui-s a été inaugurée, en 1851, par la découverte de Cl. Bernard sur l’action du sympathique cervical et presque menée à terme en quelques années.
L’étude des vaso-dilatateurs, encore inaugurée par une découverte de Claude- Bernard en 1858, était au contraire restée stationnaire, arrêtée par des difficultés spéciales. Après vingt ans de recherches de la part de Cl. Bernard, de Vulpian, et de beaucoup de physiologistes étrangers, on ne connaissait encore que quatre nerfs de cette espèce, et encore trois d’entre eux étaient destinés à une même région (région buccale).
On ne savait pas si leur existence était générale, ou au contraire exceptionnelle, spéciale à un petit nombre d’organes. — On,ne savait pas dans quelle partie du système nerveux les chercher; on n’avait qu’une idée vague de leur mécanisme qui se rattachait au mécanisme général de l’inhibition récemment découvert par les frères Weber.
Ce sont ces questions, restées en suspens, de la généralité de ces nerfs, de leur systématisation el de leur mécanisme, que j’ai abordées avec mon collaborateur M. Morat et résolues. — Et en résolvant celles-ci, nous en avons éclairé plusieurs autres très importantes pour la physiologie générale du système nerveux et pour celle de la circulation. On trouvera au n" 55 bis, dans les résultats généraux du titre IV, sous une forme accessible, un résumé
1“ C’est d’abord Yexpérienee fondamentale de l'excitation du cordon cervical, expérience de cours, à la fois brillante et significative, qui démontre l’existence de nerfs vaso-dilatateurs dans ce cordon sympathique, précisément par la même simple épreuve par laquelle Claude Bernard et Brown-Sequard avaient cru n’y démontrer que l’existence des nerfs antagonistes de ceux-là, les vaso-constricteurs.
Je citerai encore une autre belle expérience de cours, c’est celle qui est décrite au n" 34, dans laquelle on ranime l’animal qui est soumis à l’asphyxie et en état de mort imminente, en sectionnant les deux nerfs pneumogastriques. On voit alors le cœur immobile repartir avec un redoublement d’activité qu’il n’avait pas à l’état normal. Cette expérience, bien qu’elle