‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 5 sur 43 · SYMPATHIQUES · texte numérisé non relu

SYMPATHIQUES

1 on savait fort peu de chose. Nous , la fonction tonique du ganglion

GLYCÉMIE ASPHYXIQUE.

de sucres, un point qui peut intéresser les méiiecins et les physiologistes. C’est à savoir, que si l’excès de sucre dans le sang (jusqu’au quintuple de la proportion normale) eniraîne le passage dans l’urine, elle ne cause pas nécessairement l’accroissement de la quantité d’urine ; bien au contraire elle peut coïncider avec une diminution notable de la sécrétion. En d’autres termes : l’hyperglycémie produit la glycosurie mais non pas nécessairement la polyurie.

Le dernier travail qui termine ce titre a plus de portée (n°59). J’ai observé que sous l’influence du défaut d’oxygène, le sucre augmentait dans le sang (glycémie asphy.'iique)et passait dans les urines (diabète asphyxique). J’ai montré ce fait en étudiant la composition du sang pcndantla respiration en air confiné, et la respiralion en air renouvelé sous dépression. 11 semble que le robinet qui ferme ou ouvre au poumon l’accès de l’oxygène, ouvre ou ferme la source du sucre pour le sang. J’ai voulu préciser davantage la relation cuire la respiration et la glycémie en comparant les quantités des gaz du sang aux quantités de sucre. J’ai vu qu’il n’y avait point de proportionnalité entre elles et que l’excès de sucre ne correspond pas à la diminution de l'oxygène et ne peut s’expliquer par la diminution des combustions respiratoires. J’ai montré enfin que le diabèle curarique n’est qu’une forme du diabète asphyxique.

Ces faits, très nets, ont été confirmés par un grand nombre de physiologistes et récemment encore, dans le laboratoire de Iloppe-Seyler, par Araki et Zillessen (1891). Mais ils ont été mal interprétés. Ces expérimentateurs ont attribué le fait à la diminution des combustions respiratoires. 11 prouve seulement que le sang appauvii en oxygène agit comme un excitant qui provoque le foie à déverser dans le torrent circulatoire une plus grande quantité de

Titre TII L’histoire des anesthésiques et de l’anesthésie intéresse peut-être autant la piiisioHie des physiologie que la chirurgie. Les substances toxiques, en général, sont des réactifs précieux qui permettent d’analyser les fonctions de l’étre vivant; ce sont, selon la comparaison de Claude Bernard, des instruments infiniment plus délicats que nos grossiers scalpels, qui, pénétrant jusque dans les profondeurs de l’organisme, vont interroger la vitalité des parties, sans cela inaccessibles. Parmi ces agents les anesthésiques ne sont pas les moins intéressants; en fait, ils ont fourni des renseignements infiniment utiles sur le

autres; ils n’avaient pas encore été passés au crible de la critique, séparés des assertions douteuses, confrontés et rapprochés en un ensemble, en un véritable corps de doctrine scientifique.

Telle est la lacune que je me suis proposé de combler. Les circonstances me poussaient à entreprendre ce travail. Sans parler du rôle de chloroformiscur que j’ai souvent rempli dans les opérations chirurgicales, j’ai eu la bonne fortune d’étre l’assistant de Cl. Bernard à l’époque où il exécutait ses recherches sur les anesthésiques. J’étais encore le suppléant de Paul Bert à l’époque où se poursuivaient, dans le laboratoire de physiologie de la

réussi à saisir le type general et commun de l’activité de tous les anesthésiques, et rendu possibles l’intelligenee de ees actions diverses en apparence et la eomparaison de tous ces agents, au moven de quelques principes que j’ai déduits de mon expérience ou de celle de mes prédécesseurs et que j’ai appelés ; principe des périodes; — principe de l’excitation préparalytique; — principe de la prédominance des elfets modérateurs; — principe du développement abrégé ou dilaté des effets anesthésiques.

Voilà ma part personnelle pour la partie critique.

DÉRATEMENT ET CROISSANCE.

ciellement ou sécrélé par les microbes, on pouri ait essayer de l’enlever par lavage à l'eau salée,

En fait, des savants étrangers, Sahli à Berne, F. Moliner à Valence, ont fondé sur nos expériences un traitement du choléra et d’autres maladies infectieuses.

Je mentionne sous ce titre et dans le seul dessein d’étre complet, quelques publications sur des sujets isolés.

Dérateinent et croissance. — Je montre, contrairement à une opinion médicale répandue (Lancereaux), que la rate n’exerce chez les animaux jeunes aucune influence appréciable sur la taille, le poids, la loi d’accroissement, la vitalité générale, le développement des organes, du système pileux, ni l’évolution de l’animal (n“ 76).

Quantités d’eau du sang avant et après le poumon. — Voici les conclusions de ce mémoire ; le sang, en traversant le poumon, perd de l’eau qui s’échappe avec l’air expiré; il en prend, qui lui est cédée par la lymphe, — et, contrairement à ce que l’on aurait cru, la quantité perdue dépasse quelquefois le gain et le sang s’hydrate dans le poumon (n® 77).

— J’établis que les procédés de détermination de la quantité totale du sang ne fournissent qu’une valeur moyenne qui peut etre assez differente de la

80 et 81. — Technique opératoire. Chimrgie expérimentale. — h rappelle que j’ai orga-

de fistule uretéro-rcclale, de fistule cholécysto-jejunale (opérations nouvelles), de l’opération de Thiry. J’indique des perfectionnements de l’opération et de l’outillage de la fistule

82. — J’indique les moyens de produire le gargouillement intestinal; et le moyen de le laire cesser à coup sûr, en supprimant momentanément la respiration.

— Je montre à quelles conditions une injection dans le péritoine équivaut à une injection dans une veine, et les avantages notables qu'offre ce procédé pour l’élude de l’alibilité de certaines substances.

TRAVAUX SCIENTIFIOUES

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