ABSORPTION DES GRAISSES
Cependant, la digestion a dté un peu moins complète. Elle a été de 62 pour 100.
La conclusion générale c’csl que : la bile est plus utile que le suc pancréatique à l'absorption des émulsions naturelles.
Dans ce cas de graisses en émulsion (lait), le rôle des deux agents digestifs est réduit au minimum. Sous l’influence simultanée des deux (bile et suc pancréatique) l’absorption peut être presque totale (97 pour 100); sans le suc pancréatique, on peut utiliser 72 pour 100; sans la bile, seulement 62 pour 100; c’est la preuve indirecte que le rôle principal appartient alors à l’activité spéciale du revêtement cellulaire de l’intestin.
■M. Hanvier a fourni une preuve directe de ce rôle considérable de l’épithélium intestinal dans son étude du mécanisme de l’absorption des graisses (Comptes rendus de l'Académie des Sciences. 19 mars 1891).
K" 9. 9. — Recherches sur l'ntilisation des aliments gras dans l’intestin.
(U Physiologie, octobre 1891, t. IV, p. 711.)
nant comparer la digestion sans bile à la digestion normale avec bile. Et comme cette
Un chien est soumis a un régime alimentaire très régulier. On connaît la quantité et la nature des graisses qu’il reçoit quotidiennement dans sa ration ; on recueille les excreta et on les analyse au point de vue de la quantité et de la nature des matières grasses rejetées. C’est-à-dire que l’on fait le dosage des savons alcalins, des acides gras libres, des graisses neutres, des savons acides et des savons terreux.
Voici maintenant les conclusions :
1“ Le mot de digestion n’a pas le même sens quand on parle des matières grasses ou de» autres aliments. Pour ceux-ci, l’ahsorption n’est pour ainsi dire pas en question. Pour les graisses, au contraire, c’est bien l’absorption qui est en cause, c’est-à-dire la propriété vitale de l’épithélium intestinal.
L’utilisation des graisses dépend donc en premier lieu de la propriété vitale de l’élément histologique de la muqueuse de l’intestin, ainsi qu’il résulte du mémoire précédent. C’est une question histologique, et l’on voit