‹ Exposé des titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 2 sur 8 · ET \LA JUSQUIAME, AU POINT DE VUE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ET \LA JUSQUIAME, AU POINT DE VUE CLINIQUE

Dans ce mémoire, l'autenr a étudié les effets thérapeutiques de ces trois médicaments, dans les affections aiguës et chroniques. Elève des hôpitaux depuis quelques années seulement, il a laissé dans l’ombre bon nombre de points qu’il voudrait pouvoir reëtudîer aujourd’hui. Il est parvenu néanmoins à constater ceci : c’est qu’il existe un antagonisme prononcé entre l’opium et la belladone ; antagonisme assez accentué pour que la belladone puisse être considérée comme un contre-poison de l’opium et réciproquement.

L’auteur a employé les alcaloïdes de la belladone et du datura ; mais ses recherches ont été nulles à propos de l’hyosciamine qu’il n’a pu alors se procurer. Ses recherches ont donc porté surtout sur l’atropine, la morphine, la daturine.

L’atropine en particulier a été l’objet de ses études. Ne se croyant pas autorisé à faire ses expériences sur les malades l’auteur les a faites sur lui-même et les a poussées j usqu’à l’intoxication. C’est la méthode des injections sous-cutanées qu’il a employée, et il a pu constater tous les phénomènes signalés

par les auteurs, avec cette particularité que chez lui du moins la morphine agissait comme contre-poison très-efficace de l’atropine, les phénomènes de l’intoxication par l’atropine cessant au bout de 20 à 25 minutes après une injection de morphine, tandis qu’ils persistaient huit, dix, douze et seize heures, suivant les doses, lorsque la morphine n’était pas employée.

La daturine, instillée dans l’œil, a déterminé une violente conjonctivite et a forcé l’auteur à suspendre ses expériences. (La solution employée était à l’alcool.)

Quant aux effets thérapeutiques, l’auteur n’a pu les constater nettement. Le service de clinique à lui imposé par la Faculté était le service du professeur Piorry, qui, systématiquement opposé à l’emploi de la belladone, a soulevé des difficultés presque insurmontables.

L’auteur, pourtant, a pu constater les bons effets de l’atropine, dans quelques affections thoraciques (emphysème et asthme, certaines constispations opiniâtres). L’effet a été à peu près nul dans le rhumatisme, ce que l’auteur avait déjà pu constater pendant son externat chez le professeur Trous-

1863. — Des accidents fébriles chez les nouvelles

ACCOUCHÉÉS.

(Thèse inaugurale).

Sous ce titre, l’auteur a voulu étudier, non tous les phénomènes fébriles qui peuvent survenir chez les nouvelles accouchées, mais plus particulièrement ce que l’on entend sous le nom de fièvre de lait. Admise anciennement presque par tous les accoucheurs, la fièvre de lait est contestée par le plus

grand nombre des accoucheurs modernes. L’auteur a simplement cherché à élucider cette question.

1° L’apparition du lait dans les mamelles, la sécrétion laitée détermine-t-elle de la fièvre.

L’auteur commence par rappeler que chez un certain nombre de femmes, et même de filles vierges, on a pu constater la présence du lait dans les mamelles au moment de la période menstruelle, sans qu'il y eût de réaction fébrile proprement dite. Que chez les femmes enceintes, primipares ou multipares, vers le quatrième ou le cinquième mois, la sécrétion' lactée commence à s’établir, rudimentaire il est vrai, mais parfaitement réelle, et que jamais il n’y a de réaction fébrile. Capuron, qui l’admet, nie que l’établissement de la sécrétion lactée en soit la cause. Cazeauxseul dit : « chez quelques femmes le gonflement des seins à la fin de la grossesse s’accompagne de fièvre analogue à la fièvre de lait.

L’auteur signale ensuite ce fait que « chez les femmes qui portent pendant un certain temps leur enfant mort avant terme dans leur ventre, et chez lesquelles l’expulsion de ce produit ne se fait qu’au bout d’un certain temps après sa mort, on voit souvent le deuxième ou le quatrième jour apparaître du gonflement des seins et une sécrétion lactée plus abondante sans fièvre. Chez certaines femmes même ces manifestations du côté des seins sont les premiers symptômes d’une fausse couche déterminée par la mort du fœtus (Obs. de M. Blot, 10 fausses couches avec sécrétion lactée avertissant de la mort de l’enfant sans fièvre).

Etudiant ensuite la sécrétion lactée chez les femmes qui viennent d’accoucher, l’auteur constate que si ordinairement la sécrétion lactée se fait sans fièvre, il est un certain nombre de femmes chez lesquelles cette sécrétion s’annonce avec des

phénomènes de. réaction, fébrile exagérée : frissons,, élévation considérable du pouls, sueurs abondantes. (Qhs. de Btot, .oba. personnelles).

Ces faits se rapportent à des femmes qui nourrissent. Chez celles qui. ne nourrissent pas» au contraire, la distension exagérée des mamelles amène des douleurs, qui,, réagissant sur tout.l’organisme, déterminent la fièvre; fièvre qui en réalité tient à ce phénomène purement local de la. rétention du lait dans les seins et non à la sécrétion elle-même du lait.

, Ainsi donc deux états bien, différents : montée dn lait avec fièvre ; montée, du. lait: sans aucune réaction fébrile l’auteur croit que ce dernier état est la. règle, et, prouve, par des observations que dans bon nombre de. cas:,, ces phénomènes fébriles peuvent être rapportés à diverses causes qui viennent entraver la. marche, régulière des suites dé couches.

1° Susceptibilité nerveuse spéciale (ohs. personnelle. Charité, service de M. Beau).

2° Ulcération dn mamelon,, fissures, gerçures,, crevasses.

3° Rétention d’urine (Qbs. personnelle),.

4° Rétention des matières fécales.

8“ Rétention: de caillots,, tranchées.

6“ Travail long. Accouchement laborieux avec ou sans intervention..

7° Embarras gastrique des, femmes en couches (Charité, 17 ohs.).,

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