SUIVIE DE RÉFLEXIONS
IArchives de Tocologie, 1875.)
1876. — Rétrécissement du bassin chez une femme d’une
TAILLE DE 1”,1S. PHOCOMÉLIE ; BASSIN DE B°l/.2 APRÈS Dɬ DUCTION; ACCOUCHEMENT A 6 MOIS 1/2, APRÈS DES TRAC¬ TIONS MODÉRÉES AVEC FORCEPS, D’UN ENFANT VIVANT DU POIDS DE 1,820 «R.; GUÉRISON DE LA MÈRE; MORT DE L’EN- FANT AU BOUT DE QUELQUES HEURES.
187b. — Manuel b’abouchements comprenant la pathologie DE LA GROSSESSE' ET LES SUITES DE: COUCHES'.
(PSr Cari. Schrœder, traduit et annoté par le D' Charpentier.)
Ce livra classique' par excellence en Allemagne, où il en est à sa b* édition a permis à l’auteur de mettre les lecteurs français au courant de la. science obstétricale allemande. Très riche en faits nouveaux, très au courant de la littérature allemande et anglaise.,, il pêche surtout par la connaissance de la littérature française laissée volontairement ou non dans l’ombre. Dans les nombreuses, notes ajoutées aux 780. pages qui composent l'ouvrage original,, l’auteur s’est efforcé de combler cette lacune et de montrer la. juste, part qui. revenait aux auteurs français dans les progrès réalisés, jusqu’à nos jours par l’obstétrique. Disséminées dans l’ouvrage, ces notes complètent, l’œuvre, de Schrœder et ajoutent, l’auteur, l’espère du moins, à Tintérêt déjà si grand par lui-même du livre original. Des planches nouvelles ont été ajoutées aussià l’œuvre primitive, et cetouvrage,,qmes.tmtitulésimplementManuel, est un des traitésid’aeoouichements les plus intéressants à»consulter. Tantôt acceptant, tantôt combattant les. idées de Schrœder,l’auteur toutenmonfrant lapartquirevenait à l’école obstétricale française, s’est,, du reste,, attaché surtout à. l’mterprétatiom fidèle du texte, ne. voulant pas s’exposer, à des erreurs qui auraient pu lui être reprochées plus tard.
Le livre est divisé en 8 chapitres suivis d’un appendice.
Dans le premier chapitre qui comprend l'introduction et l’étude du bassin osseux ou revêtu des parties molles, S'chrœ. der s’est borné à l’étude du Bassin au point de vue purement obstétrical, supposant que les lecteurs sont au courant des
questions anatomiques générales, et se bornant à faire acte d’accoucheur. La première note du traducteur est consacrée à réparer un oubli de Schroeder qui a négligé de citer le travail de Danyau (trad. du bassin oblique ovalaire de Naegele); à propos de l’inclinaison et des axes du bassin, il a rappelé le travail de Pajot et Dubois (Traité d’acc., 1” livraison). Ce qui fait la partie vraiment originale de ce chapitre, c’est le paragraphe intitulé Bassin des nouveaux-nés, sa transformation, et Bassin à terme.
Schroeder étudie simplement les 3 facteurs qui, selon lui, agissent sur les modifications de forme du bassin.
1“ La pression du poids du tronc.
2° La traction quejchaque os iliaque exerce sur l’autre, dans la symphyse qui est fermée.
3° La contre-pression latérale du fémur.
Il montre que suivant la prédominance d’action de l’un ou l’autre de ces facteurs ou de la combinaison de deux d’entre eux, on obtient les différentes formes de viciation du bassin; tandis que si les 3 facteurs ont leur plénitude d’action, il en résulte la formation du bassin normal.
Dans une note, le traducteur montre que le revêtement que fournissent au bassin les parties molles modifie, ia forme du détroit supérieur d’une façon toute spéciale, qu’il en est de même de l'inclinaison du plan du détroit supérieur ; et que le défaut de proportion qui existe entre la tête et le bassin par suite du mode d’engagement et de la réductibilité de la tête foetale, est à l’état normal plus apparent que réel.
Le deuxième chapitre est consacré à la physiologie de la grossesse.
Le premier paragraphe comprend l’étude de l’œuf et de son développement. Le traducteur 'complète cette étude par
la description de l’ovaire et de l’ovule, laissée trop dans l’ombre par Schrœder, étudie avec soin la formation des corps jaunes, et montre que quelle que soit l’autorité de Longet le problème de la détermination du lieu où s’opère la fécondation, n’est pas encore absolument résolu, et qu’il existe encore des lacunes à cet égard.
Vient ensuite l’étude des membranes, et le traducteur montre et répare l’oubli incroyable de Schrœder, àpropos des travaux de M. le professeur Robin, sur la caduque, le chorion, et termine par une analyse des travaux récents sur la structure du placenta.
L’étude du fœtus à terme, de la présentation dé la position et de l’attitude du fœtus sont étudiées avec grand soin ainsi que les théories qui régnent sur les causes des présentations du fœtus, il cite les expériences de Veit, mais en se gardant bien de citer celles bien antérieures de P. Dubois.
Etudiant ensuite les grossesses dites multiples (note du traducteur), l’auteur discute la superfécondation, la superfétation et tend à l’admettre. Le traducteur complète ce chapitre par l’analyse du travail de M. le docteur Ganahl, sur la superfétation.
Le deuxième paragraphe concerne les modifications que la grossesse amène dans l’organisme maternel et dans l’ensemble de l’organisme.
Parties génitales et annexes, sont successivement passées en revue, mais pas un mot des belles recherches de Rouget, Helie (de Nantes), de Sappey. Le traducteur comble cette lacune.
Le troisième chapitre comprend le Diagnostic de la gros-
Etude des modes d’exploration obstétricale.
Exploration externe, interne. Exploration combinée.
Le traducteur montre l’importance du travail de Depaul sur l’auscultation omis par l’auteur.
Quant au diagnostic de la grossesse, le traducteur, aveu Pajot, montre que les fausses grossesses n’existent pas ; ce ne sont que des erreurs de diagnostic qui peuvent sa diviser en trois grandes classes :
1° Affirmation de la grossesse quand elle n’existe pas ;
2“ Négation de la grossesse quand elle existe ;
3° Confusion d’une espèce de grossesse avec une autre.
Le traducteur montre ensuite que les modifications du col ont été surtout étudiées par Stoltz (omission de l’auteur), il signale le ballottement avec les deux variétés admises par Depaul et Pajot.
Le troisième chapitre comprend la Physiologie et l’Accouchement.
Etude des présentations et des positions. — Le traducteur signale la loi posée par M. Pajot, de l’identité du mécanisme de l’accouchement pris d’une façon générale. « 11 n’y a réellement qu’un seul mécanisme de l’accouchement, quelles que soient la présentation et la position, pourvu que l’expulsion s’exécute spontanément, c'est-à-dire sans l’intervention de l’art, et se fasse à terme, les avortements ne donnant pas lieu à des expulsions régulières.
Diagnostic des présentations. — Palper abdominal. Auscultation. Toucher (Note du traducteur. Modifications du col. Effacement. Dilatation. Bosse sanguine).
Mécanisme de l'accouchement. — Schrœàer étudie successivement les contractions utérines, et l'innervation de l’utérus avec ses conséquences physiologiques. L’action des forces expulsives et les recherches de Schatz sur la mensuration de
la force utérine, puis il étudie le mécanisme suivant les diverses présentations.
A propos des présentations du sommet, il signale les mutations de présentation et de position, montrant qu’elles peuvent exister jusqu’au moment de l'accouchement ; il constate les déformations particulières de la tête fœtale, mais le traducteur est obligé de revendiquer, pour P. Dubois, l’étude vraie du mécanisme de l’accouchement que Schrœder a passé sous silence.
A propos des présentations de la face, le traducteur signale un moyen de diagnostic résultant du désaccord qui existe entre le palper et l’auscultation, combat l’opinion de Sehrœder, qui veut que les présentations du front soient les plus défavorables, et montre que c’est aux travaux de Chevreul et à M. Lachapelle, qu’est due la réaction contre l’intervention dans les présentations de la face.
A propos de la délivrance, le traducteur discute et rejette 1 méthode d’expression dite à tort de Credé.
Le dernier paragraphe est consacré par le traducteur à la discussion de l’anesthésie appliquée à l'obstétrique.
Physiologie des suites de couches.
Note du traducteur sur la rétention d'urine qui suit si souvent l’accouchement. — Discussion de l’opinion de Schrœder, de Mattéi. —Opinion personnelle du traducteur. — Étude des modifications de la muqueuse utérine après l’accouchement (Robin). —Du retraitda l’utérus après l’accouchement. —-Des tranchées, des lochies, de la fièvre de l’ait. — Etudes sur la chute du cordon et la rétraction des vaisseaux ombilicaux. — Robin, Tarnier, Témoin.
Opérations obstétricales.
Le traducteur discute l’avortement provoqué, les indications et le procédé opératoire, la méthode de Kristiller qu’il rejette comme il a rejeté la méthode de Crédé, et arrivant au forceps, montre que les limites que Schroeder donne à l’emploi de cet admirable instrument sont beaucoup trop restreintes ; qu’il n’y a pas de règles absolues pour le choix et l’introduction de la première branche (Stolz) et que la rotation artificielle de la tête qui doit toujours être tentée, est soumise à des règles spéciales bien posées par Bailly ; que la méthode de Pajot pour extraire la tête l’occiput en arrière doit être réservée pour les cas où la rotation artificielle a échoué; et qu’elle aussi est soumise à des règles fixes et exige un manuel opératoire tout
Etudiant les applications du forceps dans les présentations de la face, il montre la difficulté, mais la nécessité de ramener le menton en avant, et signale les paralysies faciales et les paralysies qui peuvent atteindre différents organes du corps de l’enfant, et en particulier les membres (Thèse de Nadaud, 1872). Puis à ce propos il signale les lésions ordinaires que détermine le forceps et les paralysies purpérales traumatiques. Enfin il discute en quelques mots la méthode des tractions mécaniques (Chassagny, Joulin) signalant les essais et expériences de Tamier et Saint-Germain sur l’emploi des mondes appliqués à l'extraction du foetus.
Extraction par les pieds (ou par l’un des deux).
L’auteur après un historique détaillé de l’extraction avec un seul ou les deux pieds, pose les conditions qui permettent
de tenter l’extraction et les indications de cette opération. Passant au manuel opératoire, il étudie la manœuvre de Smellie à laquelle il associe le nom de Veirt;la manœuvre dite à tort de Prague pour extraire la tête dans le cas où il y a des difficultés et montre les dangers de cette méthode : il la combine avec la pression de Kristiller, et arrive à la version.
Version.
Version céphalique. — Historique, dans lequel il oublie complètement de parler des auteurs français (Flamant, Nivert, Mattéi, etc.), et il étudie successivement la version céphalique par la seule position de la femme, la version par manœuvres externes seules et la version par manœuvres internes et externes combinées. Il passe en revue les divers procédés de Braxton Hick, de Busch et d’Outrepont. Le traducteur discute alors tous ces divers procédés et montre que l’école française est absolument opposée aux idées allemandes, que préférant le forceps à la version dans les rétrécissements du bassin, c’est précisément dans les cas où Schrœder la repousse qu’elle admet la version céphalique, c’est-à-dire dans les cas où avec un rétrécissement du bassin il existe une présentation transversale.
Version podalique. — Historique. Indications.
Le traducteur repousse l’opinion de Schrœder qui se montre partisan de la version hâtive, et pose en principe qu’on ne doit jamais à moins de nécessité absolue tenter la version podalique avant que le col soit dilaté ou dilatable. Il rejette comme dans la version céphalique et d’une façon encore plus absolue la méthode de Braxton Hick, car, si elle réussit, la version podalique faite comme d’habitude aurai!
réussi tout aussi bien et aurait donné beaucoup moins de peine ; sitau contraire elle échoue, elle rend la version podalique beaucoup plus dangereuse et difficile, et les tentatives inutiles auxquelles on se sera livré pour l’éviter n’auront eu qu’un résultat, celui de mettre la mère et l’enfant dans des conditions beaucoup plus défavorables et pour le présent et pour l’avenir.
A propos du choix de la main, il redresse une erreur de l’auteur allemand et montre qu’il n’a pas l’importance qu’on lui accorde.
Craniotomie. — Céphlotripsie.
Le traducteur signale la céphalotripsie répétée sans tractions du professeur Pajot, laissée de côté par Scbrœder, et montre pour les rétrécissements modérés l’avantage du céphalotribe de Bailly.
Le traducteur est d’un avis diamétralement opposé à Schrœder qui serait disposé à attendre l’évolution spontanée, et il cite le procédé à la ficelle de Pajot non signalé par Schrœder.
Pathologie et traitement de la grossesse.
1° Maladies des femmes enceintes.
«. Maladies causées par les modifications qui se produisent dans l’ensemble de l’organisme.
p. Maladies aiguës ou chroniques pendant la grossesse.
x. Anomalies des organes de la génération.
Vices de conformation. Modifications de situation. Rétroflexion (rétroversion des auteurs français). Prolapsus. Hernies.
Déchirures et ruptures. Inflammation. Endométrites. Hydrorrhée. Fibromes. Carcinomes. Tumeurs de voisinage. Anomalies du vagin, des mamelles.
2“ Maladies de l’œuf.
Grossesse extra-utérine. Anomalies des membranes. Myxomes. Anomalies du placenta. Placentite.
Le traducteur montre que Sehrœder a passé à peu près complètement sous silence la dégénérescence fibro-graisseuse du placenta; il renvoie à sa thèse de concours, 1869, et au mémoire de Cauwenberghe, 1871, Bruxelles.
Hydramnios. Anomalies du cordon, faits très intéressants de scissures et d’amputation spontanée par circulaires trop serrés.
Anomalies dans la durée de la grossesse.
Avortement. Polypes placentaires. Hémorrhagies. Mort du fœtus pendant la grossesse.
Le traducteur complète le chapitre de Sehrœder par l’étude détaillée des altérations du fœtus retenu après sa mort dans le sein maternel.
Pathologie et traitement de l’accouchement.
Anomalies des forces expulsives.
Anomalies des voies maternelles de l’accouchement.
Parties molles. — Vices de développement du canal génital. Occlusion et rétrécissement de l’utérus, du vagin, de la vulve. Déplacements de l’utérus. Fibromes. Carcinomes. Tumeurs du vagin, de la vulve, des organes de voisinage.
Le traducteur donne les conclusions de la thèse de Doumairon, Strasbourg, 1868, Etude des kystes ovariques compliquant la grossesse, l’accouchement et la puerpéralité.
Vices de conformation du bassin.
Etude très complète, mais subdivisions trop multipliées.
Le traducteur empruntant à l’article Bassin du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales (Depaul) les points principaux, signale la luxation congénitale unilatérale des fémurs (thèse de Guéniot, 1869), étudie avec l’auteur la marche de l’avortement dans les bassins viciés et le mode d’intervention, montre que, tandis qu’à l’étranger on donne Ja préférence à la version, en France on s’accorde à employer le forceps. Il discute le mémoire de Joulin (forceps et version dans les rétrécissements du bassin, 1868, mémoire couronné par l’Académie), et termine sa longue note par les indications qu’entraînent ces rétrécissements, adoptant complètement les idées de Dubois, de Depaul et de Pajot.
Etudiant ensuite les anomalies rares, il cite et analyse la thèse de Didier, de Nancy (Cyphose angulaire sacro-vertébrale) et parle de la spondylolisthésis et du pelvis obtecta (voir depuis le mémoire de Hergott, spondylizème et spondylolisthésis, Arch. tocol.).
Anomalies de l’œuf.
Développement exagéré du foetus. Monstruosités doubles. Acardiaques. Hydrocéphalie. Développement exagéré de l’abdomen.
Présentations vicieuses.
Le traducteur consacre une longue note à l’étude de la version et de l’évolution spontanée.
Anomalies des annexes du ftêtus.
Compression du cordon. Procidence.
Déchirures de l'utérus. — Le traducteur signale la thèse si importante de Jolly dont il donne l’analyse, et arrivant aux ruptures du périnée étudie brièvement les ruptures centrales dont il cite deux cas observés par lui.
Hémorrhagies.
Insertion vicieuse du placenta. — Longue note à propos du tampon, empruntée au mémoire sur les hémorrhagies puerpérales.
Hémorrhagies de la délivrance. — Inversion utérine.
Eclampsie.
Le traducteur renvoie à sa thèse de concours, 1872. De l’influence des divers traitements sur les accès éclamptiques.
Pathologie et traitement des suites de couches.
Etude très intéressante delà fièvre puerpérale. Idées originales de l’auteur. Chapitre fort instruclif.
Hémorrhagies des suites découches.
Note du traducteur sur la compression de l’aorte.
Folie puerpérale.
Note du traducteur, thèse de Marcé.
1873. — Des lésions du fœtus a la suite de l’extrac-
TIONDANS LES PRÉSENTATIONS DE L’EXTRÉMITÉ PELVIENNE,