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ET LA JUSQUIAME, AU POINT DE VUE CLINIQUE

L’auteur a étudié les effets thérapeutiques de ces trois médicaments dans les affections aiguës et chroniques. Il est parvenu à constater qu’il existe un antagonisme prononcé entre l’opium et la belladone; antagonisme assez accentué, pour que la belladone puisse être considérée comme un contrepoison de l’opium et réciproquement.

L’auteur a employé les alcaloïdes de la belladone et du datura : l’atropine, la morphine, la daturine.

L’atropine en particulier a été l’objet de ses études. L’auteur a fait ses expériences sur lui-même, et les a poussées jusqu’à l’intoxication. C’est la méthode des injections sous-cutanées qu’il a employée, et il a pu constater tous les phénomènes signalés par les

auleui-3, avec celte particularité que, chez lui du moins, la morphine agissait comme contrepoison très efficace de l’atropine, les phénomènes de l’intoxication par l’atropine cessant au bout de vingt à vingt-cinq minutes après une injection de morphine, tandis qu’ils persistaient huit, dix, douze et seize heures, suivant les doses, lorsque la morphine n’était pas employée.

La daturine, instillée dans l’œil, a déterminé une violente conjonctivite, et aforcé l’auteur à suspendre ses expériences. (La solution employée était à l’alcool.)

L’auteur a pu constater les bons effets de l’atropine, dans quelques affections thoraciques (emphysème et asthme, certaines constipations opiniâtres). L’effet a été à peu près nul dans le rhumatisme.

•1863. —Des accide.nts fébriles chez les nouvelles accouchées.

L’auteur a voulu étudier ce que l’on entend sous le nom de fièvre de lait.

Voici ses conclusions :

1" L’établissement de la sécrétion lactée ne détermine généralement pas d’accidents fébriles, qu’elle ait lieu chez une fille h l’époque de sa menstruation (comme cela a été constaté dans quelques cas exceptionnels), ou chez une femme dans l’état de grossesse, ou après la délivrance.

2“ Le gonflement des seins qui se produit quelquefois chez les femmes qui vont faire une fausse couche, et qui n’expulsent leur enfant que quelque temps après sa mort, n’est pas accompagné de fièvre.

3" Lorsque les femmes qui viennent d’accoucher présentent des

accidenls fébriles à la suite de leur délivrance, ces accidents tiennent :

a. Exceptionnellement k la montée du lait dans les seins, et c’est alors la fièvre de lait;

p. A des accidents variés (fièvre nerveuse, émotion, causes moraies, rétention d’urine, constipation, rétention des caillots, d’une partie du placenta ou des membranes, hémorrhagies, lésions dü mamelon, manœuvres et lésions traumatiques qui en sont la suite), qui ne font que coïncider dans leur apparition avec l’étahlissement de la sécrétion lactée.

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