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Traitement. — Tous les auteurs s’accordent à considérer deux périodes ;
1" La femme pour laquelle on est consulté est dans le cours des quatre ou cinq premiers mois de cette grossesse insolite.
2“ Elle a dépassé cette première période, et elle est arrivée plus ou moins près du terme normal de la grossesse, parfois même elle ■ Ta dépassé.
On a conseillé la .ponction du kyste, et l’introduction dans sa cavité de substances toxiques en quantité snffisante pour tuer le fœtus sans faire courir à la mère un danger sérieux (cas de Freidreich, suivi de succès). Mais souvent le diagnostic ne se fait qu’au moment de la rupture du kyste. Faut-il intervenir? Depaul s’y oppose etl’auteurse rattache à cette opinion. Mais après le quatrième ou le cinquième mois, le diagnostic peut être aussi complet que possible, il s’agit presque toujours de grossesse péritonéale. C’est la gastrotomie qui est indiquée. Reste le moment où elle doit être pratiquée. Avec Depaul, l’auteur conseille d’attendre la fin du huitième mois, mais il faut se garder de toucher au placenta.
Quand le fœtus est mort, comme son maître, l’auteur conseille la temporisation, en se réservant d’intervenir lorsque la présence du corps étranger n’est pas toléiée. Lorsque des accidents tenant k l’inflammation ou à la décomposition du fœtus et du kyste se sont déjà produits, il faut intervenir le plus promptement possible, le succès de l’opération dépendant beaucoup de l’état de santé ou de dépression de la mère.
•1879. — L’obstétriqde aü japon.
Traduit (lu japonais en allemand, par M. Miyaké, interprète, et parle DecteurMuller.) — Retraduit de l'allemand (Mitlheilungen der Deutschen Gesellschaft fflr Naturund Vôlkerkunde Ostasiens, Yokohama), par Charpentier. Archives de tocologie (1879.)
Cette publication sert à laire connaître au lecteur l’état de la science obstétricale au Japon, et les procédés opératoires employés par les Japonais dans les cas de dystocie.
1879. — Notice bibliographioce sur le docteur jacquemier. (Archives de médecine, 1879.)
L’auteur, en faisant connaître le résumé des ouvrages de M. Jacquemier, a voulu montrer la valeur de l’homme aussi modeste que bon que l’Académie venait de perdre, et rendre ainsi un dernier hommage it l’excellent maître qui lui a témoigné tant d’intérêt et de sympathie au début de sa carrière obstétricale.
1880. — De l’hydramnios.
Et en particulier.de l’Hydramnios aiguë considérée au point de vue de l’étiologie, de la symptomatologie et du traitement.
(Arch. de teolopie, t.'X, p. 3-21.)
Dans ce mémoire, l’auteur étudie une forme particulière de l’hydramnios, déjà signalée par Jacquemier et Oulmont, mais forme rare, car il n’a pu malgré ses recherches en réunir que
trente observations bien évidentes, et à laquelle il propose de donner le nom ^hydramnios aiguë.
Montrant d’abord que l’hydramnios légère est plus commune qu’on ne le croit généralement, tandis que les cas où la quantité de liquide amniotique est énorme sont très rares, l’auteur prouve que l’hydramnios peut se présenter sous deux formes bien distinctes. L’une, classique pour ainsi dire, dans laquelle l’augmentation du liquide amniotique se fait lentement, progressivement, il mesure que la grossesse suit son cours, et qui n’entraîne en général que dos troubles compatibles avec la continuation de la grossesse, et un état de santé relativement satisfaisant. L’autre, rare, très rare, dans laquelle au contraire l’hydropisie amniotique se fait en quelques jours, entraînant ainsi pour la femme un état extrêmement grave, se présentant en un mot avec des caractères d’intensité et d’acuité tels que la vie de la femme se trouve menacée, et réclamant ainsi une intervention des plus actives.
Passant en revue toutes les hypothèses émises sur l’origine du liquide amniotique, l’auteur montre que jusqu’à Bishotf, 1834, deux théories régnent dans la science: l’une qui veut chercher la source du liquide amniotique exclusivement dans le fœtus ou ses enveloppes, l’autre dans l’organisme maternel, et que toutes deux finissent par aboutir à une troisième, qui fait provenir le liquide à la fois des deux organismes.
Rappelant successivement les recherches de Scherer, qui fait dériver le liquide amniotique de toute la surfaee emb yonnaire ; de Gusserow, qui en fait un produit de l’organisme fœtal et un produit d’excrétion en proportion avec les échanges de matériaux nutritifs, et constate dans le liquide la présence de l’urée ; de Jungbluth, qui le fait dériver de vaisseaux particuliers, les vasa propria (vaisseaux capillaires en forme de réseaux jqui se trouvent dans la couche membraneuse qui est adhérente au placenta fœtal et sont immédiatement appliqués h l’amnios ; ces vaisseaux, source du liquide amniotique, s’oblitéreraient plus ou moins complètement avantle début de la deuxième moitié de la grossesse, et
leur persistance expliquerait l’hydramnios) ; de Prochownik, qui étudie surtout la composition chimique du liquide amniotique, y constate la présence de l’urée, et en conclut qu’il est un produit exclusivement fœtal, l’auteur arrive au mémoire de Sallinger, qui résume la question de la façon suivante ;
Cinq opinions partagent les auteurs ;
l* Le liquide amniotique provient exclusivement des vaisseaux maternels (Scanzoni-Schrœder);
2» De la peau du fœtus (Scherer);
3" Partie de la circulation maternelle, partie de la circulation fœtale, CVirchow);
4“ Des vaisseaux propres du placenta et de la circulation placentaire (Jungblulh) ;
5“ Enfin des reins du fœtus, du moins dans la deuxième moitié de la grossesse (Gusserow), ou de la peau et des reins (Schatz).
Sallinger en ajoute une sixième ; Le liquide amniotique provient exclusivement de la circulation fœtale. Au début de la grossesse, c’est la peau du fœtus, plus tard le cordon et les vaisseaux fœtaux du placenta qui le fournissent jusqu’à la fin de la grossesse par transsudation ; ce n’est que dans les derniers temps de la grossesse que les produits de la sécrétion urinaire viennent s’y mélanger en plus ou moins notable quantité. — La transsudalion est due aux résistances que la circulation fœtale rencontre dans le placenta ou le cordon. Plus ces résistances augmentent, plus la transsudation augmente; de là l’hydramnios. — (Lesobservations cliniques montrent que très fréquemment des obstacles à la circulation fœtale se rencontrent dans le placenta, le cordon, l’anneau ombilical, le foie du fœtus, en un mot sur tout le pareours des veines qui apportent le sang au fœtus.)—Pour lui donc l’hydramnios serait due à des troubles mécaniques de la circulation fœtale,
à ou des variations de la masse sanguine foetale, et non, comme le veut Jungbluth, à des conditions anatomiques spéciales du pla-
Pour justifier cette opinion Sallinger a établi une série d’expériences (rapportées dans son mémoire) tendant à pronver que le liquide amniotique normal, ou en quantité exagérée comme dans l’hydramnios, est un produit direct de la transsudation de la veine ombilicale et de ses ramifications dans le placenta.
D’un autre côté, quatre faits sont incontestables, etM. Charpentier y insiste avec soin :
■1” L’hydramnios coïncide très souvent avec les grossesses gémellaires (52 fois sur 123 cas).
2“ Les enfants nés à la suite de grossesses compliquées d’hydramnios présentent très souvent des vices de conformation, des monstruosités.
3“ Un certain nombre de femmes atteintes d’hydramnios sont en puissance de syphilis, et accouchent de fœtus morts ou vivants, présentant des traces incontestables de syphilis.
4“ Enfin l’hydramnios s’observe plus souvent chez les multipares que chez les primipares.
Dans le chapitre consacré à la symptomatologie, l’auteur montre que l’hydramnios aiguë est caractérisée par une série de phénomènes qui la différencient essentiellement de l’hydramnios classique. Ce sont : le développement très rapide et exagéré du ventre, s’accompagnant de fièvre (qui n’existe jamais dans l’hydramnios à marche lente), de douleurs excessives, de vomissements, d’œdème considérable, de diminution de la sécrétion urinaire, et d’un état de la femme tellement grave, que sa vie se trouve bientôt compromise.
Le diagnostic comporte plusieurs points qui sont étudiés dans ce mémoire :
1” Reconnaître qu’il y a grossesse ;
2" Que la grossesse est simple ou gémellaire ;
3“ Qu’il y a hydramnios ;
4” Enfin reconnaître la cause de l’hydramnios.
L’auteur passe successivement en revue ces différents points, et insiste sur les difficultés que le diagnostic peut présenter et les moyens de les surmonter. Il signale à ce propos un symptôme qu’il a eu occasion de constater très nettement dans un cas qui lui est personnel, et où le diagnostic était rendu très difficile par l’état local et général de la malade. C’est la perception toujours possible a obtenir au bout d’un certain temps d’examen des contractions utérines.
Dans le chapitre consacré à l’anatomie pathologique, M. Charpentier montre que le plus grand nombre des malades résistent à la maladie, et que par conséquent il est fort difficile, pour ne pas dire impossible, de se prononcer sur les lésions maternelles. C’est surtout du côté du fœtus et des membranes qu’ont porté les recberches, et, si dans bon nombre de cas on n’a rien pu découvrir d’anormal, il en est un grand nombre d’autres où l’on a trouvé des lésions, mais ces lésions n’ont en réalité rien de bien aractéris tique.
Trois variétés pourtant semblent primer toutes les autres. Ce
1” Des lésions que les auteurs ont regardées comme étant de nature inflammatoire ;