‹ Exposé des titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 4 sur 4 · MEMBRE SUPÉRIEUR · texte numérisé non relu

MEMBRE SUPÉRIEUR

Kystes séreux congénitaux de l'aisselle.

(Paris, G. Steinheil, 1891.)

chez une petite fille de neuf ans, une tumeur nettement fluctuante du creux axillaire gauche. Cette tumeur avait un gros volume et soulevait fortement la paroi antérieure de l’aisselle.

Le 22 avril 1891, une ponction donna issue à 600 grammes d’un liquide de couleur ambrée claire, qui présenta oé caractère particulier de se coaguler immédiatement à sa sortie de la canule, en tombant dans le récipient.

Instruit par la lecture du traité des kystes séreux congénitaux de M. le professeur Lannelongue, par la traduction d’un mémoire de John Birkett, mémoire dont nous avions trouvé l’indication bibliographique dans le traité précité et qui a pour titre ; Contribution à la pathologie des kystes séro-saroguins du cou et de faisselle (Med. chir. transactions, London, 1868), nous pensâmes que nous pourrions bien nous trouver en présence d’un kyste séreux congénital de l’aisselle.

pique nous a permis d’en rattacher l’origine au système lymphatique.

Les kystes séreux congénitaux de l’aisselle sont peu fréquents, nous n’avons pu en réunir que 7 observations.

Ces kystes, outre leur rareté, sont d’un diagnostic difficile; voici les caractères qui nous semblent permettre de les reconnaître.

« Quand il s’agit d’une tumeur nettement fluctuante de l’aisselle, son apparition dans les premières années de la vie, son développement indolent, progressif d’abord, mais plus rapide à un moment donné, la tension modérée des parois de la poche, les épaississements qu’on y rencontre presque toujours, devront faire penser à un kyste séreux congénital.

« L’extrême mobilité de la tumeur, sa réductibilité apparente mais non réelle, feront songer à un kyste séreux congénital.

« Si une première ponction ramène un liquide de couleur ambrée claire, qui se coagule immédiatement après sa sortie de la poche et qui, en tout cas, se prend toujours en masse, soit par la chaleur, soit par les acides, soit par une exposition plus ou moins prolongée à l’air libre, on pourra, croyonsnous, affirmer le diagnostic de kyste séreux congénital de l’aisselle, cliniquement uni ou pauciloculaire. »

Un point important à signaler, c’est que cos kystes peuvent communiquer largement avec le médiastin {communication de M. Schlange, Société de médecine berlinoise, 2 déc. 1891).

11 n’y a qu’un traitement à leur opposer : l’extirpation. Cependant il faut bien savoir qu’elle n’est pas toujours facile; cinq fois sur sept, la tumeur présentait des adhérences, elles ont lieu le plus fréquemment avec la veine axillaire ; les cordons du plexus brachial ont toujours pu être séparés facilement de la tumeur ; il n’en est pas de même des branches perforantes des intercostaux, dont l’une, dans trois cas, a dû être réséquée ; dans un quatrième cas, le nerf respiratoire externe (nerf du grand dentelé), qui adhérait fortement au kyste, put en être séparé par une dissection minutieuse (John Birkett).

Long mémoire écrit sous l’inspiration de M. le professeur Duplay, qui faisait, le 2 décembre 1892, à l’hôpital de la Charité, une leçon de clinique sur un jeune homme atteint de carie sèche de l’épaule.

Cette affection, décrite pour la première' fois par Volkmann, bien étudiée en Allemagne, est assez peu connue en France; elle a été cependant signalée par les chirurgiens lyonnais, les professeurs Ollier, Poncet, MM. Audry et Mondan ; toutefois elle n’a pas été, chez nous, l’objet d’iin travail d’ensemble et c’est cette lacune que nous avons essayé de, combler.

On désigne ^ous le nom de carie sèche de l’épaule, une ostéo-arthrite de l’articulation scapulo-hiimérale de nature

le sait, est intra-arti-

cartUage épiphysaire, qui, comme on culaire du côté interne de l’os.

En ce qui concerne la marche de la maladie, on peut dire ; que la carie sèche de l’épaule présente dans son évolution deux périodes : l’une de début, caractérisée par les douleurs, , la gêne des mouvements; l’autre d’état, où une ankylosé plus ou moins serrée, accompagnée d’une atrophie très mar- -1

être suivie d’une tuberculose aiguë généralisée. Cependant des malades réséqués et suivis par Kœnig, depuis un long temps, restent guéris et leur état général est bon; trois des nôtres vivent encore et sont bien portants.

Le traitement doit obéir à trois indications': t" améliorer les mouvements du bras ; 2° faire disparaître de l’organisme un foyer tuberculeux ; 3“ faire cesser les douleurs.

Or, il n’y a que la résection qui puisse les remplir toutes,

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