‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 2 sur 7 · PATHOLOGIE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE GÉNÉRALE

sur le rhumatisme articulaire et sur l’impaludisme (en collabo-

V. — Dans les cas où le diagnostic de fracture du rocher reste en suspens, l’apparition de la paralysie faciale tardive permet de l’affirmer.

Pour M. le professeur Duplay, la paralysie faciale qu’on observe quelques jours seulement à la suite d’un traumatisme crânien, suivi d’otorrhagie (paralysie tardive), qu’il y ait ou non fracture du rocher, est due à la déchirure du tympan qui donne lieu, soit à une otite moyenne, l’inflammation se propageant au nerf facial, soit à l’influence du froid (paralysie à frigore) qui s’explique par la minceur de la paroi osseuse du conduit du facial et par ses rapports intimes avec la caisse du tympan. C’est là, croyons-nous, l’expression de la vérité •; mais nous pensons aussi que les causes que nous avons invoquées pour expliquer la paralysie faciale tardive, dans les fractures du rocher, existent réellement et que sa pathogénie n’est pas Univoque.

L’incision de Wilde crée, à côté d’un conduit auditif infecté, une plaie qui souvent s’infecte elle-même; nous avons observé, è la consultation otologique de M. le professeur Duplay, plusieurs cas qui justifient cette affirmation. Deux d’entre eux sont particulièrement intéressants. Dans le premier, une fusée purulente partie de l’incision est allée comprimer le nerf facial au voisinage du trou stylo-mastoïdien, déterminant une paralysie qui a cédé après l’ouverture de la collection et curage minutieux des parois de la cavité ;

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