DÉVIATIONS UTÉRINES
Cette question aussi importante qu’elle est complexe a suscité à l’auteur une série de travaux qui s’enchaînent les uns aux autres et forment un ensemble d’études où sont abordés successivement l’étiologie, le mécanisme, les symptômes et le traitement des principales déviations de l’utérus et des lésions qui les
153. — Recherches anatomiques et opératoires à propos du raccourcissement des ligaments ronds.
(UnwamMmle, 24 noDemire 1885.);
A la suite d’une série de recherches cadavériques faites en collaboration avec M. Ricard, prof, agr., l’auteur signale quelques points intéressants d'anatomie, et met en relief la difliculté que l’on éprouve parfois à découvrir l’extrémité
quant ù l’opération préconisée par Alexander de Liverpool, contre la rétroversion et le prolapsus utérin.
154. — Nouvelles études anatomiques sur l’opération d’Alexander.
décemtr.
deGynic. etÆOlsUt.,
Ce mémoire développe, en 70 pages de texte, l’historique complet de l'opération du raccourcissement des ligaments ronds, avec da relation statistiqùe de
cent cinquante observations relevées dans la littérature étrangère. . ..
Le véritable promoteur de l’idée de cette opération est Alquié>, de Montpellier. Celui qui l’a exécutée heureusement le premier et qui a le'mieux exposé le manuel opératoire, ainsi que les principes physiologiques capables de justitier l’intervention, est Alexander de Liverpool. On peut accorder; une part de priorité a Adams de Glascow, qui a collaboré à l’exécution de célte opération.- Chacun des cas de la statistique est soumis à une critique soigneuse. Les
les étu'éès de l’auteur sur la question, à saToir :
1? Im’ eonmptiim anatomique Sun flamher polvim doulU. comüt-ui par deux diaphragmes superposés.
Cette vue, non point philosophique mais réelle, anatomiquement parlant si l’on conçoit le plancher pelvien à l’état de fonctionnement, a été d’une très grande- utilité à l’ahtèur pteur lui permettre d’élucider certains points dé la pathogénie des déviations.
2» La tUrapeuUque intégrale et combinée des lésions pathologiques.
A cette époque, nul ne songeait à cette pratique qui a Uni par devenir, pour heaucouprie gynécologues, une nécessité évidente. La substitution d’un procédé
destinées à réparer des désordres complexes, autant qu'àen empêcher, le retour par la'destruction des tissus ou des foyers morhides, ne préoccupait pas les
praticiens.
Le mémoire débute par l’exposé des mouvements transmis et des.déplacements physiologiques de l’utérus ; le rôle des ligaments ; la déformation et l’af-
lions utérines, sans colpocèle, et celle de colpocèle, sans déviations marquées de
Grèce à cette façon de décomposer la texture du plancher pelvien, la lésion de chacun de ces éléments se peut analyser et dissoudre avec profit.
Dans un paragraphe spécial, sont étudiés le manuel, les dangers et les difficultés du traitement opératoire combiné. Aucune objection sérieuse ne saurait lui être faite. Sa logique repose sur la multiplicité habituelle dés conditions morbides qui se retrouve dans chaque cas clinique, et sur la nécessité corrélative d’une thérapeutique complexe comme les conditions morbides elles-
Le raccourcissement des ligaments ronds, qui a réalisé l’opération destinée à fixer l’utérus en bonne position, doit se compléter par la réfection plastique du vagin, du périnée, la restauration du col utérin s’il a été déchiré lui-même, etc. A chaque cas, une série de combinaisons spéciales suivant les lésions, doit nécessairement correspondre.
158. — Pathogénie et traitement des ûexlons de l’ùtérus principalement au point de vue de la stérilité féminine.
(Soe. Ois/ét. et Oynèc., 1887.)
ent plutêt à, une altération de structure : parfois par une paramétrite en conti-
Chez les nullipares, elle procède de l’endométrite cervicale et coïncide avec l’affaiblissement et l’allongement de l'isthme utérin qui est la charnière de
L'antéflexion aiguë coïncide souvent avec l’antéversion exagérée.
qui forme le sommet de l’angle de flexion siège d'un processus tantôt scléreux, tantôt atrophique.
La symptomatologie réside dans les troubles fonctionnels atrésiques, et la douleur spéciale affectant parfois la forme d'épreintes utérines.
La rélroflexion se lie trop intimement avec la rétroversion pour être étudiée à part.
Les latéro-flexions sont des déviations deutéropathiques.
Le traitement consiste dans la dilatation progressive, lente et répétée, l’abrasion des tissus scléreux et de la muqueuse bourgeonnante de l’angle de flexion, — ef une colporrhaphie précervicale destinée à tendre la paroi anté-
Sétrovmùm. — Elle est isolée ; combinée l’affaissement du plancher pelvien, colpocèle ;
sont rarement curables autrement que par des opérations combinées. Les déviations accidentelles d’origine névropathique sont passibles de tous les traitements opératoires et guérissent souvent à la suite de l’amélioration de l’état nerveux
Dans une troisième partie, l’auteur étudie les déviations d’origine traumatique. Il distingue les déviations récentes, susceptibles de guérison par les moyens orthopédiques, qui sont parfois guéries après une colpopérinéorrhaphie
les cas où la rétrodéviation est invétérée, il faut faire des opérations combinées susceptibles de comprendre : 1” le curettage utérin ; 2’ l’opération plastique de Schrœder sur le col ; 3” la colporrhaphie antérieure ; 4» la colpopérinéorrhaphie ; 5‘ le raccourcissement des ligaments ronds ou la laparotomie pour l’ablation unilatérale des annexes malades suivie de l’hystéropexie.
163. — Traitement chirurgical de la rétroversion. Résultats éloignés de 90 cas traités par le raccourcissement des ligaments ronds combiné aux opérations plastiques sur le col, le vagin, le périnée.
(Oynkohgw, 1898.)
La cure chirurgicale de la rétroversion inaugurée depuis une quinzaine d’années a donné des résultats favorables et des échecs. D’après l’auteur, beaucoup d’échecs tiennent à ce que, en fixant l’utérus, on ne s’est pas préoccupé des lésions concomitantes. La rétroversion réclame donc parfois une opération complexe et il donne de ce fait des preuves convaincantes dans une statistique qui porte sur 90 cas.
La mortalité post-opératoire a été nulle ou ii peu près, soit 2 sur 90 cas, et encore les femmes qui sont mortes se trouvaient-elles avant l’opération dans des conditions défavorables.
Les accidents survenus, après les opérations, ont consisté dans l’apparition de phénomènes de cystite chez 10 malades. Plusieurs fois on a pu noter de l’érythème iodoformique, et dans 2 cas une hématocèle pelvienne, 1 cas de phlegmatia alba
Le résultat thérapeutique objectif, la guérison des lésions, a été observée chez le plus grand nombre. Le chiffre des résultats objectifs, incertains ou incomplets, soit immédiatement après l’opération, soit après plusieurs années, ne dépasse pas 1. Toutes les autres opérées sont restées guéries définitivement de
femmes qui ont de la rétroversion,
première intention, l’auteur fait la description de son procédé, applicable à )a fois à la paroi antérieure et à la paroi postérieure du vagin.
Pour la colporrhaphie antérieure, après avoir fixé un point déterminé de la colonne antérieure du vagin, on fait à ce niveau une incision transversale de deux à trois centimètres. A l’aide d’une spatule, et par la brèche ainsi créée, on creuse une sorte de gousset, résultant du décollement de la paroi du vagin. Remplaçant la spatule par les deux index juxtaposés, on décolle te vagin vers le col, et aussi loin transversalement que la chose est jugée nécessaire. Il ne reste
le décollement de la profondeur vers la vulve.
Abordant la suture, l’auteur rejette absolument la suture continue au catgut dans la colporrhaphie antérieure. Il faut préférer la soie.
Dans la colporrhaphie profonde, précervicale ou rétrocervicale, où l’avivement est limité à la région des culs-de-sac, chaque corne du triangle d’avivement est suturée isolément. La description des sutures est accompagnée de cinq
infects. La malade, âgée de 62 ans, était arrivée à un degré extrême de cachexie. Le diagnostic de la nature du néoplasme fut fait par le microscope sur des débris enlevés par un léger curettage explorateur.
L’opération paraissait présenter peu de chances de succès et ne fut entreprise que sur les instances réitérées de la malade. La laparotomie fut écartée eu raison du peu de chances qu’avait celle-ci de résister au choc opération, et de l’état d’infection du vagin et des tissus avoisinant l’utérus.
L’auteur pratiqua l’hystérectomie vaginale, après application de sa pinceclamp démontante. Le morcellement de l’utérus s’imposa par suite du volume
Guérison complète et maintenue depuis lors.
L’examen histologique a confirmé qu’il s’agissait d’un sarcome diffus, végétant, tapissant toute la cavité utérine, sauf au niveau des orifices tubaires. Le col était intact, sauf à l’orifice interne.
Nous concluons de ce cas en faveur de l’hystérectomie totale, lorsque le diagnostic aura été fait comme ici par l’examen microscopique après curage explorateur et lorsqu’on aura lieu de penser qu’il n’existe pas de propagation aux lymphatiques comme c’était le cas.
170. — Sarcome du corps de l’utérus. Hystérectomie vaginale. Guérison.
(Bm. Soàété maiomiqve, juillet 1887, p. 531.)
l’hystérectomie vaginale avec succès. Cette femme était entrée avec le diagnostic de cancer, quoique l’utérus fût tout petit, le col arrondi et à peine dilaté, contenant quelques bourgeons rougeâtres. Elle n’avait eu qu’une seule métrorrhagie, il y a six mois. Le curage de la cavité utérine permit de reconnaître que la tumeur était un sarcome à petites cellules. Le procédé opératoire mis en usage fut le procédé ordinaire, sans ligatures, avec pinces démontables articulées en forceps. Il n’y avait de propagation que sur an point du vagin qui fut extirpé.
utérine, la marche est lente, le diagnostic , clinique difficile, et que seul le raclage permet d’établir un diagnostic étiologique qui, dans ce cas, est certain.
yeux du médecin, l’examen à l’œil nu peut laisser des doutes, mais l’amputation du col peut servir à faire le diagnostic.
Quant au procédé opératoire, l’emploi des clamps démontables permet de
le danger d'hémorrhagie. Deux pinces peuvent suffire.
tionner. Nous montrions qu’elle devait être utilisée > possible.