CHAPITRE PREMIER
MÉDECINE ET CHIRURGIE RÉNÉRiLES
Observation d’un homme Sigé
récurrent gauche. — Aphonie complète.
[BulUt. Soc, amt, mars 1876),
L’examen anatomique a montré le récurrent gauche complètement englobé dans la masse ganglionnaire faisant corps avec le néoplasme. C’était la cause de l'aphonie.
L’examen histologique montra qu’il s’agissait d’un sarcome fibreux, ayant son origine dans l’isthme et le lobe gauche de la glande thyroïde.
6. ~ Thrombus de l’artère cardiaque gauche. — Rupture spontanée
7. — Cancer du médiastin. — Propagation au péricarde et aux oreillettes. — Péricardite hémorrhagique. — Propagation à la plèvre droite et pleurésie.
{BuUet Soc. anat., juillet 1876).
Il étudie ensuite la marche de la maladie et reconnaît plusieurs périodes à son évolution : une période prodromique qui peut faire défaut, marquée par des phénomènes variables, lassitude, fatigue musculaire, céphalalgie, vomissements, diarrhée. A la période d'invasion apparaissent des frissons, des douleurs épigastralgiques, des crampes, des sueurs, parfois le hoquet, sous forme de paroxysmes fébriles. A cette période, font suite les périodes d’éruption et de desquamation.
Suivent d’abord l’étude analytique des symptômes : les sueurs, les démangeaisons, la fièvre, les troubles digestifs, respiratoires, uro-génitaux, nerveux; puis les caractères de l’éruption, — la miliaire pouvant être rouge, bulleuse ou blanche,'*-son siège, sa marche ; — enfinles caractères variables delà desquamation et les'diverses variétés de la maladie, sa marche, sa durée et sa terminaison. La suette se termine le plus souvent par la guérison, mais d’autres fois elle est très grave et on peut voir survenir des complications. Celles-ci peuvent être des angines, des accidents congestifs pulmonaires et cérébraux, des bronchites et des broncho-pneumonies. L’auteur insiste sur deux complications, le choléra et la malaria qui semblent présenter avec la maladie des relations étroites.
Le diagnostic est en général facile, basé sur les symptômes, les caractères de l’éruption!’Le pronostic est lié à la gravité ou à la bénignité de la réaction symptomatique.
Quant à la nature de la maladie et à ses causes, on doit la considérer comme étant essentiellement de nature infectieuse, éclatant de préférence dans les pays marécageux à eaux stagnantes, en dehors de la saison hivernale, sans relation avec le climat. Elle frappe tous les âges, mais de préférence les individus de 20 à 30 ans, de constitution robuste, à tempérament sanguin, les femmes plus fréquemment que les hommes, les gens de la campagne plutôt que ceux delà ville. Ces caractères sont variables avec les épidémies.
’ Pour ce qui est de la question de la contagion et des influences locales, il faut reconnaître qu’on ne saurait pas plus indiquer les causes qui déterminent l’apparition de la maladie chez les individus, que celles qui déterminent l’apparition des épidémies.
Les lésions histologiques de la suette miliaire sont totalement inconnues et l’aspect microscopique des organes et du sang n’a rien de caractéristique.
Le traitement sera symptomatique et c’est surtout aux moyens hygiéniques que le médecin devra s’adresser.
[Soixitide Biologie, janvier 1881. — Tribmte médkah, 6 février 1881.)
Ce travaii est basé principalement sur l’étude et l’inoculation au lapin, des liquides virulents provenant de la malade de l’hôpital Sainte-Eugénie, qui fut l’occasion des premières publications sur la rage, faites par Pasteur, Lannelongue et M. Rej’uaud, ainsi que des discussions bien connues, auxquelles prirent part Vulpian, Parrot, etc.
Une série de lapins inoculés avec des parcelles du bulbe de l’eufant rabique présentèrent des symptômes de la rage paralytique étudiée par Galtier.
Une deuxième série présenta des symptômes tellement rapides, suivis de mort à courte échéauce, foudroyante même, à ta fin, que l’on ne pouvait les attribuer à uue autre cause sinon à la septicémie progressive de Koch. Les cultures du sang des animaux démontrèrent la justesse de cette appréciation.
Il importe donc de procéder à de telles expériences en se servant de tissus frais, les tissus provenant des autopsies pouvant donner lieu à des méprises dans l’interprétation des résultats.