ftage humaine
(bwlionmm de Méd. et de Chir. pratigms.)
(Dirigé par M. lu P' jACComj.)
Ce travail renferme l’exposé aussi complet que possible de la question, avec
microbes, au moment où la doctrine moderne de la virulence rabique était é peine posée.
Il a été précédé par des recherches bactériologiques et expérimentales, commencées par l’auteur, à l’école vétériuaire d'Alfort, poursuivies au laboratoire d’anatomie pathologique de la Faculté, et communiquées é la Société do biologie à la fin de janvier 1881.
Après quelques considérations générales sur la rage et rhistoriquê complet de la question, les diverses causes de la maladie sont passées en revue. Chez l’homme, le développement de la rage reconnaît, comme cause unique et nécessaire, la pénétration du liquide virulent sous l’épiderme. Cette pénétration est favorisée par la morsure, lorsque les dents ont pénétré les tissus, par les égratignures, les coups de griffes, le contact de la langue humide avec une piale oU
une surface dénudée quelconque. Les hommes sont plus exposés que les femmes, les enfants plus que les adultes.
Les lésions anatomo-pathologiques sont ensuite étudiées dans les divers organes : encéphale, moelle, nerfs, appareil salivaire, respiratoire, digestif.
Les symptômes de la rage évoluent en trois stades : la première période, dite d’incubation, dure en moyenne une quarantaine de jours, mais ce n’est pas à un fait constant. Certaines circonstances paraissent hâter l’invasion des accidents. Ce sont : l’âge, te tempérament nerveux, le siège des morsures. La période d’incubation n’est pas toujours latente; certains symptômes réactionnels font parfois leur apparition. Un signe typique est l’apparition de douleurs vives au niveau de la cicatrice ou dans le membre où elle siège.
La deuxième période, vésanie rabique est caractérisée par des troubles d’origine cérébrale qui sont la mélancolie, l’agitation maniaque, une céphalalgie intense, de l’insomnie. Cette période dure de trois à dix jours en moyenne, bien qu’il soit difficile de lui assigner un début avec quelque certitude.
A la troisième période, stade des réflexes ou stade convulsif, apparaissent des troubles d’origine bulbo-protubérantielle. La mélancolie du début dégénère en manie nettement accusée, entrecoupée de moments de lucidité relative de plus en plus rares. Le délire, l’accès furieux, apparaissent à ce moment. A la suite des accès furieux, les malades, épuisés, tombent quelquefois dans un véritable coma. Les hallucinations sont fréquentes, l’hypéresthésie des sens très marquée, le spasme rabique caractéristique. On observe donc une série de réflexe sensitivo-moteurs et sensorio-moteurs ayant leur point de départ au niveau de la protubérance etdu bulbe, des réflexes idéo-moteurs ayant leur point de départ dans l’écorce cérébrale.
Le centre génito-spinal lui-même est intéressé, produisant l’éjaculation fréquente. Au moment des accès, on observe un spasme respiratoire et circulatoire.
Le nombre des accès est très variable; la lièvre apparaît constamment dès le début des accès, pouvant s’élever jusqu’à 42 et 43 degrés. La dernière phase estla phase paralytique. La mort arrive généralement au bout de 3 à4 jours après l’apparition du premier accès.
L’auteur établit ensuite que le germe de la rage est vraisemblablement un
Le sang sert de véhicule au virus ; la virulence se transmet à tous les tissus de l’économie. Le siège principal où se fixe le poison rabique est le système nerveux. La théorie de Dubouè (de Pau), bien que peu logique en ce qui concerne le mode de translation du virus par la voie nerveuse, indique avec raison, l’habitat de ce virus dans les nerfs, la moelle elle bulbe. Les études histologiques de Balzer, Kolesnikoff, etc., cadrent avec celte hypothèse. On ne peut se pro-