Discours sur U même sujet. [Ibid., p
La partie originale de ce rapport et du discours qui l’a suivi est relative aux conditions indispensables pour qu’il soit permis d’attribuer à l’influence de la contagion l’apparition d’une maladie. L’auteur a fait voir aussi que la question de pathologie pure, lorsqu’il s’agit des animaux, se complique nécessairement d’une autre encore plus grave, celle de police sanitaire, en raison de ce que la législation sur la matière, lorsqu’elle est applicable, entraîne des dommages que beaucoup de bons esprits considèrent comme plus considérables que ceux ordinairement causés par la contagion laissée libre de se produire, même lorsqu’elle n’est pas douteuse. Quant au cas particulier de l’anémie, il va sans dire que le rapport s’est prononcé contre la contagion.
29. Sur l'inoculation de la péripneumonie de l’espèce bovine. [Bec. de méd. vét.,
4» série, 1861, t. VIII, p. 132.)
Exposé de l’enquête faite en Belgique sur ce sujet et appréciation des résultats constatés.
30. Bapport sur l’inoculation de la péripnuemonie exsudative de (espèce bovine.
[Bulletin de la Société impériale et centrale de méd. vét. et Bee.deméd. vét., 4-série, 1861, t. VIII, p. 1047.
Discours prononcé sur le même sujet dans la discussion à laquelle le rapport précédent a donné lieu. [Ibid., 4' série, 1862, t. IX, p. 261.)
Consultée par le ministre de l’agriculture, du commerce et des travaux publics, au sujet d’une demande adressée à son ministère par M. le préfet du Nord avec documents établissant l’efficacité de l’inoculation, sur la question desavoir s’il y avait lieu d’intervenir administrativement pour propager la pratique de cette opération, la Société impériale et centrale de médecine vétérinaire nomma une commission composée de MM. H. Bouley, Magne et A. Sanson, pour examiner les documents transmis et formuler un projet de réponse. Tel est l’objet du rapport ci-dessus. La question d’efficacité de l’inoculation soulevée dans ce rapport donna lieu è des contestations et fut soutenue dans le discours qui l’a suivi, d’accord avec MM, H. Bouley, Delafond, Reynal, etc.
31. Avantages économiques de la castration des vaches, au point de vue de leur en¬
graissement pour la boucherie. Discours prononcés à la Société impériale et centrale de médecine vétérinaire, dans une discussion ouverte sur ce sujet. {Bulletin de la Société, et Ree. de méd. vét., A' série, 1862, t. IX, p. 675-717.)
L’utilité économique de la castration des vaches si bien établie par M. Charlier, inventeur du procédé qui a rendu cette opération pratique, pour ce qui concerne la prolongation de la lactation, avait été contestée par M. CoUn dans un rapport lu à la Société, Les contestations de M. Colin étaient basées sur des considérations en opposition formelle avec les lois élémentaires de l’économie rurale. Les discours dont il s’agit ont eu pour objet de réfuter les appréciations de M. Colin et de faire ressortir à un point de vue nouveau, celui de l’économie des rations d’entretien, les avantages de la castration qui dispose les vaches à s’engraisser avec la plus grande facilité.
32. Rapport sur le pissement de sang des muletons, présenté à la Société impériale
et centrale de médecine vétérinaire. (Bulletin de la Société, et Bec. de méd. vét., 4' série, 1863, t. X, p. 468.)
Dans le Poitou, pays de production des plus beaux mulets, on donne le nom de pissement de sang à une affection caractérisée principalement par de l’hématurie et qui fait périr un grand nombre de ces animaux peu de jours après leur naissance. C’est sur un très-bon mémoire de M. Bernardin, vétérinaire à Chefboutonne (Deux-Sèvres), relatif à cette affection, que le rapport a été fait. L’auteur de ce rapport ayant habité lui-même le pays et pu observer dans l'exercice de sa profession la maladie dont il s’agit, était en mesnre par là de contrôler et de corroborer les descriptions et les appréciations étiologiques de
l'auteur.du mémoire, etc’est ce qu’il a fait. Les conclusions très-favorables du rapport ont été adoptées par la Société.
33. Du tétanos comparé (MonUeur des hôpitaux, t. III, 1855, p. 333-424.)
Etude comparative des symptômes de cette affection et des conditions dans lesquelles elle se produit chez le cheval et chez l’homme, à l’occasion d’une observation de tétanos consécutive à castration pratiquée par un fou sur lui-
34. De-la contagion de la gale des animaux à l’homme. [Ibid., p. 454.)
Ce travail contient plusieurs observations recueillies par l’auteur dans la pratique civile d’abord, puis dans l’armée, où il a eu à soigner à la fois deux cents chevaux galeux. Les caractères de la psore ont été constatés sur les hommes contaminés, par les médecins appelés à leur donner des soins, et la communication de la maladie du cheval à l’homme a été mise hors de doute. On a observé que l’affection psorique de l’homme était dans ce cas moins générale et moins grave que celle causée par le sarcopte qui lui est particulier. Ces faits contredisent formellement l’assertion de MM. Delafond et Bourguignon, qui ont avancé dans leur ouvrage sur la psore couronné par l’Institut que le sarcopte du cheval ne peut pas vivre sur l’homme, parce qu’ils n’ont pas pu l’y faire pulluler expérimentalement. Nouvelle preuve qu’en fait de pathologie l’observation vaut mieux que l’expérimentation, celle-ci laissant nécessairement de côté le plus souvent quelques conditions indispensables.
35. D’un emploi particulier du séton en vétérinaire. (Ibid., p. 1244.)
Mémoire écrit et publié à l’occasion de la discussion soulevée à l’Académie de médecine par le travail de M. Bouvier sur l’emploi des sétons en chirurgie humaine.
36. D« l’influence de l’électricité atmosphérique sur la marche de certaines affections
du système nerveux. [Ibid-, t. IV, 1856, p. 100.) ’
Ce travail a pour base principalement deux observations de tétanos du cheval, dans lesquelles il est établi que les symptômes tétaniques en voie de décroissance ont été tout à coup aggravés et rendus mortels par de violents orages.
37. Les prétendues lois générales des maladies virulentes. (Mémoire lu é l’Académie de médecine dans sa séance du 24 mai 1864.)
Dans ce mémoire, l’auteur établit, en passant en revue les principales maladies virulentes ou contagieuses des animaux, que la plupart des lois considérées comme générales pour les maladies virulentes de l’homme ne se vérifient pas lorqu'on les envisage au point de vue de la pathologie comparée : d’où la nécessité de réviser ces lois avant de les admettre dans la pathologie générale. L’identité de lésion locale n’implique pas, chez des espèces différentes, l’identité d’affection. La virulence étant une propriété des tissus ou des liquides morbides, tantôt localisée, tantôt généralisée dans l’économie, exciut l’idée d’un agent virulent, d’un virus indépendant de son substratum. La spécificité n’est donc pas une loi des maladies virulentes; elle est l’exception chez les animaux, dont toutes les maladies contagieuses se développent spontanément. Exemples : le typhus, la rage, la péripneumonie, la clavelée, la maladie du coït, la morve et surtout le charbon dont la nature septique est maintenant démontrée. En fait de maladies virulentes il n’est donc pas permis, sans s’exposer à tomber dans l’erreur, de conclure de l’homme aux animaux. La vraie pathologie générale est la pathologie comparée.
Telle est la thèse développée dans ce travail.
IL — CniMIE APPLIQEÉE A LA PHYSIOLOGIE, A LA PATHOLOGIE ET A L’AGRONOMIE.
38. Etudes chimiques sur la fabrication des eauxHie-vie des Charentes. (Notes et mémoire communiqués à l’Académie des sciences et à la Société impériale et centrale d’agriculture, et mentionnés dans les Comptes-rendus de 1857.)
Analyse immédiate de l’eau-de-vie dite de Cognac, du vin des Charentes et des jus de raisin ou moûts qui les produisent, établissant que cette eau-de-vie doit les propriétés qui la distinguent, lorsqu’elle est nouvellement fabriquée,
à des éthers développés pendant la vinification et résultant des réactions qui se produisent durant la fermentation d’abord, puis pendant la distillation, entre l’alcool et les acides qui font partie de la constitution des vins. C’est à l’excès de ces acides et à celui de l’acide malique en particulier dans les vins des Charentes, que l’eau-de-vie de Cognac doit ses principales propriétés. L’analyse des moûts n’y a pu faire découvrir la moindre trace d’une huile essentielle quelconque qui fût particulière au crû et pût fournir l’arôme propre à l’eau-de-vie. De ces faits et de ceux relatifs aux procédés de fabrication employés sont tirées des conséquences applicables au perfectionnement de ces procédés.
39. Analyse chimique de la graine du sorgho à sucre et conséquences de cette ana¬
lyse au point de vue de la place qui convient à la plante dans l'assolement.
{Jourml de Toulouse, 1857.)
40. De l'origine du sucre dans l'économie animale. (Journal de la physiologie de
l’homme et des animaux, t. 1", 1858, p. 244-74.)
, Dans ce mémoire sont résumées et coordonnées, à la suite d’un aperçu historique.sur la question, plusieurs notes adressées précédemment à l’Académie des sciences, et à l’Académie de médecine, et contenant l’exposé des expériences physiologiques et des recherches chimiques de l’auteur sur la glycogénie. Ces expériences sont divisées en trois séries. Celles de la première ont eu pour effet de constater la présence de la matière glycogène dans la rate, les reins, le poumon, le sang extrait de la jugulaire, celui de la veine porte et le tissu musculaire, chez des herbivores. L’examen chimique de cette matière ainsi trouvée pour la première fois dans toute l’économie a montré qu’elle ne différait en rien de la dextrine végétale.
Les expériences de la deuxième série ont eu pour effet de prouver qu’il n'existe pas, à f état normal, de sucre directement fermentescible dans le sang de la circulation générale, ni dans le tissu musculaire, mais qu’en laissant l’un et f autre exposés à f air, sous l’influence des conditions qui favorisent la fermentation, la dextrine qu’ils contiennent se transforme en glycose.
La troisième série comprend les expériences qui établissent que dans le sang de la veine porte des chiens nourris de viande et en pleine digestion, de même que dans celui de la veine jugulaire, on trouve de la dextrine.
La conclusion est que, dans tous les cas, le sucre de féconomie animale a son origine dans falimentation, qu’elle soit végétale ou animale. Les herbi-
vores reçoivent de l’amidon, de la dextrine et du sucre; les carnivores, de la dextrine et du sucre.
Cette conclusion a été repoussée par quelques-uns des physiologistes les plus autorisés, qui se sont basés pour cela sur une contestation des résultats d'une partie des expériences sur lesquelles elle était appuyée. Ce n’est pas ici le lieu de discuter la valeur de cette contestation. Il convient seulement de faire ressortir ce qui, dans les résultats, demeure acquis à la science. Tous les expérimentateurs, MM. Claude Bernard et H. Bouley en tête, ont confirmé l'existence de la dextrine en forte proportion dans le tissu musculaire du cheval, et la découverte de ce fait, due à M. Sanson, est maintenant consignée dans tous les livres classiques de physiologie ; elle a été proclamée dans le rapport fait par M. Poggiale à l’Académie de médecine sur les expériences dont il s’agit.
41. Article fermentation du nouveau Dictionnaire pratique de médecine, de chi¬
rurgie et d’hygiène vétérinaires, de MM. H. Bouley et Reynal (t. VI, décembre 1860).
Exposé succinct des notions acquises à la science sur les diverses variétés de fermentation et indication des applications de ces notions à la physiologie et à la pathologie.
42. /«! principaux faits de laehimie (Bibliothèqueutile, I yol. in-32 de 172 pages.
Paris, 1861.)
Ce petit volume a eu pour but de populariser les notions les plus utiles de la chimie. La seconde édition, tirée comme la première h grand nombre, est sur le point de s’épuiser.